Les petits trésors du RPG #1 : Steambot Chronicles

Comme nous apprécions toujours les nouvelles initiatives, nous vous proposons de découvrir une nouvelle rubrique qui vous permettra de vous faire découvrir des RPG. Nous traiterons en grande partie des jeux qui, s’ils sont peu connus de la plupart des joueurs, n’en sont pas moins des productions intéressantes et qui méritent le détour. En espérant que cela vous ouvre de nouveaux horizons, nous vous souhaitons une bonne lecture.

Steambot Chronicles est un RPG de type action, développé par Irem Software pour la PlayStation 2. Il est sorti le 30 juin 2005 au Japon, et a été publié aux USA par Atlus (23 mai 2006) et par 505 GameStreet en Europe (13 octobre 2006). Le jeu est parfois appelé “Bumpy Trot” en regard du titre en japonais (Ponkotsu Roman Daikatsugeki: Bumpy Trot). Le jeu a bénéficié d’une traduction intégrale en français, bien que très perfectible.

Très vite, en 2006, une suite est évoquée sur PS2 par le studio de développement, mais en 2007, Irem Software annonce que le titre sera finalement sur PS3. Malheureusement, après de longs mois, voire des années, sans aucune nouvelle, ce projet est officiellement abandonné en 2011, probablement à la suite du tsunami et du séisme s’étant produit au Japon à cette période.

A noter que deux spin-off de la série existent : Steambot Chronicles : Battle Tournament (PSP), un jeu d’aventure de type “bac-à-sable” sorti sur PSP au Japon et aux USA (2008-2009) et Blokus Portable : Steambot Championship (PS2 et PSP) qui reprend le concept du jeu de société éponyme, sorti en Europe en 2008 (en 2005 au Japon).

Steambot Chronicles se décrit lui même comme une “aventure relaxante non-linéaire”. Le jeu se déroule dans un univers qu’on pourrait qualifier de “steampunk”, avec des robots, les “Trotmobiles” qui prennent une grande importance dans l’univers du jeu. Le héros du jeu - et seul personnage jouable - est Vanille, un jeune garçon souffrant d’amnésie. Cela peut sembler manquer d’originalité de nos jours (et même à l’époque), mais cela est justifié. En effet, au début de l’aventure, le joueur doit répondre à quelques questions qui déterminent son caractère et comment il est perçu par les autres personnages. Vanille est ensuite recueilli par Connie, qui le trouve échoué sur une plage. Vanille devra alors apprendre à piloter les trotmobiles, ainsi qu’à vivre dans un environnement inconnu. Au cours du jeu, il pourra ainsi rencontrer de nombreux personnages. Une des particularités du titre concerne certains choix de dialogue, qui amèneront les joueurs à suivre plusieurs trames scénaristiques possibles. En dehors de l’histoire principale, il existe de nombreuses activités annexes, comme par exemple la possibilité de jouer de la musique, de décorer sa chambre, une simulation de drague ou la gestion d’un magasin. Ces activités n’apportent en général rien en termes de récompenses mais constituent une bonne distraction pour ceux qui les apprécient.

Au premier abord, le jeu ne semble pas très attrayant visuellement, techniquement et même dans son gameplay. Les déplacements en ville sont ainsi particulièrement laborieux via les taxis, et les temps de chargement souvent longuets. Mais il ne faut pas se fier à cette première impression assez austère. En effet, Steambot Chronicles propose une sorte de “monde ouvert”, ou en tout cas une aventure pas nécessairement linéaire. Il s’en dégage un certain charme, une vraie atmosphère, après quelques heures de jeu.

Le coeur du gameplay réside dans la customisation de sa trotmobile. En effet, l’amélioration de son véhicule est très poussée et pourra prendre pas mal de temps si on s’y investit. Par ailleurs, il est possible de dessiner son propre logo grâce à un éditeur intégré afin de pouvoir l’arborer sur sa trotmobile. Ainsi, le jeu ne dispose pas du système classique d’expérience et de niveau, mais il faudra récupérer des objets sur les ennemis pour améliorer petit à petit son véhicule pour pouvoir progresser dans le scénario. Il est ainsi possible d’améliorer toutes les parties de sa trotmobile : bras, jambes, etc, afin d’augmenter ses statistiques d’attaque ou de défense.

Il faut savoir que la maniabilité de ces véhicules (souvent comparée à celle de Katamari Damacy) a souvent été pointée du doigt par les joueurs : se contrôlant avec les deux joysticks de la manette, cela réclame un petit apprentissage qui, une fois acquis, permet de s’en sortir sans trop de problème (malgré des réactions parfois étranges de sa machine).

Steambot Chronicles possède également d’autres particularités de gameplay, comme par exemple la gestion de la faim du personnage principal. Il faudra donc faire bien attention à le nourrir, sous peine de voir ses déplacements considérablement ralentis. Des allers-retours pour aller se sustenter seront donc nécessaires (et parfois répétitifs). Les manières de récupérer de l’argent peuvent d’ailleurs être assez variées : excavation à réaliser grâce à la trotmobile, faire des parties de billard dans un bar, etc.

Une des particularités du jeu est le nom donné aux différents personnages, qui sont tous issus de noms de plantes : Vanille, Coriandre (pour Connie), Basilic, Marjolaine ou encore Ciboulette. Il s’agit sans doute d’un moyen d’évoquer la nature dans un monde où les machines sont très développées. La musique tient aussi une place centrale dans le jeu, puisqu’un mini-jeu de rythme permet de jouer différents types d'instruments : piano, violon, batterie, etc. Chaque instrument possède d’ailleurs son propre gameplay, plus ou moins ardu. Des chansons ont aussi été spécialement écrites pour le jeu.

Le jeu dispose d’une durée de vie d’environ 30 à 40 heures, et d’une difficulté très variable, avec des passages très faciles et certains boss assez retors.

Nous espérons que cette courte présentation, qui n’a pas vocation à être interprétée comme une critique ou un simple test du jeu, aura éveillé votre curiosité - bien placée - afin de découvrir Steambot Chronicles, sélectionné par l’équipe comme un trésor méconnu du RPG.

N’hésitez pas à nous dire ce que vous avez pensé de cet article, du concept même de l’article, et de quels jeux seraient susceptibles à vos yeux de figurer dans ces pages.

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