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Devil Summoner 2

Fiche complète de ce jeu

Initialement sorti sur Saturn en 1998 puis porté sur PlayStation l'année suivante, Devil Summoner : Soul Hackers n'avait pas bénéficié d'une localisation occidentale. Ce n'est qu'en cette année 2013 que l'Amérique du Nord a pu mettre la main sur une version améliorée et traduite de ce RPG, venant grossir les rangs de la ludothèque 3DS. Quant à l'Europe, elle a également été servie, puisque le titre est sorti le 20 septembre 2013, uniquement en anglais. L'occasion est idéale pour découvrir ce spin-off méconnu de la série Shin Megami Tensei, et voir quel traitement a été utilisé pour ce remake.

What do you know about Nemissa ?

L'histoire se déroule à Amami City, une ville japonaise entièrement connectée au réseau intranet où, cinq ans auparavant, chaque famille s'est vue fournir gratuitement un ordinateur équipé du processeur Krypto, un modèle propriétaire conçu par AlgonSoft, la grande entreprise de software basée à Amami City.
Le jeu démarre lorsque deux jeunes hackers, vous et votre amie Hitomi, accèdent à la base de données répertoriant tous les heureux gagnants ayant la possibilité de tester la version bêta du programme Paradigm X, une sorte de monde virtuel online à la Second Life, créé et hébergé par AlgonSoft. Vous remplacez alors l'un des noms de la liste par le vôtre (ce qui est l'occasion de nommer le personnage principal). Une fois ceci fait, une voix provenant du terminal informatique vous interpelle. Elle dit s'appeler Kinap et vous indique simplement que vous êtes en danger. Suite à cela, et après un appel de votre sœur Tomoko, vous partez retrouver les autres membres de votre groupe de hackers dénommé Spookies. Leader (aussi appelé Spooky) vous y attend et vous montre un objet qu'il vient de trouver, vous expliquant qu'il a l'impression d'être suivi depuis. Il s'agit d'une sorte de PC-revolver, qui sera plus tard appelé COMP, mais il n'a aucune idée de son utilité.
Ne pouvant rien faire de plus et Leader étant reparti, vous vous essayez à Paradigm X via l'ordinateur du HQ (le semi-remorque servant de QG aux Spookies). C'est en voulant vous déconnecter qu'un phénomène étrange se produit et une voix réclame votre âme ! Un coyote surgit alors, toujours dans votre PC, et se présente : il s'agit du mystérieux Kinap. Il vous annonce que la ville court à la catastrophe car quelqu'un cherche à se procurer des âmes humaines. Lui ne peut rien faire mais requiert votre aide, vous proposant une Vision Quest, c'est-à-dire que votre âme va communiquer avec celle d'un défunt, ici un homme du nom d'Urabe. Vous allez alors devenir cet homme le temps de cette Vision Quest afin de revivre ses derniers instants, et découvrir une partie de la vérité.
Vous apprenez alors que le COMP trouvé par Leader appartenait à Urabe, et qu'il venait d'y transférer un programme du nom de Nemissa récupéré sur un terminal d'AlgonSoft Net Service (Algon NS), avant d'être tué. Revenu à la réalité, vous suivez les conseils de Kinap et déverrouillez le COMP, ce qui a pour effet de libérer un démon du nom de Nemissa qui prend possession du corps d'Hitomi. Dès lors, toutes deux vont cohabiter dans un seul et même corps.
Deux autres membres de votre groupe de hackers arrivent ensuite au HQ, Six et Lunch. Ce dernier remplace le processeur Krypto du PC du HQ par un tout nouveau CPU qu'il a pu se procurer. Suite à un appel téléphonique de Leader situé à Algon NS vous appelant au secours, apparemment attaqué par des monstres, l'aventure est alors réellement lancée ...

Autant le dire tout de suite, si le début du jeu donne l'impression de révéler tous les secrets du scénario, il n'en est rien et la plupart des informations ne seront réellement clarifiées que dans les dernières heures du scénario. Ceci dit, certains faits ou révélations sont quelques peu téléphonés, ce qui n'empêche pas d'apprécier l'histoire à sa juste valeur, à savoir bien menée mais pas non plus hors du commun, quoique les instigateurs de ce genre sont bel et bien les MegaTen. En revanche, à la différence des opus de la série principale, les choix que devra faire le héros (et donc vous) ne sont pas aussi cornéliens et n'auront pas de réel impact sur le déroulement du jeu, si ce n'est au cours du New Game +. Cet aspect risque d'être considéré comme décevant pour le joueur qui se sentira quelque peu inutile. Cependant, on retrouve bel et bien les habituels démons de la série, ce qui est une constante des MegaTen, d'autant plus que ce remake bénéficie d'un bestiaire accru par rapport au jeu original.

Concernant les personnages, si l'on ne prend pas en compte le héros « muet », la plupart sont assez crédibles et il sera assez facile de s'attacher aux membres des Spookies, bien que leurs apparitions soient un peu trop clairsemées, dans la mesure où Leader, Six, Lunch et Yu-Ichi (un autre membre de votre groupe de hackers) n'apparaissent que pour les phases de scénario, puisqu'ils n'ont pas la possibilité de combattre les démons. Quant à Hitomi et Nemissa, la seconde prendra bien souvent le pas sur son hôte, ce qui donnera lieu durant la première moitié du jeu à des scènes amusantes entre les deux personnages, leurs personnalités étant très différentes, l'une plutôt calme et pacifique, l'autre exubérante et énergique avec un caractère bien trempé. Il est d'ailleurs fort probable que vous appréciez d'autant plus ce démon qu'elle sera votre unique partenaire « humaine » au combat, le reste de votre équipe étant constituée de démons recrutés, et qu'elle assurera au moins 60% des dialogues (puisque votre héros ne décrochera pas un mot de tout le jeu, si ce n'est les quelques choix qui vous seront offerts). Du côté des méchants, on retrouve un casting plutôt limité mais globalement convaincant, restant malgré tout dans les clous.

Ajoutons que tous les personnages importants du jeu bénéficient de doublages anglais d'excellente qualité, mettant en relief la personnalité de chacun, ce qui devrait plaire à bon nombre de joueurs. Quant à la compréhension des textes, un niveau scolaire dans la langue de Shakespeare devrait suffire.

Un dernier point positif côté scénario : en chargeant votre partie, vous aurez accès au Digest. Il s'agit d'un listing complet de toutes les cut-scènes importantes que vous aurez vu jusqu'à présent. Si vous n'avez pas joué pendant un certain temps, cela vous permettra de vous remettre en mémoire l'histoire, en regardant toutes celles qui vous intéressent.

Ceci n'est pas une 3DS !

Abordons dès maintenant le gros point noir de cette version du soft. En effet, bien qu'officiellement il s'agisse là d'un remake, on a plutôt l'impression de se retrouver face à un simple « portage amélioré ». Ce qui doit être le plus marquant à ce niveau-là se situe au niveau des cinématiques du jeu. Celles-ci sont tout bonnement identiques à la version originale, avec une modélisation 3D jolie pour l'époque mais qui accuse son âge à présent. Cependant, ce qui choque le plus est d'une part le degré de compression qui pixelise fortement l'image et d'autre part, la vidéo ne remplit pas tout l'écran mais à peine 50%. Ajoutons à cela que l'effet 3D auto-stéréoscopique n'est pas non plus appliqué à ces cinématiques.

Au sujet de l'effet 3D justement, seules les phases d'exploration en bénéficient réellement, pour une meilleure immersion dans les lieux visités, ceux-ci n'étant en revanche pas d'une beauté rare. Ceci contribue à conférer une ambiance austère au titre ; probablement le but recherché. Les scènes de dialogues, quant à elles, se résument généralement à une 3D en 2 plans : un artwork et le texte en avant-plan, et le décor ainsi que le personnage en arrière-plan. Précisons toutefois que les artworks sont plutôt jolis, même s'ils sont parfois un peu figés, et que l'expression faciale des personnages varie peu.
On appréciera cependant le nouvel opening animé de toute beauté, dont la piste audio est aussi différente de l'originale. A noter que l'opening original (en images de synthèse) est toujours inclus sur la cartouche. Il suffit de rester sur l'écran titre pour le voir se lancer au bout de quelques secondes. Bien entendu, ceux-ci ne comportent pas non plus d'effet 3D... Bref, un bon point pour les futurs acheteurs de la Nintendo 2DS ?

Un petit mot sur l'OST qui sans être exceptionnelle s'avère être parfaite pour rendre l'ambiance plus marquante. On ne retiendra cependant que peu de thèmes forts (notamment Urabe's Battle Theme, Hotel Goumaden (repris de Bach), ou encore les thèmes des boss).

Passons ensuite aux commandes : le constat n'est pas brillant non plus ! L'écran du bas est rarement utilisé, pour ne pas dire jamais ! Les boutons Start et Select sont eux aussi laissés à l'abandon. L'écran inférieur sert majoritairement à visualiser (de manière on ne peut plus épurée) la carte de l'étage du donjon visité (le pad circulaire sert uniquement à déplacer la map), ainsi qu'une boussole. D'autres informations y seront parfois affichées lorsque vous naviguerez dans les menus et débloquerez d'autres fonctions du COMP. Enfin si vous cliquez dessus, vous aurez accès aux réglages de Hack du COMP : augmenter ou baisser la difficulté, activer ou non l'Automap, annuler les restrictions d'Alignement, connaître les caractéristiques de tous les démons sans même les avoir rencontrés. Ainsi donc, seule la croix multidirectionnelle est utilisée (déplacements, navigation dans les menus, etc) ainsi que les gâchettes (mouvements latéraux).
Lorsque vous êtes dans une boutique, certaines informations sont affichées sur l'écran tactile, comme votre équipement actuel, tandis que sur l'écran supérieur, vous visualisez les articles proposés et les changements de stats qu'ils occasionnent. De même, il permet d'afficher les données (stats, sorts, etc) de vos démons lorsque vous souhaitez en invoquer.

L'ergonomie générale en pâtit largement, ce qui est fort dommage pour le remake d'un jeu sur une console offrant autant de possibilités. De plus, le titre ne présente aucun tutoriel et l'on se retrouve rapidement lancé dans nos premiers combats à tenter de comprendre tant bien que mal leur fonctionnement, l'interface manquant le plus souvent de la clarté la plus élémentaire. Ceci est particulièrement déroutant pour les joueurs qui ne sont pas familiers de ce type de gameplay et pour les néophytes de la série, d'autant plus que les premiers affrontements ne sont pas des plus simples. Et ce n'est pas la version boîte du soft qui vous fournira les renseignements dont vous avez besoin, puisque celle-ci ne contient pas de livret à proprement parler : on y trouve simplement une feuille pliée en quatre sur laquelle les seules « aides » s'avèrent être une brève indication sur le recrutement des démons et un tableau (incomplet !) sur la fusion de démons en fonction de leur race. Cette tendance concernant les livrets est d'ailleurs étendue à tous les jeux 3DS, mais également Wii U et PS Vita, ce qui rend d'autant plus fâcheux l'absence de tutoriel.

Pour obtenir les explications, il faudra donc se contenter de celles fournies par les commerçants et autres personnages utiles sur leurs propres activités, mais également avoir la chance de croiser un démon serviable qui nous délivrera quelques informations. Un exemple tout simple : afin d'obtenir des explications sur la façon de reconnaître un démon recrutable, il faut tomber sur un démon bien précis et lui parler (!) pour qu'il nous indique comment cela est indiqué (il rejoint au passage notre équipe).

L'exploration et le COMP

L'exploration d'Amami City ne se fait pas librement mais par quartiers (que vous sélectionnez dans une liste), qui se débloquent au fur et à mesure de votre progression dans l'histoire. Le déplacement au sein des quartiers est quelque peu étrange au premier abord : on parcourt un réseau routier sous la forme d'un petit curseur, tandis que les PNJ sont représentés par des points. L'apparence est donc plutôt austère mais l'adaptation se fait rapidement lorsqu'on comprend que cela correspond à l'ambiance globale du titre.

On peut entrer dans les bâtiments lorsque le scénario nous les débloque, mais il est toujours possible de retourner dans un ancien donjon à tout moment, ce qui est pratique si vous avez besoin de faire du levelling sur des démons moins puissants ou encore pour compléter votre Compendium.

Faisons également un point rapide sur Paradigm X. Celui-ci est accessible depuis l'ordinateur du HQ ou de votre sœur Tomoko dans la maison de vos parents. Vous pouvez y accéder librement lorsque vous le souhaitez durant la plus grande partie de l'histoire, mais l'intérêt en dehors des phases de scénario en est très limité, d'abord en raison de sa taille ridicule (une avenue courte et une ruelle adjacente), ensuite parce que les quelques PNJ qui s'y trouvent vous dirons la même chose durant tout le jeu, enfin parce que les activités proposées sont insipides. Heureusement quelques quêtes annexes pourront peut-être attirer votre attention, car certaines permettront d'obtenir des objets rares.

Lorsque vous explorez les donjons, la carte se construit à mesure que vous avancez. Puisque les déplacements se font en vue subjective, case par case, et qu'il est impossible de dessiner la carte vous-même via l'écran tactile (contrairement à un Etrian Odyssey), il vous faudra parcourir chacune d'elles afin d'obtenir une carte complète. Le problème est que pour qu'une case piégée soit indiquée, il faut aussi la traverser, ce qui peut s'avérer contraignant et fastidieux pour les joueurs qui souhaiteraient compléter toutes les cartes à 100%. A noter qu'un des Hacks du COMP (Automap) permet de visualiser directement l'ensemble de l'étage exploré lorsqu'il est activé. Il faut aussi noter que pour croiser un PNJ, il faut absolument passer sur la case sur laquelle il se trouve, puisqu'il n'est pas modélisé dans le donjon, et n'est pas non plus indiqué sur la carte.

Pour ce qui est des sauvegardes, vous trouverez des Terminaux dans chaque donjon. Ils vous permettront également de changer les logiciels installés sur votre COMP, comme celui permettant de sauvegarder n'importe où. Le nombre d'emplacements étant limité à 5, il sera impossible de tous les installer en même temps. Vous trouverez aussi, près de ces Terminaux, des Points de Soin que vous pourrez utiliser, moyennant une certaine quantité de Magnétite.

Le COMP permet de stocker de 6 à 12 démons (suivant l'avancement du scénario), sans se soucier de leur Alignement. Ce paramètre se décline en 5 variantes et varie suivant les espèces : Extrem Law (EL), Law (L), Normal (N), Chaos (C), Extrem Chaos (EC). Lorsque vous souhaiterez invoquer des démons afin de les intégrer à votre équipe, vous ne pourrez réaliser que les combinaisons suivantes : EL-L-N, L-N-C, N-C-EC. Plus simplement, les « Extrem » ne supportent pas ceux de l'Alignement opposé. Il faudra donc choisir judicieusement ses monstres en fonction des combats à mener car les capacités de chacun diffèrent selon leur catégorie.

Enfin, cet appareil enregistre les informations concernant tous les démons rencontrés, ce qui vous permettra de chercher de meilleurs démons si votre équipe ne vous convient pas. En effet, il peut être frustrant de ne pas pouvoir conserver autant de démons qu'on le souhaite, et l'on doit parfois se défaire de certains pour en capturer d'autres, ou bien lorsqu'on les fusionne. Cette fonction du COMP trouve donc son utilité dans le fait qu'en vous rendant à l'Hôtel Goumaden, vous pourrez transférer ces données dans le Compendium à partir duquel vous pourrez racheter, moyennant Magnétite, un démon déjà rencontré ou possédé auparavant. Notons qu'il est impossible de disposer plusieurs fois du même démon à la fois.

L'élevage des démons en trois leçons

Premièrement, lorsque vous vous retrouvez face à une bande de démons, avant chaque tour, vous pouvez parler à chacun d'entre-eux. Seuls ceux pour lesquels un smiley s'affiche lorsque vous les sélectionnez peuvent potentiellement être recrutés. S'ensuit alors un mini-dialogue durant lequel vous devrez répondre à une ou plusieurs de ses questions. Il voudra parfois que vous lui donniez quelque chose (un objet, des Yens, de la Magnétite) et le choix de vous rejoindre dépendra alors de votre générosité.

Attention, si votre COMP est rempli, les smileys ne seront pas affichés et si vous parvenez à convaincre l'un des démons de vous rejoindre, il vous demandera de faire de la place et vous pourrez le récupérer la prochaine fois que vous le croiserez si vous lui reparlez. Parfois, il vous dira de vous séparer d'un démon constituant votre équipe car ils ne s'entendent pas. Cela est dû à l'Alignement. Il suffit alors de retourner le démon dans le COMP pour pouvoir recruter l'autre à votre rencontre suivante. Au point à vérifier également : la Pleine Lune (lorsque vous explorez les donjons, les phases de la Lune défilent régulièrement). Si c'est le cas, il vous sera impossible de parlementer avec eux, vous ne ferez que les énerver et ils frapperont en premier et plus fort.

Lorsque vous parvenez à recruter un démon ou qu'il décide de quitter le combat, l'affrontement s'achève, même s'il restait d'autre monstres. Vous ne pouvez pas posséder en même temps plusieurs exemplaires d'un même démon, mais si vous parlez à l'un de ses congénères en combat, il verra que l'un des siens est parmi vous et vous donnera de la Magnétite ou des objets, ou bien vous soignera, et annulera l'affrontement.

Deuxièmement, les démons sont particulièrement attentifs aux ordres que vous leurs donnez en combat. En fonction de leur personnalité, les actions que vous leurs demanderez leurs conviendront plus ou moins. Un démon peut être Wild (opte pour les attaques physiques), Sly (adepte des attaques magiques), Kind (aime soigner les autres), Calm (préfère se défendre), Dumb (suit tous vos ordres) ou Frank (sans personnalité). Il est d'ailleurs possible de changer momentanément leur personnalité grâce à des Sakés.

Un démon fraîchement capturé a un niveau de loyauté médian. La jauge se divise en 5 sections, chacune divisée en 4 portions. Si vos ordres ne lui conviennent pas, il pourra choisir de ne pas les suivre (il n'agira pas ou fera autre chose) et son niveau de loyauté diminuera. Plus il sera bas, plus ce sera dur de le faire obéir. Si votre demande lui plaît, il agira comme voulu et sa loyauté envers vous augmentera. Mais attention, il s'agit d'un paramètre dynamique, et vous devrez toujours prêter attention à ce que vous ordonnez si vous ne voulez pas voir le jauge se vider. Vous saurez ce qu'il pense de votre ordre lorsque son tour viendra par la phrase qui s'affichera en haut à droite de votre écran, en face des notifications de combat.

Il existe une solution alternative qui vous assurera de ne pas altérer le niveau de loyauté de votre démon. Elle consiste à le laisser choisir son action (commande Go), qui dépendra alors des capacités qu'il connaît, de sa personnalité et de sa position dans l'équipe (ligne avant ou arrière). L'IA des démons est d'ailleurs plutôt bonne. Ils s'adaptent assez bien aux situations, par exemple, si un allié est empoisonné durant le tour et que l'un de vos démons possède la capacité permettant de soigner cette altération d'état, le plus souvent il le fait dès qu'il peut agir (dépend de la vitesse de chaque membre de l'équipe).

Troisièmement, les démons ne prennent pas de niveau et ne peuvent pas être équipés. Un démon donné aura toujours le même niveau. Il vous faudra donc en changer au fur et à mesure de l'évolution de votre héros et de Nemissa, car leur efficacité sera moindre au fil de votre progression dans le jeu. Pour cela, vous pourrez choisir de relâcher ceux que vous posséder et d'en capturer d'autres, ou bien de fusionner deux ou trois démons ensemble. La fusion permet de léguer au démon final une capacité de chacun des démons fusionnés, qu'il n'aurait pas eu naturellement. Il est possible d'obtenir un même démon en réalisant des combinaisons différentes. L'autre intérêt de cette opération est d'augmenter certaines caractéristiques du démon obtenu. En clair, il sera plus fort que si vous l'aviez simplement recruté au cours d'une rencontre aléatoire.

La fusion peut se faire soit à l'Hôtel Goumaden auprès de Victor, ou bien directement via le COMP, lorsque vous avez obtenu le logiciel correspondant. Cependant, les fusions de Victor sont toujours fiables alors qu'il arrive que le COMP bug et que les démons fusionnés soient perdus durant l'opération. La Pleine Lune peut aussi avoir des conséquences sur cette fusion en donnant naissance à des monstres rares. Notez qu'il faudra que le niveau du démon fusionné soit inférieur au vôtre pour que l'opération puisse avoir lieu. En revanche, la loyauté de la créature obtenue sera équivalente à celle des monstres dont il est issu.

Il existe une créature spéciale dénommée Zoma qu'il est possible de fusionner avec des démons. Zoma récupère à chaque fois leurs statistiques et leurs capacités, ce qui vous permet d'en faire une créature puissante et polyvalente. D'autre part, sa loyauté sera toujours maximale.

Aux deux tiers du jeu, vous aurez aussi la possibilité de fusionner un épée particulière avec des démons afin de créer une Muramasa, moyennant quelques Yens. Ses caractéristiques changeront bien sûr en fonction des démons utilisés. Puisque le héros ne peut pas apprendre de magie, cette épée pourra se révéler très utile lorsqu'un ennemi n'est sensible qu'à des attaques élémentaires (habituellement magiques).

Let's fight together !

Les combats se déclenchent lors de rencontres aléatoires. Face à vous, vous pourrez trouver jusqu'à 2 rangées de 3 démons, identiques ou différents. La portée de vos attaques dépendra de l'arme utilisée ou de la magie employée. Un point négatif concernant cette disposition réside dans le fait que les dégâts infligés aux ennemis de la rangée du fond ne seront pas toujours visible si ceux de devant sont trop grands. En revanche, la couleur des dommages évolue en fonction du nombre de HP restant au monstre, ce qui s'avère très pratique face aux boss.

Votre équipe est disposée de la même façon et est représentée par 2 fois 3 rectangles en bas de l'écran supérieur, comportant votre jauge de HP, de MP, ainsi que les altérations d'état. A noter qu'il arrive parfois que vous soyez attaqués par surprise à revers, ce qui inverse alors la position des membres de votre équipe. Lorsque le combat est terminé, vous devrez penser à repositionner vos équipiers (si vous ne l'avez pas fait en combat) car ils ne se replacent pas automatiquement à leur emplacement d'origine. L'écran supérieur se voit donc surchargé, alors que l'écran inférieur aurait pu être mis à contribution afin de rendre le tout plus aéré (seules les spécificités de la cible y sont indiquées), d'autant plus que les notifications s'y rajoutent (fugacement) ainsi que les nouvelles animations de combat.

A l'issu des combats, vous ne remporterez que des points d'expérience pour votre héros et Nemissa, parfois des items, et surtout de la Magnétite (Mag). Mais pas d'argent ! Au début du jeu, vous commencerez avec un capital de 10 000 Yens, puis vous aurez rapidement accès à l'Organic Energy Association où vous pourrez échanger vos Mag contre des Yens et vice-versa. Le taux de change varie légèrement au cours du temps mais il est en moyenne de 100 Yens pour 10 Mag, ce qui vous permettra d'acquérir régulièrement une petite fortune afin d'acheter tous les nouveaux équipements disponibles après chaque donjon terminé.

En revanche, prenez garde à la quantité de Magnétite que vous possédez car les démons invoqués ne peuvent pas survivre sans. Si sa quantité tombe à 0, ceux-ci retournent dans le COMP, affublés de l'altération d'état Stone. Toutefois, si vous prenez soin de faire 70% des combats aléatoires, vous n'aurez pas à vous faire de soucis puisque la quantité gagnée à l'issu des combats suffit largement à compenser celle dépensée par l'invocation des démons et par les déplacements lors de l'exploration des donjons.

En ce qui concerne l'équipement, on reste dans du classique entre l'épée et le pistolet (pour lequel il faut acheter des munitions et le recharger régulièrement en combat) comme armes, et tous les éléments d'une armure (torse, jambes, bottes,…). En plus des attaques physiques, Nemissa a la possibilité de lancer des sorts (soin, attaque, augmentation de stats) et même, à partir d'un certain niveau, d'invoquer des démons sans consommer de Magnétite. A noter que l'inventaire est limité à 10 exemplaires pour chaque item ce qui peut se révéler très frustrant dans les plus longs donjons.

Les statistiques des deux personnages jouables sont entièrement modelées par le joueur. En effet, à chaque montée de niveau, il faut leur attribuer 1 « point de compétence » entre les catégories Strength, Intelligence, Magic, Endurance, Agility et Luck. Celles-ci influeront alors sur leurs statistiques. Ce système est appréciable car il permet de faire évoluer vos personnages comme bon vous semble, mais il peut se révéler frustrant, si vous avez fait le mauvais choix, au fur et à mesure de l'avancement dans le jeu. A ce propos, la difficulté est globalement bien équilibrée, seul l'un des premiers donjons présente une marche importante. Rappelons qu'il est de toute façon possible de baisser la difficulté (ou de l'augmenter) via les Hacks du COMP.

Les démons possèdent également des forces et des faiblesses aux éléments, tels que le feu, la glace, etc. Il vous faudra donc jongler avec vos monstres lors de certains combats si vous ne voulez pas qu'ils soient mis KO en un tour, de même que connaître celles des ennemis afin de les battre plus aisément.

Une durée de vie quelque peu timide

Venons à présent à la sempiternelle question de la durée de vie. A ce sujet, Soul Hackers n'est pas exceptionnel puisqu'il faudra se contenter d'une trentaine d'heures pour terminer le jeu sans trop s'attarder sur les détails. Si vous souhaitez compléter votre Compendium à 100% et réaliser les quelques quêtes annexes (très mal indiquées), vous pourrez rajouter une poignée d'heures supplémentaires.

Pour les mordus de challenge, vous pourrez avoir accès à deux donjons bonus : l'Extra Dungeon, accessible depuis l'écran titre du jeu et dans lequel vous devrez affronter 6 boss (dont un duo de personnages connus des fans) sans pouvoir sauvegarder ; et le Corridor of Time, accessible après le fin du jeu en rechargeant votre sauvegarde, où vous devrez venir à bout de 5 boss dans un ordre précis, avec l'opportunité de vous soigner et de sauvegarder entre chaque, afin de débloquer... le New Game +. Et c'est bien là le drame : si vous ne parvenez pas à terminer ce donjon bonus, vous ne pourrez pas opter pour un NG+. Ceci est fort dommage puisque cette nouvelle partie vous permet, entre autres, d'accéder à une fin alternative, de débloquer une autre quête annexe et d'affronter des monstres 50% plus forts (idéal pour les joueurs adeptes de challenge).

Une fonction liée à StreetPass a été ajoutée à cette mouture 3DS. Il s'agit du démon Nemechi. Celui-ci collecte des D-Souls lorsque vous croisez d'autres joueurs. Il est aussi possible d'en acquérir en échange de Pièces de Jeu. Ces D-Souls peuvent ensuite être utilisées pour acheter des démons ou bien pour faire évoluer Nemechi, ce qui le fera changer de forme et vous permettra d'acheter davantage de démons.

Si cette version 3DS de Devil Summoner : Soul Hackers a le mérite d'apporter le jeu dans nos contrées occidentales, traduit dans la langue de Shakespeare, permettant à un plus grand nombre de joueurs d'apprécier son scénario, elle relève en revanche davantage du portage amélioré que du véritable remake. Entre les vidéos de cinématiques mal compressées, ne bénéficiant pas de la 3D auto-stéréoscopique, au même titre que les cut-scènes, les PNJ semblant rentrer dans le sol des donjons lorsque l'effet 3D est activé et le tactile ne servant qu'à afficher un seul et même menu quelles que soient les circonstances, on ne peut que déplorer que les fonctionnalités de la nomade de Nintendo n'aient pas été mieux employées. Le titre n'en aurait été que grandi. Heureusement, un nouvel opening animé, des artworks et des doublages de qualité viennent rehausser le tout. Côté gameplay, le soft se révèle très complet et même presque trop complexe dans la mesure où les tutoriels sont pour ainsi dire entièrement absents d'un bout à l'autre du jeu. On ne le recommandera pas forcément aux néophytes de la série pour lesquels il pourrait être difficile d'adhérer au titre, risquant ainsi de manquer les quelques qualités dont il dispose.

Note attribuée : 15/20

Rédigé par Dracohelianth le 20/09/2013

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