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Miitopia

Fiche complète de ce jeu

Les Mii, ces avatars virtuels qui peuvent être créés totalement sur Wii, Wii U, Switch et N3DS, et qui sont présents dans diverses licences comme par exemple dans Wii Sports, Mario Kart 7 ou Super Smash Bros, ont déjà pu avoir des jeux leur étant totalement dédiés, à savoir Tomadachi Life ou encore l’application Miitomo, Ils reviennent cette fois-ci dans une toute nouvelle aventure et s’essaient au RPG. Ils reviennent cette fois-ci dans une toute nouvelle aventure, un RPG dont ils sont les héros ! Une épopée avec un tel casting vaut-elle pour autant le détour ?

Istoir et Eros

L’histoire débute dans une contrée tranquille nommée Miitopia, où la paix règne jusqu’à l’apparition de l’avatar du mal. Ce dernier sème le chaos en volant le visage des gens, et s'en sert pour créer son armée. Arrive soudain un héros guidé par une voix divine, et c’est à ce moment que le joueur entre en scène. L’intrigue est comme pour l’ensemble du jeu tirée des clichés des RPG, apportant un peu de piment et un grain d’humour. Ainsi, une fois les avatars choisis, ce héros doit partir en quête de cet ennemi, afin de rendre leurs visages aux habitants et restaurer la paix.

Là où le jeu prend toute son ampleur, c'est l'idée-même qu'il s'agit d'une aventure de Mii, et qu’ils en sont tous les vedettes. À vous le casting de vos rêves : alors, qui partira à l’aventure à vos côtés ? Serez-vous le héros, ou un des compagnons, choisirez-vous des personnes de votre entourage ou bien des personnages connus ? À vous de créer votre équipe préférée. Mais le choix des Mii ne s’arrête pas à votre équipe, loin de là. Toute la subtilité de ce jeu repose dans l’immense sélection possible de Mii aussi bien pour votre groupe d’aventuriers que pour l’avatar du mal et même certains PNJ.

En ce qui concerne l’assignation des rôles, il est possible à tout instant de modifier la distribution en cours de jeu. De plus, il y a plusieurs possibilités de sélection de Mii : choisir entre un Mii déjà existant (dans l’assemblée des Mii, dans l’éditeur de Mii, ceux de vos amis, ou tirés du jeu Tomodachi Life), en créer un nouveau ou encore en générer un grâce à un QR code. Autant dire que mettre des personnes de son entourage (connaissances ou famille), voire même de chercher des protagonistes de jeux, de films ou des stars, est très amusant. En plus, cela crée des situations parfois loufoques et improbables dans l’histoire, et permet de rassembler tous les personnages désirés dans un seul jeu, proposant ainsi une aventure totalement personnalisable.

Une atmiisphère miirobolante

Pour en revenir à l’intrigue, un des points forts de ce jeu est son humour parfois très prononcé, et du coup, impossible de savoir à l’avance ce qui va arriver. L’inattendu est le maître mot de ce jeu, proposant une quête déjantée, avec des péripéties invraisemblables et des coups de théâtres vraiment surprenants, aussi bien dans l’histoire principale que dans notre équipe. Cela donne l’envie d’avancer toujours plus, pour savoir quelles situations saugrenues vont encore survenir par la suite. Alors si l’humour décalé ne vous dérange pas, autant dire que cette narration comique va vous tenir en haleine jusqu’au bout.

Visuellement, les environnements correspondent à l’univers des Mii, à savoir plutôt jolis et colorés. Plutôt simples dans l’ensemble, ils ont le mérite de proposer des zones variées avec différentes régions. Par contre, même si elles sont diversifiées durant les nombreuses explorations, les décors deviennent assez vite redondants.

Une des surprises reste les musiques qui accompagnent avec splendeur les événements du jeu. La bande-son a été travaillée avec soin, et de nombreux thèmes sont proposés (plus de 200 morceaux), aussi bien pour les combats dans chaque zone, pour les stages, que pour des thèmes pour les protagonistes ou des combats de boss. Bref, les mélodies apportent une atmosphère spécifique pour chaque zone ou événement en donnant du rythme à la trame de l’histoire : une belle réalisation.

En route, miivaise troupe !

La carte du monde de Miitopia se divise en plusieurs régions, qui comprennent chacune une ville ou un village. Leurs habitants sont des Mii prédéfinis, avec lesquels des discussions peuvent être lancées, ou qui peuvent bien sûr proposer une quête pour faire avancer l’histoire. La plupart du temps, des événements se déclenchent et votre équipe doit résoudre les problèmes survenus.

À ce stade, l’exploration du stage débute, un peu comme dans un Super Mario, où chaque niveau en débloque de nouveaux. Les zones proposent tous les lieux qu’on s’attend à voir dans un RPG, comme une forêt, un désert, des plaines, une tour, mais le jeu joue la carte de l’humour et des clichés même avec les noms de ces endroits (comme les royaumes d’Udébu ou d’Akoté).

Après avoir sélectionné un lieu, symbolisé par un point sur la carte, les héros marchent automatiquement sur un chemin linéaire, avec en arrière-plan le décor de la zone visitée, et l’écran du bas permet de voir l’avancée de votre troupe qui se dessine au fur et à mesure. Durant cette phase, les personnages parlent de tout et de rien via des bulles de dialogue, comme dans une bande dessinée, aussi bien avec des phrases sensées que de sujets totalement hilarants. Le voyage n’est pas sans péripéties, et nos personnages peuvent avoir des interactions scénarisées (comme un équipier s'effondrant dans un trou ou trouvant un levier), tomber sur un coffre, sur des ennemis, ou encore des intersections.

Lors de cette phase, il faut choisir la direction à suivre. Parfois, jusqu’à deux voire trois carrefours peuvent être disponibles, et du coup, cela incite à refaire les niveaux à plusieurs reprises pour visiter toutes les routes (car on ne peut pas revenir en arrière) et peut-être obtenir tous les coffres (mais il se peut qu’un passage ne rapporte rien, mis à part de l’expérience avec des combats). La progression peut devenir vite redondante si l’on fait tous les parcours, même si une fonction avance rapide (en restant appuyé sur le bouton B) permet d’accélérer les animations de marche ou les combats.

Une fois arrivé au bout du parcours, la découverte d’une auberge conclut le niveau. La première fois qu’il est terminé, un ou plusieurs embranchements se créent, menant à un ou plusieurs nouveaux niveaux. Certains aboutissent à des points d’intérêt, comme un coffre ou un personnage particulier, et les principaux permettent d’avancer dans votre périple. À noter que les points des niveaux changent de couleur en fonction de l’avancement (rose quand il est nouveau, blanc quand il a été visité une fois et un drapeau jaune apparaît quand il a été totalement exploré).

La redondance et la linéarité de l’exploration pourraient frustrer certaines personnes à la longue. Même si les petits événements pour casser la monotonie de la progression automatique sont assez variés, ils se répètent au bout d’un certain temps.

Waouh ! Trop la classe mes amiis !

La grande force de ce jeu réside dans ses classes. En fonction de celle choisie pour le héros et tous les équipiers, son apparence et ses réactions seront différentes. Au début, six jobs sont disponibles. On retrouve de grands classiques du genre tels que guerrier, mage, prêtre, voleur mais aussi chanteur et cuisinier. Mais bien sûr, les autres classes sont assez éclectiques, proposant une polyvalence et une gestion intéressante. L’originalité de certaines vaut le détour, et l’humour est toujours aussi présent.

Pas moins de douze classes seront disponibles au cours de l’histoire, et deux autres s’obtiennent dans des quêtes secondaires. Pour vous laisser découvrir les jobs surprenants qui sont proposés, nous ne les détaillerons pas dans cet article. Par contre, il est intéressant de savoir que chacune d’elles propose des statistiques de base différentes et des techniques uniques, qui évoluent en même temps que le niveau des classes. Ainsi, un guerrier aura plus de PV et d’attaque tandis que le prêtre aura des statistiques plus prononcées en PM et magie. Le mage quant à lui, verra sa technique Foudre évoluer en Méga Foudre puis Giga Foudre.

Bien évidemment, l’équipement se différencie en fonction de la classe choisie. Là aussi, les développeurs s’en sont donnés à cœur joie, car plus d’une fois le sourire va surgir sur vos lèvres en voyant certains accoutrements. L’équipement est composé de deux éléments, une arme et une tenue, qui souvent peuvent s’appareiller pour donner un effet harmonieux ou hilarant. Autant l’habit de ninja a un effet sensationnel sur le voleur, autant l’habit poussin dénature la classe. D’ailleurs si jamais une tenue ne vous convient pas visuellement, ou que vous avez une préférence pour l’une d’entre elles, une option propose de changer l’aspect de l’attirail porté (l’arme, la tenue mais aussi le chapeau). Encore une fois, tout est proposé pour personnaliser à souhait les Mii, y compris le choix des couleurs pour la tenue. La quantité et la diversité des pièces d'équipement augmentent avec le niveau du personnage, proposant ainsi une vingtaine d’armes et trente tenues pour chaque classe. Pour les obtenir, il faudra passer par l’auberge et donner de l’argent aux Mii désireux d’obtenir des nouvelles armes et tenues, ou bien encore les trouver dans des coffres dorés. L'absence de boutique est en effet l'une des singularités du jeu. Et il faut aussi savoir que des tenues spéciales peuvent être débloquées avec certains amiibo, comme Link ou encore Mario (à condition d’avoir un New 3DS ou un lecteur NFC 3DS standard).

Pour finir, toutes ces classes pourront être testées au cours de l’histoire principale (pour les deux secondaires, une sera disponible dans une quête, mais l’autre ne sera présente qu’une fois le jeu terminé), via des événements plutôt surprenants, un système qui pourra étonner, (surtout que ce changement ramène le joueur au niveau 1), mais qui est intéressant pour profiter au maximum de la diversité des rôles. Bien sûr, il sera possible d’en changer plus tard dans le jeu, et aussi après avoir bouclé ce périple.

Mii-Simulation de vie...

Les Mii ont différentes réactions en fonction de leur classe, mais se comportent aussi autrement en fonction de leur personnalité. Le caractère des personnages est aussi à choisir parmi plusieurs propositions : gentil, énergique, relax, assuré, déterminé, rêveur et prudent. Les caractères ne sont pas du tout anodins, car cela suscite des comportements divers et variés, aussi bien pendant les phases d’exploration, que durant les saynètes aléatoires ou même lors des combats. Bien que le nom du caractère puisse donner une idée générale, aucune explication n’est fournie sur les futures actions du personnage, donc la surprise est totale.

Presque toute la dimension sociale se joue dans l’auberge, que les Mii rejoignent à chaque fin de niveau. Ce lieu est la base de toute la gestion de vos personnages. Des chambres sont proposées, où il faut répartir les Mii, au maximum deux par chambre, qu’importe leur genre, afin qu’ils puissent se reposer ou interagir. Lorsque deux équipiers partagent la même chambre, ils apprennent à mieux se connaître et leur relation se renforce. Des petites séquences peuvent être lancées entre deux Mii qui veulent se voir ou qui sont ensemble, comme s’offrir des cadeaux ou faire des petits rendez-vous à deux comme une séance de relooking par exemple. Par contre, les relations peuvent être aussi houleuses, même si cela se règle avec le temps : tout peut arriver aussi bien le pire que le meilleur.

Les relations entre les équipiers peuvent également augmenter pendant une bataille ou durant les déplacements. La plupart du temps tout est aléatoire et aucun contrôle n’est possible pour le joueur. Cela se voit aussi dans l’exploration, où celui-ci est spectateur des interactions des équipiers, aussi bien sur la route que durant les petits événements, comme les disputes, ou encore lorsqu’un personnage tombe et qu’un coéquipier vient l’aider (même si parfois le choix est proposé, il peut très bien ne pas vouloir le faire et un autre s’en occupe).

Le fait de les rapprocher et qu’ils s’entendent bien accroit le niveau de leur relation (dont le maximum est de 99), et permet de gagner des actions en duo utilisées dans les combats. Du coup, il est stratégique de bien répartir les Mii durant vos pérégrinations dans l’auberge afin d’augmenter les relations entre tous vos équipiers, pour avoir un maximum de réactions et d’attaques surpuissantes.

Mais ce n’est pas la seule fonction de l’auberge, d’autres activités sont présentes et vitales. Des membres de l’équipe peuvent avoir envie d’acheter des choses, comme une arme, une tenue ou encore une banane ! Leur désir est exprimé via une bulle au-dessus de leur tête avec un dessin de l’objet de leur convoitise. Libre à vous de leur donner l’argent requis pour cet achat, tout en sachant qu’ils peuvent revenir avec ou bien avec une banane (l’argent non dépensé est redonné heureusement). Vers la fin du jeu, les équipements acquis auparavant sont disponibles dans un catalogue afin d’équiper au mieux plusieurs personnages ayant la même classe.

La troupe a aussi besoin de prendre des forces, et cela se fait via de la nourriture. Rien de tel qu’un bon repas pour augmenter les statistiques des Mii. La nourriture est très variée et s’obtient en combattant les monstres, dans des coffres ou encore par un mini-jeu. Chaque plat possède des effets différents augmentant une ou plusieurs caractéristiques de manière définitive. Mais un autre facteur est à prendre en compte, les goûts de chaque Mii. Un plat apprécié augmentera plus les statistiques, tandis qu’une recette détestée aura beaucoup moins d’effets.

Pour finir, deux jeux sont jouables dans l’auberge, la « Roue de la chance » et « Pierre, feuille, ciseaux », à condition d’avoir des tickets de jeu. Le premier permet de gagner un lot (un équipement, de la nourriture, un bonbon PM ou PV ou des Billets de voyage, pour un séjour automatique avec un Mii et augmenter vos liens) tandis que le second peut rapporter de l’argent. L’obtention des tickets se fait dans les coffres, dans les quizz ou encore tous les jours en lançant le jeu et en répondant à deux questions sur des Mii. C’est un bon moyen d’obtenir des équipements ou de développer les relations entre vos équipiers.

… et Mii-RPG

Point de vue gameplay, cet opus est un RPG très basique dans son ensemble, avec du tour par tour classique. Avant de partir de l’auberge, vous sélectionnez les trois combattants qui partiront à l’aventure. Par contre, seul le Mii initial, le héros, peut être contrôlé, les alliés se battant de manière autonome et aléatoire. Votre équipe et vos ennemis se font face. Les personnages agissent chacun à leur tour en fonction de leur vitesse. C’est assez dynamique dans l’ensemble, même si vous êtes spectateur des actions de tous les autres protagonistes, au pire, une fonction avance rapide est aussi disponible dans les batailles.

En ce qui concerne le Mii incarné, les options proposées sont : attaquer, utiliser une technique ou une magie, et prendre un en-cas. Ce dernier propose deux choix, les Banane PV et Bonbon PM, qui restaurent respectivement un peu de vie ou PM. Chaque équipier peut en transporter avec lui (au maximum trois de chaque). À noter que plus les consommables sont utilisés, plus le niveau d’amélioration augmente pour chacun, augmentant leur efficacité.

Dans le menu de combat, deux autres options viendront en progressant dans le jeu, Salières et Abri, qui s’amélioreront au fur et à mesure que vous sauverez des visages.

Il existe plusieurs types de Salières, chacune ayant un effet spécifique comme redonner des PV ou des PM, voire même ressusciter un allié. Elles sont à usage unique donc il faudra les utiliser avec parcimonie, quand la situation est critique. Un passage à l’auberge permet néanmoins de les remplir totalement.

Il est possible de retirer un personnage du combat grâce à la mise à l’abri d’un seul membre de l’équipe. Cette action est intéressante quand un équipier a subi une altération d’état ou s’il a été affaibli. Un Mii posé dans l’abri ne peut plus être visé par les ennemis et regagne durant son tour tous ses PV, PM et son état normal. Une fois rétabli, il peut être replacé dans l’équipe afin de combattre à nouveau.

L'affinité, évoquée précédemment, occasionne des associations entre les membres vous permettant de tourner le combat à votre avantage. En fonction de la sympathie qu’ils se portent, les membres peuvent s’ajouter à une attaque ou magie pour en augmenter la puissance ou encore témoigner de la sollicitude à un partenaire. Réciproquement en cas d’’animosité, et autant dire que les réactions peuvent être handicapantes : un personnage pouvant aller jusqu’à voler le tour d'un autre, l'empêchant ainsi d'agir pour un tour. Toutes ces réactions sont aléatoires, impossible de prévoir à l’avance quelle sera l’issue de la bataille, surtout dans les combats de boss.

Mais le caractère des équipiers joue aussi un rôle important dans leurs actions. Par exemple, un Mii Assuré peut viser le point faible de l’ennemi frappant ainsi d’un coup critique, mais aussi esquiver une attaque physique. Pour en citer un autre, le rêveur est surprenant par ses actions, car il peut aussi bien se tromper de cible et frapper un autre ennemi qui prend plus de dégâts par effet de surprise, ou encore aller s’amuser avec un ennemi, le distrayant et l’empêchant ainsi d’attaquer. Autant dire qu’il vaut mieux faire de bonnes associations de caractère avec les classes, par exemple en associant un caractère Assuré à un Guerrier pour en faire un attaquant ultime.

L’expérience gagnée à la fin de chaque combat, augmente le niveau du personnage dans sa classe. Plus les levels augmentent, plus les statistiques sont améliorées et de nouvelles techniques sont apprises. Aucun levelling n'est nécessaire, venir à bout des combats proposés par l'histoire étant suffisant pour progresser. De plus, les allers-retours pour explorer tous les embranchements permettent d’avoir une petite marge d’avance sur les boss à la longue, ou de mettre à niveau les autres équipiers. Toutefois, il est préférable d'entraîner un personnage lorsqu'on lui alloue une nouvelle classe, pour mieux progresser par la suite

Comment conclure sans évoquer le bestiaire de ce RPG qui est assez varié et propose vraiment des monstres étranges, loufoques et inimaginables, poussant l’humour à son paroxysme pour certains. De plus, le travail est soigné et les monstres ont été façonnés de manière à ce que les visages volés aux Mii s'incrustent bien en eux. On y trouve des références amusantes (par exemple des œuvres d’art célèbres comme la Joconde), avec des ennemis affublés de noms cocasses (« rochaunez », « scorpeureux », « dinderrière »). Ces derniers ont chacun des attaques bien distinctes, même si le challenge n’est pas trop élevé. Il n’en va pas de même pour les combats de boss, pour lesquels une bonne préparation s’impose, surtout du point de vue des relations, pour mettre toutes les chances de votre côté. Malgré tout, l’aventure ne pose pas de grande difficulté.

Un contenu formiidable

L’histoire peut être bouclée en une vingtaine d’heures en fonçant en ligne droite, sinon comptez une trentaine d’heures pour parcourir tous les chemins et faire les quelques quêtes secondaires proposées. Mais le jeu ne s’arrête pas une fois l’intrigue terminée, il est possible de poursuivre l’aventure après, avec de nouveaux lieux et des quêtes journalières. En plus de retrouver tous les membres de votre équipe, il sera possible d’en créer d’autres ou encore d’en recruter au cours des quêtes proposées.

Le but du post-game est notamment de finaliser toutes les choses en cours et d’entamer de nouvelles quêtes secondaires, ou pour les puristes du 100%, d’obtenir toutes les médailles (qui sont un peu comme les trophées ou succès). Et autant dire que pour avoir les 259 médailles, le challenge est bien présent, car il faudra notamment atteindre le niveau maximum (50) pour des 14 classes, développer les relations entre deux de vos équipiers au maximum, acheter tous les équipements de toutes les classes, trouver un certain nombre de coffres, faire de nombreuses quêtes annexes, etc.

Les moments forts et abracadabrants que les Mii traversent assurent du fun au cours du jeu. D’ailleurs, une option très sympathique est disponible, la capture d’écran, permettant dans garder une trace. Un icône d’appareil photo en bas à droite de l’écran tactile permet de prendre des photos des écrans supérieur ou inférieur aussi bien pendant l’exploration que dans les combats. Celles-ci peuvent être visionnées dans l’application photos de la console ainsi que dans l’album photos, disponible dans le registre du jeu. Ce dernier est d’ailleurs aussi un bonus non négligeable, un répertoire proposant une encyclopédie regroupant le casting des Mii, le bestiaire, les équipements, les vivres et les musiques, mais aussi les photos, les médailles, les cinématiques de l’histoire et même les vidéos de combats.

Ainsi tout est à disposition pour prolonger l’aventure, mais aussi pour revivre des instants délirants et les partager via les captures d’écran notamment, de quoi faire défiler les heures du compteur après la fin de l’intrigue.

Miitopia, ce petit ovni dans le glossaire des RPG, pourrait être considéré comme un petit jeu simple et sans grande prétention. Son atout ne repose pas dans la technique ou le gameplay, mais bien dans son humour et tout le plaisir et la motivation d’avancer sont présents avec cet aspect du jeu. Les situations sont tellement drôles voire surprenantes - grâce au casting choisi par le joueur - que les aventures rocambolesques de nos Mii nous embarquent totalement. Même si le jeu peut être un peu répétitif, le décrochage n’est pas survenu, en résumé, un moment de franche rigolade !

Note attribuée : 16/20

Rédigé par Wolfangele le 26/11/2017

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