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Suikoden III

Fiche complète de ce jeu

Après l’impact causé par Suikoden 2, Konami s’est attelé au 3ème épisode de sa saga après quelques changements au sein de la team. Pour faire passer le temps, 3 jeux basés sur l’univers de cette série étaient sorties mais l’épisode qui devait suivre le second opus se faisait attendre. C’est qu’entre-temps, le format avait changé et le passage sur 128 bits commençait à imposer de nouveaux critères. Après quelques retards, Suikoden 3 sort enfin sur le marché japonais puis américain mais ne verra malheureusement jamais le jour chez nous et il faudra attendre le 4ème opus pour qu’enfin Konami se décide à nous ressortir cette série. Pourquoi ? Le jeu était-il si mauvais ? Une chose est sûre en tout cas, cet épisode a grandement marqué les fans de la série et demeure l’épisode qui souleva le plus de polémique mais aussi donna à la série sa reconnaissance au sein de la critique. Résultat des courses ?

Avant de commencer, il faut s’attarder sur les importants changement qu’à connu la team en charge du jeu. En effet, après les épisodes Genso Suikogaiden, la team qui était en charge de l’épisode 2 perd deux de ses éléments parmi les plus importants. Le premier est Yoshitaka Murayama, celui à qui on doit celle série et le scénario génial des deux premiers épisodes qui a quitté la team pendant le développement de Suikoden 3 et il sera remplacé par Tomonori Matsugawa. Néanmoins sa patte demeure sur une bonne partie de cet opus. Le second élément ayant quitté la team pour raisons personnelles est l’excellente compositrice Miki Higashino qui laisse sa place à Michiru Yamane. Seul, parmi les artisans du succès de la saga, restera Fumi Ishikawa, la chara-designer du second opus et des gaidens qui, encore une fois, réalise un travail sublime des plus réussis.

Histoire : La guerre est d'une importance vitale pour l'État.

Citons un peu Sun-Tzu car si la série des Suikoden rend un hommage c’est avant tout à cet homme et à de nombreux contes et histoires chinois. N’oublions pas que la série elle-même est tirée d’un des romans chinois les plus populaires, le « Shui-hu-zhuan » ou en français, « Au bord de l'eau », roman épique chinois, attribué à Shi Nai-an (1296-1370) et révisé par Luo Guanzhong (1330-1400). Comme les précédents Suikoden donc, l’aventure prend ici pied dans une région au bord d’un important conflit. L’action se situe 15 ans après le 2ème opus, dans les Grasslands et Zexen, deux pays bien connus des fans de la série. Les deux pays sont en conflits depuis des années, sous l’œil attentif du Saint Royaume d’Harmonia, le pays le plus puissant de tout le continent. Néanmoins, les deux camps, fatigués de se battre, préparent un traité de paix qui marquerait une trève durable. Malheureusement, rien ne va se passer comme prévu. Pendant les négociations, le chef du Lizard Clan sera assassiné par des chevaliers de Zexen menés par leur nouveau leader Chris Lightfellow. Les Grasslanders répliqueront violemment causant au passage d’importantes pertes au sein des chevaliers. Il n’en fallait pas moins pour relancer la guerre. Cette situation profite bien à Harmonia qui rêve depuis 50 ans de pouvoir enfin reprendre les Grasslands. Il y a en effet un demi-siècle, un héros connu sous le sobriquet du « Flame Champion » réussit à réunir tous les clans sous sa bannière et à faire battre en retraite le tout puissant Saint Royaume d’Harmonia. Malheureusement celui-ci disparut dès la fin du conflit sans raison, une fois le traité de paix signé. Ainsi, tandis que le conflit reprend et que l’armée d’Harmonia se masse au bord des frontières, d’étranges rumeurs annoncent le retour du Flame Champion.

Pour développer son scénario, Konami utilise un procédé déjà utilisé avec les 3ème opus de l’excellente série des Shining Force. L’histoire de suikoden 3 est ainsi divisée en plusieurs chapitres. Dès le début, on propose au joueur, en plus de charger ses données des précédents opus, de choisir quel héros il va incarner. On va ainsi découvrir le scénario de Suikoden 3 à partir de points de vue opposés. On notera tout d’abord la présence de Hugo, le fils de Lucia, personnage aperçu dans suikoden 2, la chef du clan des Karayas, et lui-même amené à lui succéder. On peut ensuite incarner Chris Lightfellow, le capitaine des chevaliers de Zexen et enfin Geddoe, un mercenaire travaillant pour Harmonia. Ce système appelé « Trinity System » permettra ainsi de choisir quel personnage incarner au sein de 9 chapitres, 3 par personnages. On peut aussi débloquer d’autres personnages à incarner au fur et à mesure de l’évolution du jeu. Ce procédé rend le scénario ainsi que son évolution très intéressante. En effet, en voyant l’histoire à partir d’un point de vue, des certitudes se créent avant d’être complètement bouleversés quand on aborde le scénario avec un autre personnage. Cela en ressort d’autant plus que chacun des protagonistes, y compris ceux cachés, s’opposent tous. Ainsi, il n’est pas étonnant que l’on vienne à détester certains personnages en début de partie avant de les comprendre quand on aborde leur scénario. Ce concept est vraiment excellent et renforce grandement l’immersion du joueur au sein de l’histoire. On remarquera aussi que certains choix réalisés au cours d’un scénario peuvent interagir avec ce qui va se passer avec un autre personnage modifiant légèrement l’histoire.

L’histoire s’avère donc très prenante grâce à une narration pleine de rebondissements et de révélations qui ne cessent d’alimenter le joueur et de le plonger dans le doute et l’incertitude. A cela s’ajoute le travail important mené sur les personnages et qui s’avère d’une certaine manière plus conséquent que les anciens épisodes. Les personnages principaux ont en effet suivis une attention plus particulière. Cela se remarque déjà dans le fait qu’on se trouve déjà avec 3 héros principaux au lieu d’un mais surtout qu’aucun d’entre eux n’a été délaissé au profit d’un autre. En plus, la série innove sur le fait que ces derniers parlent. La série nous avait habituée jusqu’ici à des héros muets et dont la personnalité dépendait un peu des choix du joueur. je me permet de revenir sur eux en commençant par Hugo donc, un personnage intéressant qui rappellera plus ou moins les deux premiers héros de la série de par son apparence et son style. Il s’avère quand même plus immature et fougueux que ces deux derniers. Il cherche à prouver sa valeur et devenir un valeureux guerrier qui pourra protéger son clan et son pays. Vient ensuite Chris Lightfellow, le Capitaine des chevaliers de Zexen appelée aussi la « Silver Maiden ». Cette dernière s’avère promue suite au décès du précédent capitaine au cours du conflit avec les Grasslands. Extrêmement célèbre au sein de la population cette dernière a bien du mal à gérer son statut de « héros » et elle cherche avant tout à défendre son pays plutôt que d’entretenir une quelconque gloire. Chris représente pour moi le meilleur personnage des trois et celui qui évolue le plus avec Hugo. Elle se distingue aussi du fait qu’en tant qu’héroïne, elle échappe au clichés du genre de la jeune fille en détresse, bien au contraire et s’avère l’élément le plus bourrin et résistant du trio. Le dernier membre, Geddoe est un personnage classe et charismatique. C’est le personnage le plus mystérieux, il possède un passé très sombre qui semble lié au Flame Champion. Il appartient à une brigade chargée par Harmonia de surveiller la frontière qui sépare le pays avec les Grasslands. Ce dernier est envoyé dans les Grasslands pour enquêter sur le Flame Champion et les rumeurs le concernant. Contrairement aux deux autres, le personnage de Geddoe est celui qui évolue le moins mais il n’en demeure pas pour autant inintéressant, bien au contraire. C’est un personne très bien équilibré dans tous les domaines et s’avère être le héros le plus proche, de par ses compétences, des anciens héros de la série. En tout cas, au niveau de leur design, comme celui des 108 étoiles, Ishikawa a encore réalisé un travail exceptionnel de qualité et de quantité. C’est pour ma part, ma chara-designer préférée.

Technique et graphismes : savoir garder un ordre merveilleux au milieu même du désordre

Même si Suikoden 3 date un peu maintenant, ses graphismes même pour l’époque n’avaient rien de mirobolants. Le passage à la 3D ne s’est pas fait sans heurts malheureusement. Il est vrai que la saga n’a jamais brillé par des graphismes étincelants et au final le rendu est ici un peu grossier, surtout au niveau des personnages et de leur animation. A ce niveau là, c’est d’ailleurs un ratage complet, le mouvement des personnages est déplorable. Ils sont très statiques et on a souvent l’impression d’avoir affaire à des robots. Heureusement, les graphismes restent dans l’esprit de la série et s’avèrent plus agréables à regarder que ceux de Suikoden 4, pourtant mieux réalisés car plus vivants et colorés. Il en va de même pour les magies qui s’avèrent somptueuses, surtout les derniers sorts qui, sans être grandioses, en mettent pleins les yeux. L’ensemble passe quand même au final très bien, et hormis les personnages, rien ne viendra sans aucun doute gâcher votre découverte de cet univers unique propre à la série. Les musiques quand à elle sont jolies et agréables. Elles passent plutôt bien dans le jeu mais risque de souffrir de la comparaison avec la bande son du 2 tant la qualité de ce dernier était sublime. Mention spécial quand même pour le thème d’intro et celui du donjon final.

Les combats : Attaquez le plan de l'adversaire au moment où il naît.

Comme tous les Suikoden, les combats se divisent en 3 modes de jeux bien différents les uns des autres. Le premier et le plus courant est celui qui vous fera combattre les ennemis rencontrés au cours de l’aventure. Néanmoins le système entrevu jusqu’ici change. On peut encore former un groupe de 6 combattants mais cette fois-ci on peut y ajouter un personnage en support. Ce dernier pourra, selon ses capacités, vous régénérer en fin de combat, vous faire gagner plus d’argent, vous permettre de vendre vos objets en surplus au cours d’un long voyage etc … Pour les combats, on retrouve la formation habituel des suikoden, à savoir 3 personnages sur le front et autant en arrière. Néanmoins, cette fois-ci on choisit l’action par groupe de deux personnages. Le système marche par paire et on ne peut entrer qu’une commande par personnage. Les actions sont classiques avec des commandes comme attaquer, magie, défense ou objets. On peut aussi fuir ou soudoyer l’adversaire pour qu’il vous laisse filer. Pendant que le personnage choisit réalise son attaque, l’autre lancera une attaque normale et cela même si le premier personnage lance une magie ou un objet. Exception tout de même s’il s’agit d’un magicien, dans ce cas là, il se défendra. Par contre, si le personnage choisit de se défendre, le second fera de même, exception faîtes des berserkers. Il s’agit donc de bien choisir les partenaires et l’emplacement des personnage au sein de la formation finale surtout que ces derniers ne peuvent sortir leur attaque combinée à condition qu’ils soient placés en paire. Autre nouveauté, chaque action prend plus ou moins de temps à sortir. Pour chaque attaque, le personnage réagira selon sa vitesse mais aussi la distance qui le sépare de son ennemi. Cela s’en ressent aussi pour les magies qui demandent un temps de charge plus ou moins long selon la puissance du sort et l’affinité du personnage vis-à-vis de l’élément qu’il utilise. Le problème dans tout cela, c’est que l’ennemi, s’il attaque pendant la charge, peut complètement la stopper. La réciproque est vraie et vous demandera parfois de faire un effort d’anticipation si vous voulez contrecarrer une attaque ennemie. Le système de combat de Suikoden 3 a été complètement revu, il s’avère bien plus stratégique et intéressant. Le seul défaut dans tout cela c’est qu’après le premier assaut, la formation initiale à tendance à éclater et peut mettre en danger la partie toute entière. C’est d’autant plus dangereux que certains sorts d’attaques, surtout ceux basés sur l’élément feu, réalisent des dégâts sur une zone donnée et ainsi blesser vos propres personnages. Heureusement, tous les combats ne demandent pas une attention particulière et la touche auto peut amplement suffire durant l’essentiel du jeu. Néanmoins certains combats s’avèreront très ardus et demanderont une bonne gestion au niveau des actions.

On retrouve ensuite les duels. Ces derniers ont aussi évolués mais très légèrement comparés aux deux autres modes. On retrouve les trois commandes principales, attaquer, se défendre et attaque spéciale. C’est le principe de pierre/papier/ciseaux et il faudra se baser sur ce que l’ennemi va dire pour anticiper son action. L’idée reste sympathique mais certaines batailles peuvent être très dures à réussir. Néanmoins on voit toujours la barre de santé de l’ennemi ce qui peut nous aider car dès que celle-ci a tendance à baisser, ses attaques ont moins de chance de réussir en certaines occasions mais il en va de même pour le joueur. Le niveau du personnage joue beaucoup ainsi que les runes dont il est équipé contrairement aux précédents épisodes dans le dernier cas.

Dernier point et axe majeur de la série des Suikoden, les batailles. Refonte complète encore une fois. On déplace ses unités sur une aire de jeu définie. On déplace chaque unités puis 3 choix s’offrent au joueur, attaquer, se défendre ou l’utilisation de magie. Lorsque votre unité, ou une unité ennemie, lance un assaut, le jeu passe en mode combat classique sauf qu’on ne contrôle aucun personnage. On peut juste leur donner l’ordre d’attaquer, se défendre ou battre en retraite. La retraite imposera à l’unité de se faire attaquer puis de reculer sur la carte et perdre ainsi sa position à condition qu’elle ne soit pas acculée. Chaque unité comprend 4 personnages maximum dont l’efficacité au combat dépendra essentiellement de la façon dont vous les aurez monté en niveau. Il faut donc bien choisir lors de la formation des groupes et surtout de bien forger vos personnages. Chaque unité peut aussi avoir des personnages en support qui donnera des bonus d’attaques ou des sorts supplémentaires. Ce mode de combat propose certaines subtilités dans l’emplacements des unités et il convient donc de prendre en compte le terrain et aussi la position des autres unités qui peuvent servir de support afin d’augmenter l’efficacité de vos troupes ou celles de vos ennemis. Si vos personnages ont un niveau assez moyen, il faudra beaucoup compter sur ces subtilités pour vaincre et surtout survivre car certains personnages peuvent mourir si leur unité doit quitter le champs de bataille.

Le système des skills : Se rendre invincible dépend de soi.

Un autre système introduit par cet opus, celui des skills. A la fin de chaque combat, en plus de l’exp ou de l’argent, vous gagnez des points de skills. Ces derniers doivent être dépensés afin d’améliorer les compétences de vos personnages. Vous pouvez améliorer leurs skills de base ou leur en apprendre d’autres. Au fur et à mesure que le personnage monte en niveau, il peut en débloquer de nouveaux. Par contre, chaque type de skill n’est pas parfaitement adaptés à tous les personnages. Chaque personnage possède donc une affinité propre, celle-ci vous sera signalée par un commentaire du Bujutsu Teacher, le personnage qui vous permettra de développer vos skills, afin de vous permettra d’éviter de dépenser vos points dans une skill qui n’apportera pas grand-chose à ses compétences. Bien les choisir est important car celle-ci s’avèrent parfois plus importante que la simple montée de caractéristiques si vous voulez rendre votre personnage invincible. Vous trouverez donc des skills qui vous permettront de développer votre magie, sa puissance et surtout la rapidité d’incantation. D’autres vous permettront soit d’attaquer plusieurs fois en un tour, soit devenir un vrai tank face aux attaques ennemis ou un pro de la contre-attaque. Elle jouent aussi un rôle primordial lors des phases de batailles. Un apport excellent à cet opus qui devient un indispensable pour les épisodes qui suivront.

Sous quêtes : Ayez des espions partout, soyez instruit de tout.

Là aussi on trouvera de nouvelles sous quêtes qui s‘ajoutent à cet épisode mais nous les aborderons en seconde partie. Revenons d’abord sur les anciennes comme la recherche des recettes. Celles-ci vous permettront de créer des plats qui vous serviront d’items de guérison ou d’attaque plus ou moins utile selon le plat et l’épice dont vous vous servirez. Par contre l’excellent concours de cuisine du 2ème opus a disparu à notre plus grand regret. On retrouve aussi les commerçants qui vous permettront d’une ville à l’autre d’acheter des produits et de les revendre plus cher dans une autre contrée. Un bon moyen de se faire de l’argent en début de partie. Cela vous demandera quand même d’être au courant des prix pratiqués ça et là. Heureusement, une option vous permettra de comparer les prix d’une ville à l’autre à condition que vous soyez déjà passé par le commerçant local. Autre élément important qui revient, le présence d’un détective qui, une fois recruté, enquêtera sur vos alliés, développant leur background et histoire personnelle mais aussi vous permettra de deviner quels personnages peuvent réaliser une attaque combinée. Son utilité vient surtout du fait que vous pourrez l’envoyer enquêter et chercher les 108 étoiles qui vous manquent. Indispensable si on veut tous les recruter sans passer par une soluce et ainsi voir la fin bonus du jeu.

Dans les nouveautés, on trouvera la présence de Mini Boss se situant dans pratiquement tous les donjons que vous explorerez. Ces derniers renferment un trésor contenant en règle général d’excellentes armure, pas mal d’objets précieux, de l’argent voir des runes rares. Ils se cachent en règle général au fond du donjon, vous obligeant à refaire ce dernier d’où l’utilité de s’équiper de talisman évasion afin d’éviter toute répétitions. A cela s’ajoute d’autres boss qui apparaîtront aléatoirement au cours des combats normaux et caractérisés par une musique bien différente. Ces monstres ne vous rapporteront par contre que pas mal d’exp, points de skills et très rarement des objets intéressants. On trouvera aussi une loterie qui vous permettra de gagner de l’argent et des objets rares mais ça demande de la chance et de la place dans votre inventaire. Il faut d’ailleurs bien faire attention à ne pas se retrouver avec un important apports d’objets et un inventaire plein. Heureusement chaque personnage dispose d’une réserve salutaire mais limitée durant la première partie du jeu. Hormis cela, vôtre château renfermera divers mini jeux qui vous demanderont une certaine dose de réflexion. Un des apports les plus notables reste les pièces de théâtres qui, si vous disposez de scripts, vous permettra de voir vos 108 étoiles se prêter au jeu avec plus ou moins de succès. Il en résulte parfois un bon petit fou rire selon le personnage choisi car ce dernier déformera avec beaucoup d’humeur le texte d’origine, anecdotique et pourtant excellent. Le jeu dispose de nombreux autres subtilités que je vous laisse découvrir mais à ce niveau là, Suikoden 3 ne devrait pas vous décevoir même s’il reste ici aussi en deçà de l’épisode 2.

Au final : Que chacun se représente les évaluations.

Hormis son animation déplorable et le côté fouillis des combats, j’ai adoré ce Suikoden. Le jeu est long et vous prendra facilement 60 heures de jeu et c’est sans compter la fin bonus et le fait que le jeu propose 3 embranchements différents et donc 3 fins. Le scénario est passionnant de bout en bout et les personnages s’avèrent pour beaucoup d’entre eux classes et marquants. Ajoutons à cela un quatuor d’ennemis vraiment excellent et surtout inattendu qui parlera par contre surtout aux connaisseurs de la série. Il est vrai que de ce côté-là, Konami a fait très fort. On voit bien que la team en charge de cet opus a voulu à tout prix innover que ce soit au niveau du système de jeu que du scénario. C’est entre autre pour cela que ce dernier change beaucoup durant la première partie ressemblant plus à un RPG traditionnel mais doté d’une structure passionnante et géniale. La seconde partie est par contre dans la pure lignée des Suikoden et apporte donc de nombreuses révélations ainsi que l’un des plus gros spoilers du RPG. Ce dernier ne parlera néanmoins qu’à ceux qui se sont essayés au précédents épisodes mais on peut dire que Konami a pris un pari bien risqué sur ce point là.

Si ce Suikoden n’atteint pas la perfection du 2ème opus, qu’il possède quelques défauts, il n’en demeure pas moins un magnifique RPG. On peut lui reprocher d’avoir voulu innover mais l’essentiel des apports s’avèrent au final excellent pour la grande majorité d’entre eux. On retrouve en plus le charme propre à la série grâce à un scénario diabolique qui change des productions courantes, des personnages attachants et charismatiques, un système très intéressant pour de longues heures de jeux. S’il parlera plus aux connaisseurs, le néophyte prendra sans aucun doute lui aussi beaucoup de plaisir à vivre cette aventure. Pour ma part, avant de réaliser ce test, je me suis replongé dans le jeu avec toujours autant de bonheur. Suikoden 3 est une valeur sûre qu’il faut posséder absolument si on apprécie un tant soit peu la série ou que l’on cherche un RPG innovant.

Note attribuée : 18/20

Rédigé par Aciel le 28/12/2005

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