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The Elder Scrolls V : Skyrim

Fiche complète de ce jeu

« Trop de liberté tue-t-elle la liberté ? ». Non non, vous n'êtes pas confronté à un sujet de philo, mais simplement en train de jouer à Skyrim ! Le 5ème opus de la série des Elder Scrolls est un jeu en apparence irréprochable dans le développement de son univers, mais qui peut laisser au final une certaine sensation d'ennui. Ce n'est pourtant pas faute de possibilités ou de quêtes. Quelques explications s'imposent donc pour éclaircir ces contradictions.

Des hommes, des dragons et des enfants de dragon

Le jeu débute par un fâcheux malentendu. Alors que l'Empire tente de réprimer une rébellion, vous voilà malencontreusement assimilé aux rebelles et condamné à mort. Heureusement un petit imprévu va vous permettre de survivre (sinon le jeu n'aurait pas grand intérêt) : le réveil des dragons. Ces méchantes bestioles que tous croyaient disparues refont soudainement surface et sèment la panique parmi les hommes. Encore plus surprenant, vous voilà capable de tuer ces monstres et d'absorber leur pouvoir. Cette aptitude exceptionnelle fait de vous un Dovahkiin, un enfant de dragon chargé de vaincre ces reptiles mythologiques. Vous allez devoir parcourir Bordeciel de long en large pour tenter de démêler le mystère du réveil des dragons, tout en pouvant choisir de prendre part ou non aux conflits humains qui ravagent cette contrée.

Cette courte introduction vous plonge directement dans l'histoire du jeu. Par la suite en revanche, ce scénario se fera plus discret en vous laissant construire votre propre aventure. L'étendue du monde et le foisonnement des quêtes secondaires auront ainsi tendance à noyer la trame principale. La motivation pour progresser dans l'histoire peut devenir alors relativement faible, d'autant plus que cette dernière – peu originale – n'est pas des plus passionnantes. Il est dommage, avec un développement si réaliste, qu'un scénario plus accrocheur et plus entraînant n'ait pas été mis en place. Certes, les personnages sont bien travaillés et la gravité des situations auxquelles ils sont confrontés (guerres et rébellions) est bien rendue. Mais il manque toujours cette petite étincelle qui rendrait l'aventure vraiment captivante. Parfois un peu plus de linéarité ne fait pas de mal.

Les quêtes secondaires sont très nombreuses (à chaque fois que vous parlez à un PNJ vous avez une chance de vous retrouver chargé d'une nouvelle mission). Elles peuvent parfois se révéler intéressantes, mais sont bien souvent inutiles... Elles sont gérées grâce à un menu secondaire. Elles sont d'abord ajoutées automatiquement à votre liste des quêtes mais de façon « cachée ». Vous avez ensuite la possibilité de les consulter et de les « activer » grâce au menu, faisant alors apparaître sur la carte du monde et à l'écran la direction à suivre pour résoudre cette quête. Très pratique donc quand on ne sait pas trop à qui s'adresser.
Il est également possible d'activer plusieurs quêtes en même temps. À noter qu'une quête peut tout de même être résolue sans être activée dans le menu (l'activation servant juste à poser des repères visuels).

Il faudra compter une vingtaine d'heures pour compléter le scénario principal en ligne droite. Mais le principe du monde ouvert et la multitude des quêtes secondaires vous conduiront plutôt à passer près d'une centaine d'heures dans ce monde, voire beaucoup plus si vous aimez jouer sans être « story-drivés ».

En résumé :
+ personnages et situations réalistes
+ de nombreuses quêtes secondaires (trop ?)
- scénario principal peu captivant et noyé au milieu des autres missions
- pas très original...

Bienvenue en Bordeciel

Le jeu se place dans un univers nordique, Bordeciel, composé de montagnes et de forêts, et qui se prolonge sur une mer glacée à sa limite nord. Villages et cités fortifiées sont également de la partie, avec toujours un côté « viking » qui n'est pas sans rappeler la représentation du Rohan dans l’œuvre de Tolkien.
L'exploration peut se faire avec une vue à la première ou la troisième personne. Le seul avantage de la deuxième option étant de pouvoir visualiser son personnage à l'écran. Néanmoins, dans l'un ou l'autre des cas, on pourra noter que la vision latérale est parfois assez limitée et donne l'impression d'être confiné dans un scaphandre. Cela est regrettable étant donné la beauté et l'immensité du monde qui nous entoure.

Ce qui frappe dès le début du jeu est sans doute la qualité de l'environnement 3D. Que ce soit au niveau des architectures, des plantes, des personnages, tout est détaillé et réaliste. Les proportions sont généralement bien représentées (même si gravir une montagne en quelques minutes est encore assez irréaliste). Le rendu des effets météorologiques est très bon, de même que les transitions entre le jour et la nuit. La profondeur de champ est également agréable et confère une réelle sensation de liberté. Les événements lointains (personnages, animaux...) sont pris en compte de façon progressive, ce qui évite de surcharger l'écran (et les ralentissements). Se balader dans cet univers devient un vrai plaisir. On découvre peu à peu des lieux cachés, de nouvelles routes, de nouvelles menaces... Il faut du temps pour pouvoir traverser chaque région à pied, ce qui rend l'aventure encore plus réaliste. Néanmoins, une fois un lieu découvert, il devient possible de s'y rendre en s'y « téléportant » simplement en cliquant dessus (sur la carte du monde). Bien que pratique, cette option casse un peu le côté aventure du jeu. On finit par voyager d'un bout à l'autre de la carte par un simple clic, perdant ainsi tout l'intérêt du réalisme des étendues.

Les ambiances sont également excellentes. Graphismes et musiques se complètent très bien pour dépeindre un monde à la dérive, mélancolique et sombre. Chaque lieu bénéficie de son propre thème, mais toujours en accord avec l'ensemble, ce qui renforce la sensation d'un monde cohérent et uni. Les bruitages associés aux environnements sont également soignés et complets, tout en restant suffisamment discrets pour ne pas envahir tout l'espace sonore.

Quelques énigmes ou pièges se dresseront parfois en travers de votre chemin. Il faudra donc faire appel à toute votre logique et/ou prudence pour progresser, notamment dans les ruines sombres et oubliées des hommes depuis longtemps...

Au-delà de l'environnement, c'est également la population (sauvage ou humaine) qui l'habite qui complète le réalisme de l'univers. Chaque lieu possède des dizaines de PNJ qui vaquent à leurs occupations durant la journée, et rentrent se coucher le soir venu. La plupart sont humains, mais il existe également d'autres races humanoïdes telles que les Orcs, avec leur lot de racisme associé qui est plutôt bien retranscrit. Néanmoins, beaucoup de ces PNJ servent uniquement de décors (c'est-à-dire qu'ils n'interviennent pas ou peu dans le scénario et les quêtes), et ce trop grand nombre de personnages rend les situations un peu confuses parfois. Il devient en effet difficile de retenir les prénoms de tout le monde et de savoir à qui s'adresser. Sans compter que les dialogues sont très développés (en longueur), et pas forcément intéressants. On soulignera au passage le travail incroyable au niveau des doublages des PNJ (en français). Chaque personnage (ou presque) possède une voix qui lui est propre, et dans l'ensemble le rendu est très bon.

D'un point de vue plus technique, Skyrim bénéficie d'un monde ouvert, sans transitions donc, excepté pour entrer à l'intérieur d'un bâtiment ou d'une cité. Bien qu'ils soient rares, les temps de chargement entre ces zones sont assez longs et pénibles. Cela est particulièrement vrai lors de l'exploration de lieux fermés (bâtiments, cavernes...) où les changements de zones sont fréquents. Quelques bugs peuvent également nuire à l'aventure : on peut par exemple se retrouver coincé dans un trou sans pouvoir en ressortir ! Quelques imperfections graphiques (textures, clipping) sont également à noter mais ne sont pas spécialement gênantes dans l'aventure.
La navigation est rendue agréable grâce à un menu simple et intuitif, et une prise en main des commandes très rapide. Dès la première heure de jeu vous serez autonome pour profiter pleinement du jeu.

En résumé :
+ environnements vastes et développés
+ sentiment de liberté
+ l'exploration des régions est très agréable
+ bons rendus météo et jour/nuit
+ ambiances graphiques/sonores excellentes
- temps de chargement un peu longs parfois
- champ visuel assez restreint latéralement

Créer son réseau social

Pas encore de facebook présent dans cet univers, en revanche vous aurez la possibilité de joindre différents groupes ou guildes répartis à travers tout Bordeciel. En rejoignant l'une de ces guildes, vous aurez accès à différentes quêtes et avantages (dormir dans leurs locaux, accéder à des marchands particuliers, ou même acquérir certains dons...). Vous découvrirez son histoire et ferez connaissance avec ses membres, qui vous accompagneront parfois lors de certaines quêtes. La plupart des guildes vous permettent également d'accomplir de petits jobs (qui peuvent être répétés autant de fois que désiré), assez utiles pour se refaire une santé financière, ou simplement pour gagner de l'expérience.

En dehors des guildes, vous pourrez également créer votre propre environnement social. Vous pourrez acheter une maison où vivre, et l'aménager en rajoutant des meubles. Il s'agit en réalité d'acheter des « packs » de meubles, tels que la cuisine, la chambre... La personnalisation de votre maison reste donc limitée mais appréciable, notamment pour entreposer vos objets dans un endroit sûr. Vous pourrez également (sous certaines conditions) épouser un personnage qui viendra vivre dans votre foyer (ou bien vous aurez la possibilité de vivre chez lui). À noter que ces mariages sont ouverts à tous, hétéros ou homos. Pas de discrimination donc (et même si ce n'est qu'un jeu, on peut saluer cette initiative des développeurs). Votre fiancé(e) n'aura pas un grand rôle dans l'histoire, mais il/elle pourra tenir un magasin (dont vous récolterez une partie des bénéfices), ou vous préparer de bons petits plats à emporter durant vos aventures.
Enfin, afin de vous sentir moins seul, vous aurez la possibilité d'engager un compagnon parmi certains PNJ (moyennant finances ou non selon les cas). Celui-ci vous suivra dans tous vos déplacements et se battra à vos côtés. Vous aurez un certain contrôle sur ses actions, en lui indiquant par exemple d'attendre à un endroit. Vous pourrez également modifier son équipement pour le rendre plus performant.

De nombreuses options sont donc possibles pour que votre personnage s’inclue au mieux dans l'univers de Skyrim. Mais bien qu'appréciables, ces aspects ne suffisent pas à compenser le manque d'intérêt que l'on peut porter à l'aventure...

En résumé :
+ possibilité de joindre de nombreuses guildes
+ créer son foyer
+ obtenir l'aide de compagnons

Naissance d'un enfant de Dragon

La création de votre avatar se déroule durant l'introduction du jeu. Cette phase est en réalité très limitée puisqu'elle consiste juste à choisir une race d'origine (qui détermine alors vos compétences initiales), et à personnaliser l'apparence de votre héros/héroïne. Il n'existe ni classes ni jobs. Par la suite, vous pourrez faire progresser votre personnage en acquérant de l'expérience lors de vos aventures et des combats. Les personnages peuvent progresser essentiellement à 2 niveaux : dans leurs compétences et dans leurs caractéristiques.

Les caractéristiques du personnage se limitent à 3 : Magie, Santé, Vigueur. Celles-ci influencent vos actions magiques (pour la première) ou physiques (pour la seconde). La vigueur, quant à elle, correspond au souffle du personnage et détermine par exemple le nombre d'actions qu'il peut enchaîner sans être essoufflé, ou bien la durée pendant laquelle il peut courir, ou encore le poids des objets qu'il peut transporter. Les niveaux de magie et de vigueur déterminent également respectivement votre réserve de pouvoir pour lancer des sorts ou votre réserve de vie (qui conduit à la mort si elle tombe à 0). Il est possible d'améliorer l'une de ces 3 caractéristiques lorsque vous gagnez un niveau général. Le gain de niveau n'est pas forcément très fréquent, aussi faut-il bien choisir la caractéristique à améliorer selon le type de personnage que l'on veut jouer.

Les compétences se déclinent quant à elles en 18 groupes. Que ce soient des compétences magiques (illusion, conjuration, destruction...), de combat (armes à 1 main, armures lourdes...), d'artisanat (alchimie, forge...) ou autres (crochetage, déplacement silencieux, éloquence...), toutes évoluent de la même façon. Elles s'améliorent soit lorsqu'elles sont utilisées de façon fréquente (donc plus un personnage se battra avec des armes à 1 main et plus il sera doué dans cette discipline), soit en suivant un entraînement auprès de certains PNJ, soit en lisant des livres spécifiques. Contrairement aux caractéristiques, les compétences évoluent plutôt rapidement (surtout au départ) et permettent de sentir une réelle progression chez notre personnage.

Les compétences peuvent aussi évoluer en débloquant des atouts. Ces derniers peuvent être activés lors d'un gain de niveau général (à chaque niveau, 1 seul atout peut être activé). En fonction du niveau de la compétence, différents atouts sont disponibles (par exemple « améliorer l'efficacité des armes à 1 main de 20% »). Cet aspect pourrait être intéressant pour personnaliser son héros, mais encore une fois, le gain de niveau général étant rare, il devient difficile d'obtenir suffisamment d'atouts dans toutes les compétences souhaitées.
Enfin, il faut noter que les compétences magiques nécessitent également d'apprendre des sorts grâce à des grimoires. Il n'y a pas de limite au nombre de sorts que le personnage peut apprendre. En revanche les sorts sont classés selon une échelle de difficulté (novice, apprenti, adepte, expert, maître) et pour les utiliser, votre avatar doit avoir un niveau dans la compétence concernée suffisamment développé. Ces niveaux correspondent en fait à des atouts qu'il faut activer successivement lors de l'évolution de votre personnage.

En tant qu'enfant de dragon, votre avatar dispose également d'un type unique de compétences : les cris. Ceux-ci correspondent à des mots de pouvoir dans le langage des dragons, qui déclenchent divers effets. Ils s'acquièrent en général en découvrant des inscriptions dans des ruines puis s'activent grâce à des âmes de dragons (acquises à chaque victoire contre un dragon). Les cris se déclinent chacun en 3 niveaux (un niveau correspondant à 1 mot découvert, il faut donc découvrir les 3 mots pour obtenir le niveau maximum d'un cri).
Bien qu'uniques, on ne peut pas dire que les cris soient d'une puissance ou d'une efficacité extrême, ce qui est relativement dommage étant donné la difficulté de les obtenir...

Enfin, il existe également quelques dons uniques qui peuvent être obtenus au cours de vos aventures, comme la transformation en loup garou par exemple. Ces dons sont généralement limités à 1 seule utilisation par jour mais peuvent se révéler intéressants dans certaines situations.

En résumé :
+ évolution des compétences agréable et naturelle
+ pas mal de choix dans les atouts
- création du personnage très limitée
- seulement 3 caractéristiques !
- évolution générale lente

Un peu d'action

Skyrim est un A-RPG assez classique dans son système de combat, mais très intuitif. Le principe est assez simple : il faut équiper votre personnage des armes ou sorts que vous souhaitez utiliser dans chaque main, puis déclencher les actions associées par un simple bouton. Rien n'empêche d'ailleurs d'équiper à la fois un sort dans une main et une arme dans l'autre. Les enchaînements des actions physiques (frapper, tirer à l'arc, parer...) sont limités par la vigueur, et ceux des actions magiques sont limités par la jauge de magie. Ces deux jauges se rechargent naturellement avec le temps.

Les combats étant en temps réel, il faut enchaîner les coups le plus rapidement possible pour venir à bout de vos adversaires. Il est possible d'accéder au menu principal pendant le combat (qui se met alors en pause) afin de changer d'équipement ou d'utiliser des objets (potions de soin par exemple). Un système de « favoris » permet également d'enregistrer des objets ou actions dans un menu spécial qui s'ouvre sur la gauche par une simple pression sur la flèche gauche (mettant également le jeu en pause), afin d'intervertir de façon rapide et intuitive entre différentes armes par exemple, ou d'utiliser une potion rapidement.
Si le système d'action est plutôt intuitif, en revanche la pratique est parfois difficile. En effet, le champ visuel étant restreint, il est fréquent de se retrouver avec des ennemis sur les côtés ou dans le dos sans trop savoir d'où viennent les coups ni comment les contrer. Un système de visée automatique, ou au moins de positionnement automatique face à l'ennemi le plus proche par exemple, aurait grandement facilité les combats. La vue à la troisième personne n'aide pas forcément mieux, car trop collée au dos du personnage. Sans compter qu'il est aussi délicat de se déplacer correctement tout en effectuant une action, la maniabilité du personnage n'étant pas des plus souples durant les combats.

La difficulté des affrontements est difficile à déterminer. Étant donné que le cheminement est totalement libre, il est possible de rencontrer des ennemis très forts assez tôt dans le jeu, et inversement. Il est également parfois surprenant d'explorer des lieux où le niveau des ennemis est relativement faible, puis de tomber sur un boss vraiment... pénible (pour rester poli) !

Les ennemis les plus courants sont des humains ou des animaux sauvages (loups, ours...), mais il arrive de croiser quelques ennemis plus dangereux tels que des trolls ou des araignées géantes, sans oublier bien sûr des dragons ! Ces derniers surgissent généralement à l'improviste pour vous transformer en brochette. Ils ont la particularité de pouvoir voler, ce qui les rend assez impressionnants, d'autant que leur arrivée est annoncée par un rugissement très caractéristique. L'avantage dans ces combats est que la plupart des PNJ présents sur les lieux viendront vous aider à terrasser ces monstres. Une fois vaincus, vous aurez alors le privilège d'absorber l'âme du dragon (nécessaire pour activer de nouveaux Cris).

En résumé :
+ système d'action intuitif et facile à prendre en main
- maniabilité parfois un peu merdique
- visibilité dans les combats

Les cordonniers sont-ils toujours les plus mal chaussés ? Pas sûr...

Votre personnage a beau être un gros bourrin (ou mage pervers...), il est quand même capable de faire des choses délicates avec ses doigts ! L'artisanat se décline en plusieurs disciplines (chacune étant associée à une compétence au même titre que les compétences de combat ou de magie) et représente l'un des aspects les plus intéressants du jeu pour pouvoir personnaliser son avatar. D'autant plus que tout l'équipement du personnage apparaît à l'écran (en vue à la troisième personne). Il devient donc intéressant de pouvoir créer vos propres objets pour obtenir un avatar à votre goût.

Les forges : dans ces lieux, vous pourrez créer des armes et des pièces d'armure à condition d'avoir les matériaux nécessaires et le niveau de compétence demandé. Avec un niveau de forge suffisamment élevé, vous pourrez créer les armes et armures de vos rêves. Il est également possible de créer des bijoux (collier/anneaux) qui pourront ensuite être revendus ou enchantés.

Les enchantements : cette discipline se déroule en deux temps. Dans un premier temps, votre personnage doit apprendre des enchantements en désenchantant les objets magiques découverts lors de vos aventures. Une fois un enchantement appris, il est possible d'appliquer cet enchantement à un objet inerte (qui n'est pas encore enchanté), comme par exemple une arme que vous venez de forger. En fonction du type d'enchantement, il ne pourra être appliqué qu'à une arme (pour les dégâts magiques par exemple) ou une armure (pour les enchantements de soutien).
Pour que l'enchantement puisse être appliqué, il est nécessaire de consommer des pierres d'âmes (une sorte de « monnaie magique »). Celles-ci peuvent être achetées déjà pleines ou bien vides. Dans ce dernier cas, il faudra les remplir avec des âmes volées sur les ennemis. Une fois utilisée pour enchanter un objet, la pierre d'âme disparaît. Vu leur coût, vous réfléchirez à deux fois avant de les utiliser. Il faut également noter que les pierres d'âmes ont différents niveaux. Plus vous utilisez une pierre d'âme de rang élevé, et plus l'effet de l'enchantement sera efficace.
Les enchantements d'armes ont également la particularité d'avoir un effet limité dans le temps. Ils possèdent en effet une « charge » qui diminue à chaque utilisation de l'arme. Une fois vide, l'enchantement n'a plus d'effet et il faut de nouveau utiliser une pierre d'âme pour recharger l'arme. Ce qui aurait pu être une bonne idée se révèle à la longue assez pénible et un brin frustrant.

L'alchimie : les mélanges d'herbes et d'autres ingrédients bizarres peuvent conduire à des résultats efficaces. Le problème étant de trouver les bonnes combinaisons... En effet, devant les dizaines d'ingrédients existants (et donc des centaines de combinaisons possibles), il devient difficile d'imaginer des associations efficaces sans aller fouiller le net à la recherche des recettes miracles. Le jeu est néanmoins doté d'un système sensé vous aider dans vos recherches, en indiquant l'effet associé à chaque ingrédient une fois que vous avez tenté de l'utiliser. Mais dans la pratique, ces indications ne sont pas d'un grand secours.

La cuisine : peu utile, mais toujours appréciable, cet artisanat est beaucoup plus facile à mettre en place que l'alchimie. Les recettes sont directement affichées en fonction des ingrédients dont vous disposez. Les plats ainsi préparés peuvent être consommés ou revendus.

Les disciplines d'artisanat, sans être vraiment originales ou novatrices, se révèlent plutôt intéressantes pour personnaliser son équipement. Le système d'enchantement est plutôt bien pensé et permet d'obtenir un équipement unique (mais reste frustrant en ce qui concerne les armes).

En résumé :
+ beaucoup de possibilités dans la création d'objets (armes/armures/accessoires)
+ système d'enchantement intéressant

Skyrim a tout pour être un très bon jeu au premier abord. Il dispose d'un développement exceptionnel par son environnement et la richesse de son univers, d'une durée de vie incommensurable, et d'une ambiance très réaliste. Oui mais cela ne suffit pas à en faire un titre transcendant. Le manque d'originalité et un scénario peu prenant (et souvent noyé au milieu des quêtes secondaires) en font un jeu potentiellement ennuyeux. Une fois dépassée l'excitation du départ, on se rend vite compte de l'intérêt très limité du soft (du point de vue de l'aventure). Au mieux, on peut tourner en rond pendant des heures en accomplissant des quêtes (peu utiles) et en explorant chaque recoin de Bordeciel. On regrettera par ailleurs que ce RPG n'ait pas bénéficié d'un mode online, ce qui l'aurait rendu beaucoup plus intéressant.
Skyrim s'adresse donc avant tout aux joueurs qui apprécient de se balader sans réel but dans un environnement (somptueux, soulignons-le encore une fois) juste pour le plaisir de découvrir les nombreuses possibilités imaginées par ses développeurs. Si vous vous reconnaissez dans cette description, vous passerez un moment très agréable grâce à ce jeu. En revanche, si vous cherchez une aventure « guidée » excitante et originale , il est conseillé de passer votre chemin.

Note attribuée : 15/20

Rédigé par Natahem le 30/04/2012

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