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Horizon : Zero Dawn

Fiche complète de ce jeu

Premier jeu d’action-aventure du studio Hollandais Guerrilla Games (KillZone), Horizon : Zero Dawn a pointé le bout de son nez pour la première fois pendant l’E3 2015. Même si cet événement a été envahi par les annonces de gros blockbusters comme le retour de Final Fantasy 7 ou l’arrivée de Shenmue III, le titre a su créer l’envie des joueurs. Son univers se situe dans un monde ouvert post-apocalyptique. Autant dire que le jeu a suscité une très grande attente auprès de tous les joueurs, l'attente en valait-elle la peine ? Horizon : Zero Dawn peut-il prétendre être un chef-d’œuvre ?

Un long voyage

Afin de poser tout de suite le contexte, le jeu nous plonge dans un monde totalement dévasté. Point de belles villes d’aujourd’hui, ni de gros immeubles, la nature a repris ses droits et l’Homme se retrouve donc à vivre comme à la préhistoire. La majorité des bêtes sauvages ont été remplacées par des monstres de métal, même s'il subsiste quelques poissons ou lapins par-delà le monde. Mille ans séparent la fin du règne humain du début du voyage de notre héroïne le début du voyage de notre héroïne.

Le jeu nous met dans la peau de la jeune Aloy, encore enfant au tout début de l’aventure, élevée par Rost qui est son père adoptif. Notre héroïne découvre alors dans des ruines interdites une oreillette que nous appellerons « focus ». Elle commencera dès lors à apprendre à utiliser cet objet, lui permettant d’analyser chaque créature et le monde qui l’entoure, et cela tout au long de son enfance.

Prête à relever l'épreuve de valeur de sa tribu, les Noras, Aloy ne va pas tarder à découvrir l’envers du monde et surtout qu’il existe d’autres tribus et d’autres monstres par-delà les montagnes. Elle y apprendra la vie, la vérité sur sa naissance et partira surtout en quête de vengeance.

Ce long voyage initiatique sera bien sûr rempli de découvertes, de nouvelles races de monstres, de villes, de ruines et de tribus. Le monde a bien plus de secrets à révéler que sa tribu ne lui a laissé penser.

Clairement, l’histoire se suit bien en dépit de la taille de l’Open world que certains pourraient craindre. Le voyage d’Aloy sera entremêlé de différentes histoires qui auront le même fil conducteur. Tout au long de votre périple, vous serez donc confronté à une multitude d’histoires audio vous permettant d'approfondir votre culture de l’univers. Tout cela apporte un certain cachet au titre et nous permet véritablement d’entrer dans l’histoire et le monde d’Horizon : Zero Dawn. On pourrait aussi s’attendre à des lectures peu intéressantes mais tout cela nous en apprend plus sur le monde d’avant. Pour étayer tout cela, il suffit de prendre pour exemple les différentes lectures audios grâce au « focus » qu’Aloy peut écouter dans les différents espaces qu’elle va parcourir. Même si cela peut paraître anodin, on peut en apprendre plus sur ce qu’il s’est passé avant l’arrivée des monstres de métals. Pour certains joueurs, ces petits plus pourraient être totalement inutile mais si vous creusez un minimum, le tout donne une véritable cohérence au titre et on se prend même au jeu de rechercher les différents liens entre les personnages et les histoires annexes (celle des Oubliés avec Brom qui entend des voix).

Une réalisation au poil

C'était une première pour le studio Guerrilla. L'attente a été grande pour de nombreux joueurs : le studio a passé un peu plus de cinq ans à travailler avec acharnement afin de nous offrir quelque chose de potable. S’aventurer dans la réalisation d’un Open World ne fut pas une mince affaire surtout que beaucoup s’y étaient déjà essayé (The Witcher 3, Final Fantasy XV, Xenoblade Chronicles X).

Clairement, le studio réalise ici un exploit. Les lieux sont variés, vous pouvez donc vous attendre à parcourir des forêts, des déserts mais aussi des montagnes enneigées, le tout restant aussi très réaliste. Dans Horizon : Zero Dawn il y a aussi beaucoup d’animations graphiques, que ce soit un simple coucher de soleil ou l’arrivée d’un gros orage. L’écosystème général est aussi très cohérent. Le comportement de la végétation et des animaux rendent le jeu extrêmement crédible.

Le travail sur les personnages n'est pas en reste, et ce malgré tout le soin qui a été apporté aux autres éléments. Vous allez pouvoir rencontrer pléthore de personnages tous différents les uns des autres, que ce soit au niveau des costumes ou bien de la réalisation des visages. La plus belle réalisation est sans conteste celle d’Aloy. Nous retrouvons une héroïne à la fois humaine, charismatique, et remettant à chaque fois en question ce qu’elle fait. De plus, comme dit précédemment, nous commençons l’aventure avec une jeune fille qui va alors grandir au fil de son périple ce qui va permettre aux joueurs de s’imprégner un peu plus de l’héroine, de se mettre dans sa peau. On va donc pouvoir s'y attacher, rendant les choix plus difficiles à faire (qui ne changent pas concrètement le scénario mais certains points).

Un autre gros défi pour le studio était sans nul doute les machines, relevé haut la main. Les bêtes mécaniques respirent le réalisme, imitant avec brio les différentes créatures existant auparavant. Vous pourrez apercevoir de nombreux oiseaux comme l’Oiseau tempête ou des crocodiles comme le Carapateur dont vous devrez venir à bout, elles comme tant d’autres créatures.

Outre la technique rendant le jeu très réaliste, la direction artistique est aussi de très bonne facture, on en prend plein les mirettes et certains paysages sont tout bonnement magnifiques.

La composition musicale est aussi très travaillée (pas moins de 51 pistes) réalisée par Joris de Man, The Flight et Niels Van der Leest. Un des thèmes les plus emblématiques restera sans nul doute HomeComing qui est une sorte de longue ballade au piano à la fois emplie de tristesse et d’espoir. Le voice-acting, que ce soit en français ou en anglais est aussi de très bonne qualité.

Si nous devions conclure sur tout ce travail apporté au niveau de la réalisation, que ce soit d’un point de vue esthétique et artistique, le jeu frôle la perfection et nous avons véritablement l’impression que rien n’a été laissé pour compte.

Un système à fort accent RPG

N’oublions pas le système de combat, l’un des principaux aspects du jeu. A la manière d’un The Witcher 3, vous prendrez le contrôle d’Aloy, et pourrez combattre les divers ennemis avec un large panel d’armes. L’une des plus importante sera sans nul doute l’arc qui pourra tirer différentes types de flèches comme l’anti-blindage, les explosives ou bien les électriques. Bien sûr, notre héroïne aura aussi droit à d’autres équipements comme le lance-câble permettant de poser des pièges (explosifs, électriques par exemple) ou bien le lance-corde servant quant à lui à plaquer au sol les diverses créatures mécaniques du jeu. On pourrait s’attendre à un trop large choix d’armes mais tout est utile, surtout contre des grosses créatures, ou encore à des niveaux de difficulté supérieure. Le changement d’armes se fait aussi très facilement grâce à un petit menu en forme de roue pour choisir ses armes pendant les combats.

Le temps d'adaptation aux différentes mécaniques du jeu est primordial et assez conséquent, permettant ainsi d’apprendre à jongler entre l’infiltration et l’action. Aloy peut se cacher dans les hautes herbes afin de ne pas se faire repérer par l'ennemi, prendre le temps de déposer ses différents pièges afin de ne pas être acculée. L'aspect tactique est donc bien présent, notamment grâce à l'exploitation des faiblesses des adversaires qui est primordiale pour les vaincre. Le joueur devra donc prendre son temps pour voir où il faudra attaquer en premier. Il y a donc un certain apprentissage à prendre en compte et cela tout au long de votre voyage. On peut détruire certaines parties des machines offrant ainsi des objets utiles. Cela permet de réduire le temps du combat (immobiliser l’ennemi ou récupérer une arme pendant le combat ; le Gueule d’Orage par exemple a une sorte de lance-disque). Au final, le système de combat est très bon et on se surprend à commencer à véritablement exploiter les faiblesses de l’ennemi et à poser des pièges un peu partout, nécessaire pour ne pas mourir trop rapidement, la vie d’Aloy ne tenant qu’à un fil.

Sur toute la longueur du jeu, votre personnage évoluera, que ce soit en niveau ou en compétences. Certaines, comme Concentration, vous permettront de ralentir le temps et préciser votre tir. D’autres vous permettront de tuer l'ennemi en un seul coup sans vous faire repérer (attaque silencieuse). Il faudra donc bien choisir ce que vous voulez monter en premier, car certaines d’entre elles sont primordiales comme le talent soigneuse qui double la capacité du sac médicinal d’Aloy.

Le système intègre aussi du craft et de la récolte. Certaines herbes vous permettront de créer des potions de vie ou encore des flèches. Il est possible de récolter divers objets sur les cadavres de créatures mécaniques, afin d'acheter de nouvelles armures ou de les améliorer ayant chacune un degré de rareté (vert, bleu, violet). Ces modifications permettent par exemple d’augmenter les dégâts de feu. Les différentes améliorations ne s’arrêtent pas là car il est aussi possible d’agrandir les différentes sacoches contenant vos flèches, potions et objets en tout genre.

Bien que tous ces éléments soient en effet proches de ceux d'un RPG, ils ne sont clairement pas assez mis en valeur, le craft ne permettant pas d’aller plus loin que la simple création de potions et de flèches par exemple. Vous serez aussi en perpétuelle chasse à la simple herbe médicinale ou bien au petit lapin. De plus, le jeu n’a pas été conçu pour les combats aquatiques, alors que le joueur aura besoin de poisson pour certaines recettes.

Pourtant, le jeu reste excellent, le bestiaire est varié, chaque créature a différents comportements, différents points faibles. Il est aussi possible de pirater les machines afin de les utiliser en tant que monture ou pour tout simplement occire les autres adversaires. Un des aspects que nous n’avons pas évoqué est le système de quête qui lui permet à la fois d’en apprendre plus sur le monde qui nous entoure mais aussi d’en apprendre plus sur les monstres.

Horizon : Zero Dawn est beaucoup plus orienté action que infiltration mais la prise en mains se veut intuitive. Aloy peut escalader des murs, esquiver les attaques, poser des pièges permettant au joueur de choisir sa propre stratégie. Les aspects RPG, bien que perfectible, arrive tout de même à proposer un large choix d’évolution nous permettant ainsi de parcourir le monde comme un grand voyage.

Un grand Open World

Qui dit Open-World dit quêtes annexes à profusions et c’est ce qui nous attend dans ce titre. Comme dit précédemment, vous allez partir à la rencontre de différents personnages qui auront tous une histoire ; que ce soit celle d’Olara qui recherche son frère disparu depuis dix ans d’exil ou bien de Vanasha qui doit aider l’enfant roi Itamen et sa mère Nasadi à fuir les carjas de l’Ombre. Tout cela amène une certaine cohérence au monde qui entoure Aloy. Bien sûr, vous n’allez pas parcourir le monde en ne suivant uniquement que ces quelques quêtes annexes et l’histoire principale.

Le joueur doit s’attendre à faire de sacrées rencontres, comme les Grands-cous, qui sont des machines géantes parcourant certaines zones. Ces dernières permettront à Aloy, une fois piratées, de dévoiler une partie de la carte du monde qui est tout de même très grande. Ces dernières se retrouveront souvent dans des zones où il y a quelques machines vous barrant la route et il faudra trouver le moyen de les gravir.

Une autre partie importante du jeu est sans nul doute les Creusets qui sont des sortes de structures construites par les Anciens. Aloy va devoir les traverser afin d’en pirater le noyau pour en apprendre plus sur les machines. Loin d'être de simples donjons sans difficulté et cohérence avec le scénario, ils se trouvent être en réalité assez difficile à entreprendre, surtout à la fin de ces derniers où il y a toujours une bête à combattre. On se surprend à chercher par-delà les plaines ces dites structures et à les parcourir afin d’y découvrir ce qu’elles renferment.

Le jeu s’offre aussi le luxe d’autres missions plus ou moins importantes, les zones de chasse qui vous apprendront à la fois à manier vos armes mais aussi à parfaire votre dextérité contre l’ennemi. Pour faire simple, ce sont des sortes d’épreuves, plus ou moins faciles où on vous demande de tuer des Brouteurs à l’aide du lance-câble ou bien de pirater des ravageurs pour tuer un Gueule-d’orage (tout cela dans un temps imparti).

Vous l’aurez compris, le studio Guerrilla Games n’a pas fait en sorte de créer un simple monde ouvert vide de sens. Horizon : Zero Dawn est un titre avec une certaine cohérence, que ce soit au niveau de son histoire mais aussi du monde dans lequel Aloy va s’aventurer. Chaque zone est à la fois agréable à l’oeil et renferme aussi divers bonus (comme les statuettes Banuk par exemple s’échangeant contre des boîtes de ressources violettes) qui permettent d’acheter, par exemple, certains équipements mais aussi des enregistrements audios, des projections de l’ancien monde qui s’imbriquent totalement dans l’histoire principale. Cet Open-World arrive donc à offrir un certain rythme aux joueurs. Les plus aventureux iront parcourir le monde à dos de bêtes mécaniques afin d’y découvrir à la fois les paysages mais aussi toutes les annexes qui s’intègrent parfaitement dans l’univers tandis que les autres prendront part uniquement à l’histoire principale en ne parcourant et comprenant qu’une infime partie de ce que Horizon : Zero Dawn peut nous procurer.

Un jeu parfait ?

Sans tirer directement de conclusion, il est important de noter que le titre n’est pas si facile même si l’une des quêtes annexes nous offre un outil un peu trop efficace vers la fin du jeu (la quête de l’armure antique). Il faut apprendre à jongler entre la discrétion et l’action pure même en difficulté normale.

Horizon : Zero Dawn nous offre une grande aventure, même si l’IA de certains ennemis a quelques problèmes (les humains trop faciles à tuer, certaines machines bloquées par l’environnement) et même si parfois nous avons droit à quelques bugs au niveau de la mise en scène (synchronisation labiale). Le titre est aussi très long (pas moins de cinquante heures), surtout si on se prête au jeu du crafting, des quêtes annexes ou de la recherche d’armure antique.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous avons eu droit à quelques mises à jours permettant aux joueurs de jouer en New Game +. Vous pourrez alors garder toute votre progression et votre équipement et recommencer l'histoire de A à Z soit dans une difficulté plus haute ou même plus basse (le mode Ultra Difficile étant assez retord).

Et pour ceux attendant une suite (surtout au vu de la fin du jeu), nous allons bientôt pouvoir retrouver notre chère Aloy avec l’extension The Frozen Wilds.

Il est difficile de trouver de grosses lacunes à Horizon : Zero Dawn. Même si le titre n’est pas exempt de défaut, il arrive à nous faire aimer son histoire et surtout son personnage en quête de vérité. La liberté est totale, sans temps de chargement, sans zone creuse où nous pourrions avoir une impression de jeu inachevé. Horizon : Zero Dawn est un voyage, avec une forte cohérence et un énorme travail artistique, en somme une grande aventure dans ce nouvel univers plein de charme et de personnalité. Il n’y a qu’un conseil à donner, si vous appréciez les mondes ouverts et que vous avez envie, après cette lecture, de vous engouffrer dans le monde d’Aloy, n’hésitez pas. Ce titre est tout simplement une merveille vidéoludique, une claque visuelle avec un gameplay addictif et une histoire passionnante.

Note attribuée : 18/20

Rédigé par Sadness le 18/10/2017

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