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Yakuza 7 : Like a Dragon

Fiche complète de ce jeu

La série des Yakuza, développée par SEGA, remonte à 2005 avec le tout premier épisode sorti sur PS2. Elle se concentre à l’origine sur un personnage principal, Kiryu Kazuma, et son développement dans le milieu de la mafia japonaise. On peut compter 7 épisodes canoniques, de Yakuza premier du nom à Yakuza 6 avec l’ajout d’un prélude (Yakuza 0), et de nombreux jeux dérivés. C’est donc une grande franchise qui donne naissance à un nouvel épisode, Yakuza : Like a Dragon (Yakuza LaD). Ce dernier marque toutefois un tournant dans la série. D’une part, le jeu met en scène un nouveau personnage principal, d’autre part l’aventure se déroule principalement dans une toute autre région. C’est donc une bonne occasion pour de nouveaux joueurs de plonger dans la série. Mais c’est surtout le changement de gameplay qui marque la plus grosse évolution : si la licence était basée jusque-là sur un style beat-them-all, le nouveau venu introduit un système RPG au tour par tour. Cette nouveauté est, selon les dires de SEGA, un test pour la franchise.
Nous allons donc tester ce Yakuza très particulier, tout premier RPG au tour par tour de la franchise.

Une histoire de vilain garçon au grand cœur…

L’histoire débute en nous présentant Ichiban, un jeune yakuza du quartier de Kamurocho, très dévoué à sa “famille” (au sens yakuza) et à son patriarche. Son principal défaut est sans doute d’avoir un trop grand cœur, ce qui l’empêche parfois d’accomplir ses fonctions de yakuza comme il le devrait. Très rapidement, c’est paradoxalement son dévouement qui va conduire à sa perte : son patriarche va lui demander de sacrifier sa liberté et sa position au sein des yakuza pour sauver l’honneur de sa famille. Et voilà que notre bon Ichiban se retrouve en prison pour de nombreuses années.
Le scénario fait ensuite un bond en avant de 18 ans, où on retrouve Ichiban, la quarantaine, à sa sortie de prison. Désormais seul et isolé, il va aussi être exilé dans une nouvelle région, Yokohama, sans repère, sans argent, sans but réel. Le voilà bien au fond du trou, et la seule chose qui lui reste c’est de remonter la pente. C’est donc dans ce nouveau quartier que va se dérouler l’essentiel de la suite du scénario, dont on ne dira pas grand-chose pour éviter les spoilers.

L’histoire débute lentement, faisant une transition entre l’ancienne saga et la nouvelle (littéralement, puisqu’on commence à Kamurocho avant d’être envoyé Yokohama pour la suite), et introduisant peu à peu une multitude de nouveaux personnages. Certains viendront aider notre héros au grand cœur alors que d’autres se dresseront sur son chemin. Chacun des protagonistes ou antagonistes possède un background et une personnalité travaillés. Beaucoup sont issus de la basse société, celle dont on parle peu ou pas du tout (SDFs, prostituées, immigrants…), ce qui renforce l’originalité du jeu. Les intrigues se mettent en place au fil des chapitres, soulevant de plus en plus de questions auxquelles Ichiban va vouloir répondre. On se retrouve dans un mélange entre la saga Yakuza, avec ses scénarios pleins de tragédies, traitrises et rebondissements, et un J-RPG classique avec une bande d’amis qui décide de partir en lutte contre une force maléfique. Ce côté est d’ailleurs mis en avant de façon un peu humoristique, puisque Ichiban est présenté comme un fan de Dragon Quest, et la réalité se mélange souvent à son imaginaire de fantaisie (par exemple les ennemis, tous humains, prendront des apparences plus ou moins monstrueuses durant les affrontements).

Au final, Yakuza LaD nous offre une aventure intéressante bien que pas toujours très intense (lorsqu’on le compare aux épisodes précédents). Le jeu fait la part belle au côté “aventure entre potes” pleins de bonnes intentions. De plus, l’attitude grand garçon assumée du héros (alors que, rappelons-le, il a quand même la quarantaine) donne un ton plutôt léger à l’aventure. Bien sûr, on est dans un univers Yakuza, ce qui implique une bonne dose de testostérone, des gros muscles, des grosses voix et des affrontements virils. La gente féminine est très peu représentée (bien qu’il y ait quelques personnages féminins importants) et pour le côté romantique il faudra surtout se contenter de bromances. Cela pourra plaire ou déplaire selon les goûts de chacun.
Les joueurs qui découvrent la série pourront apprécier pleinement ce titre puisqu’il introduit l’univers Yakuza de façon progressive (même si certaines références pourront paraître obscures) et la plupart des personnages du titre sont nouveaux. Les adeptes de la série y trouveront aussi leur compte grâce à de nombreuses références à la saga passée et à l’intervention de certains anciens protagonistes. Yakuza LaD s'adresse donc aux deux publics à la fois.

Un dernier point à préciser : le jeu est très bavard. Les cutscenes ou discussions s’enchaînent parfois à un rythme incroyable et on peut même assister parfois à près d’une heure de papotage avant de reprendre le contrôle du jeu. Cela aide à mettre en place un univers et des personnages très riches, mais les joueurs allergiques aux longs dialogues pourront y voir un point négatif (notez qu’il est toujours possible de zapper les dialogues…).

Une parodie de J-RPG

La grande nouveauté de cet épisode est donc l’introduction de combats au tour par tour typiques des J-RPGs. Nous reviendrons sur ce système plus en détails dans la section suivante, mais pour l’heure, nous allons regarder les autres aspects liés à cette nouvelle orientation et inédits pour la série. Si le jeu prend place dans un univers contemporain, il introduit de façon très intelligente tous les aspects que l’on peut attendre d’un J-RPG de fantaisie sans pour autant faire un simple copier-coller. Chaque aspect a été pensé pour s’intégrer de façon réaliste ou parodique à l’univers Yakuza.

Tout d’abord il y a un système de jobs, grand classique des RPGs. Mais là, il s’agit vraiment de jobs, qu’il faut aller décrocher au Pôle Emploi du coin (appelé Hello Work dans le jeu), même s’ils ne correspondent en réalité pas tous à des boulots réalistes. Chaque personnage possède un job unique et a accès très rapidement à une liste d’autres possibilités (il y a toutefois une différence entre ceux accessibles aux garçons et aux filles). Ichiban doit remplir certaines conditions liées à sa personnalité pour accéder à certains boulots (ces traits de personnalité sont présentés plus loin dans le texte). Les autres protagonistes ont des conditions liées à leur affinité envers Ichiban, elle aussi se développant au fil de l’aventure. On commence donc avec un choix limité mais, très vite, on peut personnaliser les membres de notre équipe avec plus de libertés.
Chaque job peut évoluer en gagnant des rangs d’expérience, et débloquer ainsi de nouvelles compétences ou bonus de caractéristiques. Les bonus décrochés sont permanents, même si le personnage change de boulot. Les compétences en revanche ne sont accessibles que lorsque le job est actif, à l’exception de 2 compétences par job qui deviennent accessibles en permanence. Chaque job octroie aussi des boosts de caractéristiques lorsqu’ils sont équipés (bonus évoluant avec le niveau du job). Enfin, lors du choix d’un job, on peut aussi choisir une tenue vestimentaire pour le personnage (qui ne s’affiche que pendant les combats). Chaque job possède quelques variantes de couleurs dans la tenue, mais le choix reste assez limité. On peut aussi choisir de garder une tenue standard ou spécifique, propre à chaque personnage (certaines étant exclusives à des DLCs payants).
Si le système de jobs est intéressant, l’un des gros défauts est de ne pouvoir changer de jobs qu’en allant au Pôle Emploi. Cela implique parfois de faire de longs aller-retours, ou même d’être dans l’incapacité de changer de job (lorsqu’on est bloqué au milieu de l’exploration d’un lieu par exemple).

Un autre aspect nouveau pour la série est l’introduction d’une sorte de glossaire de monstres, typiques des RPGs. Là encore, il est introduit de façon un peu parodique à travers un savant fou qui veut cataloguer tous les types d’habitants que l’on peut croiser dans les rues en nous demandant de "tous les tabasser". Le “Sujidex” (référence au “Pokédex” de Pokémon) vous permettra donc de passer en revue tous les adversaires déjà rencontrés.

On retrouve aussi un système “d’invocations” par l’intermédiaire des “Acolytes”. Grâce à son téléphone portable, Ichiban peut appeler au secours lors des combats et recevoir de l’aide, généralement d’une personne mais parfois aussi d’alliés plus… surprenants. L’effet varie en fonction de l’acolyte choisi, pouvant aller d’une attaque sur tous les ennemis à un soutien pour tous les alliés. Si le choix est très limité au départ, vous pourrez allonger votre liste d’acolytes en accomplissant certaines quêtes tout au long du jeu.
Gratuites la première fois, les acolytes nécessitent ensuite de payer une somme non négligeable pour être utilisés. Il y a aussi certaines conditions pour les appeler, certains ne travaillant que le jour ou que la nuit, ou n’étant pas accessibles si vous êtes dans un souterrain par exemple.

Comme dans beaucoup de RPGs, le protagoniste principal doit être considéré comme un héros. Pour l’aider à atteindre ce statut, Ichiban va avoir accès à une série de quêtes à travers une agence spécialisée “Héros à mi-temps”. Cela va consister à compléter de nombreuses missions pour améliorer la vie des habitants de Yokohama. On retrouvera ainsi les missions classiques qui consistent à collectionner un certain nombre d’objets, à vaincre certains ennemis ou encore à porter secours à des personnes en danger.
Bien que cela puisse apporter quelques récompenses dans le jeu, les quêtes de “héros à mi-temps” font vraiment liste de courses à remplir et n’apportent rien à l’univers. On retombe dans l’un des grands travers des RPGs consistant à faire du remplissage juste pour allonger la durée de vie.

Yakuza LaD introduit donc de très nombreux aspects RPGs à son univers, de façon intelligente ou parodique, et de manière plutôt réussie.

La baston au tour-par-tour

Yakuza LaD abandonne donc le système beat-them-all de la série pour s’orienter vers des combats au tour-par-tour où vous contrôlez une équipe de quatre personnages maximum. Les affrontements se déroulent directement dans la ville, à l’endroit où vous rencontrez des ennemis (visibles quand vous vous baladez), avec une simple transition pour annoncer le début du combat. Les ennemis ont différents niveaux, qui sont affichés au-dessus de leur tête quand vous engagez le combat.

De façon générale, chaque participant au combat (allié ou ennemi) peut faire une seule action avant de céder le tour aux autres, l’ordre d’action étant déterminé par la vitesse des personnages. Certains combattants rapides pourront quand même enchaîner plusieurs tours (notamment certains boss).
Pour votre équipe, une action peut consister à attaquer, utiliser une compétence (d’attaque ou magique), utiliser un objet, se mettre en position de défense, remplacer un membre actif avec un personnage en réserve. Ichiban peut aussi invoquer un acolyte durant son tour. Les attaques peuvent cibler un seul adversaire, ou tous, ou ceux d’une certaine zone autour d’une cible. Mais dans le dernier cas, il est impossible de voir qui sera impacté par l’attaque, ce qui rend certaines actions un peu aléatoires. Chaque personnage peut associer jusqu’à 4 compétences à des touches de raccourcis ce qui permet d’utiliser vos attaques favorites plus rapidement, sans avoir à ouvrir le menu de compétence.

Les tours peuvent s’enchaîner très vite, et les personnages sont toujours en mouvement, ce qui donne une certaine fluidité aux affrontements. Il n’y a pas vraiment de zone délimitée (sauf par les murs de l’environnement), ce qui veut dire que l’ensemble des combattants peut être amené à se déplacer peu à peu vers un autre endroit. Il est aussi possible d’utiliser certains éléments du décors pour attaquer. Par exemple, on peut envoyer un ennemi sur la route et avec un peu de chance il se fera renverser par une voiture, infligeant des dégâts supplémentaires. De même, si un vélo se trouve sur le chemin entre un personnage et sa cible, celui-ci pourra alors l'attraper ou frapper dedans pour s'en servir au moment de son attaque. Ichiban pourra même utiliser certains décors pour attaquer avec, augmentant la puissance de ses attaques. Cet élément est typique de la série, mais hélas ici il ne fonctionne pas très bien. En effet, on n’a aucun contrôle sur les déplacements de nos personnages, il est donc impossible de les placer stratégiquement vers des décors pouvant servir d’arme. Au mieux, il faut attendre que par hasard ils passent à portée d’un tel décor pour déclencher leur attaque. En plus, les objets balancés par nos héros sont parfois bloqués par d’autres éléments du décors ce qui les rend inutiles.

Il faut aussi noter que les personnages sont parfois bloqués contre des murs ou incapables de franchir une barrière, et comme on ne peut pas les guider soi-même il faut attendre plusieurs secondes avant que le jeu les décoince. Heureusement que le jeu a été pensé pour palier à ce problème et ne se bloque jamais complètement. L’aspect des déplacements est donc un peu raté et c’est très dommage car les combats auraient mérité à intégrer des mouvements ou positionnements stratégiques.

Le joueur reste constamment impliqué dans les combats grâce à un système de défense et d’attaque basé sur les touches (du style QTE). Lorsqu’un adversaire cible un membre de votre équipe, vous pouvez appuyer sur une touche précise pour parer au bon moment, ce qui limite les dégâts. De même, si vous utilisez une compétence, il faudra parfois appuyer rapidement sur “carré” ou appuyer au bon moment sur “triangle” pour augmenter l’efficacité de l’action. Ce système de touches s’avère utile pour se sentir impliqué dans les combats et ne pas se contenter de regarder l’action se dérouler.

A noter aussi qu’il est possible de mettre les combats en mode automatique (avec quelques options pour privilégier l’attaque, la défense, ou un équilibre entre les deux). Dans ce cas-là, vos personnages décideront tout seul de leurs actions, mais le joueur devra quand même appuyer sur les touches d’action (si besoin) pour améliorer les attaques.
Il existe aussi un système d’actions bonus. Si vous envoyez un ennemi au sol, il est possible qu’un membre de votre équipe proche réagisse et fasse une attaque rapide. Ces actions sont aléatoires mais deviennent plus probables lorsque vous augmentez l’affinité avec vos alliés.

Les combats sont dans l’ensemble orientés sur le comique/parodique. Le jeu ne se prend pas trop au sérieux, et autant les armes utilisées (du sac à main à la vieille canne en bois) que les actions déclenchées donnent un air léger aux batailles, même quand celles-ci sont censées être plus importantes et marquer des moments clés du scénario. Cela va avec l’esprit général plutôt léger du jeu.
Quant à la difficulté, on peut dire qu’il s’agit plutôt d’un parcours de santé dans 99% du jeu, surtout si on prend le temps d’explorer la ville et de faire monter régulièrement le niveau de nos personnages. Les combats présentent très peu de défi d’un bout à l’autre de l’aventure, à l’exception de quelques-uns qui peuvent soudainement s’avérer longs et pénibles. Certains boss ou adversaires particuliers ont une réserve de PV incroyable et même avec un bon niveau vous devrez passer un temps fou pour les vaincre. On pourra donc regretter que ce manque de challenge rende au bout d’un moment le gameplay vraiment répétitif et sans grand intérêt.

Une équipe de bras cassés

Bien qu’Ichiban commence son aventure seul, il va très rapidement être rejoint par d’autres personnages pour des motifs différents. Durant les quelques premiers chapitres, 3 compagnons rejoignent notre héros, qui constituent le noyau solide de l’équipe. Deux autres protagonistes se joindront à eux beaucoup plus tard dans l’aventure, et un dernier personnage optionnel pourra être recruté. Au total vous aurez donc accès à 7 combattants pour constituer votre bataillon de combat (sachant qu’on ne peut en sélectionner que 4).
Chaque personnage jouable peut évoluer de plusieurs façons. Tout d’abord en gagnant des niveaux généraux, ce qui augmente un peu leurs caractéristiques et permet parfois d’apprendre des compétences propres à chacun. Ils peuvent aussi évoluer dans différents métiers, comme nous l’avons évoqué auparavant, ce qui peut leur octroyer des bonus de caractéristiques (certains permanents, d’autres uniquement quand le job est actif) et des compétences supplémentaires. Pour optimiser vos personnages, une bonne stratégie sera généralement de faire évoluer chacun de leurs jobs de 10-20 niveaux pour débloquer des compétences et bonus de stats permanents, puis de choisir un job principal pour le faire augmenter beaucoup plus. Comme chaque personnage a un job unique et accès à de nombreux jobs secondaires, il sera possible de personnaliser votre équipe comme vous le voulez. Néanmoins au départ il est assez fastidieux de monter le rang des jobs et il faudra attendre d’avoir accès à certains “donjons” bonus pour gagner de l’expérience plus efficacement.

En dehors de leurs niveaux, chaque compagnon (sauf Ichiban) a aussi une jauge d’affinité avec le protagoniste qui peut évoluer. Cette affinité augmente à chaque fois qu’un personnage participe à un combat, quand vous vous rendez dans un restaurant, ou en déclenchant des mini-dialogues lors de vos déplacements dans la ville. Lorsque l’affinité atteint un palier, il faut alors se rendre dans votre QG (un bar-karaoké de la ville) où vous pourrez participer à une conversation avec le personnage en question. Cela permettra de débloquer le palier et de pouvoir de nouveau faire évoluer l’affinité jusqu’au palier suivant.
Chaque palier d’affinité donne certains bonus pour le personnage (comme par exemple gagner de l’expérience sans assister directement aux combats) et permet surtout de débloquer l’accès à certains jobs. Mais c’est aussi une très bonne façon de découvrir plus en profondeur chaque membre de votre équipe, puisque c’est à travers les scènes associées que vous découvrirez une bonne partie de leur histoire personnelle.

Quant à Ichiban, il possède 6 traits de personnalités (Passion, Charisme, Gentillesse, Style, Intelligence et Confiance en soi) qu’il est aussi possible de faire augmenter tout au long du jeu. Ces traits évoluent par exemple en fonction des quêtes ou mini-jeux accomplis, ou encore en prenant part à certaines discussions (notamment selon les quelques choix de discussion effectués durant les scènes avec les compagnons). Leur utilité est avant tout de permettre à Ichiban l’accès à certains jobs. Ils servent en quelque sorte de qualification que notre héros doit posséder pour décrocher un nouveau métier. Les traits servent aussi parfois de condition pour accéder ou avancer dans certaines quêtes secondaires.

Vos combattants pourront aussi être équipés d’une arme (dont le type dépend du job actif), de trois éléments d’armure (tête, buste et jambes) et de deux accessoires dont les effets varient (ils peuvent donner des bonus de stats, renforcer la résistance à certaines attaques, accroître l’expérience reçue dans les combats…).
Vous pouvez récupérer votre équipement de plusieurs façons : en l’achetant dans les diverses boutiques de la ville, en le trouvant dans les nombreux coffres cachés dans l’environnement, ou en l’obtenant en récompense de combat. Il est aussi possible d’accéder à une forge, qui permet de créer et renforcer les armes et les armures. C’est d’ailleurs grâce à ce système que vous pourrez accéder aux meilleures armes du jeu. Ce système souffre de quelques lacunes néanmoins, comme le fait de ne pas savoir si une arme est améliorable ou non lorsqu’on l’achète, ou même de ne pas pouvoir voir si on possède déjà une version améliorée de cette arme.

Yakuza LaD offre donc un système assez flexible pour personnaliser notre équipe et nos combattants. On pourra regretter que les jobs ne puissent être changés qu’en se rendant au Pôle Emploi de la ville (alors que tout le reste peut être changé librement à n’importe quel moment).

La vie à Yokohama

Nous allons terminer cette review en parlant un peu de l’environnement dans lequel le joueur évolue. Il s’agit d’un monde semi-ouvert, essentiellement sous la forme d’un grand quartier de Yokohama. En réalité, le joueur sera aussi amené à explorer Kamurocho et Sotenbori (ce qui rappellera des souvenirs aux connaisseurs de la série), mais l’essentiel de l’aventure se déroule à Yokohama. Chaque quartier pourra être explorer le jour ou la nuit (sachant que l’on a aucun contrôle sur le passage du temps sauf vers la fin du jeu).

La ville est très développée, autant en termes de taille que de contenus. Elle grouille de vie, de passants vacant à leurs activités, de voitures, de sonorités en tous genres, le tout changeant en fonction du jour et de la nuit. Dans la lignée des autres épisodes de Yakuza, l’ensemble est visuellement satisfaisant et même si certaines textures ne sont franchement pas terribles la quantité de détails sur chaque bâtiment suffit à compenser cet aspect. La modélisation des personnages est également suffisamment réaliste pour retranscrire les émotions convenablement.
Il y a de nombreuses choses à découvrir dans l’environnement, que ce soit dans les poubelles (oui oui, Ichiban commence son aventure en faisant les poubelles…), dans les coffres cachés un peu partout, ou directement dans les rues ou les parcs. S’il est possible de bousculer la plupart des PNJ que l’on croise, notamment lorsqu’on court, on ne peut parler qu’à quelques-uns d’entre eux. Il n’y a pas de limitation dans l’exploration (sauf au tout début de l’histoire) et il est possible de se déplacer rapidement d’un quartier à l’autre grâce à un réseau de taxis, payant évidemment…
Les restaurants, éparpillés dans différents endroits, permettent de restaurer la santé de votre équipe mais aussi de conférer à vos combattants certains bonus temporaires en fonction des combinaisons de plats/boissons choisis. On obtient également des récompenses pour avoir goûté à tous les plats ou boissons d’un restaurant, élément traditionnel de la série. Certains plats plaisent particulièrement à des membres de notre équipe et peuvent déclencher des dialogues bonus, permettant éventuellement de renforcer leur affinité.

Fidèle à la marque de fabrique des Yakuza, LaD offre au joueur une quantité incroyable de mini-jeux et quêtes secondaires en tous genres. Certains mini-jeux sont exclusifs au soft et permettent d’obtenir des récompenses utiles (comme augmenter les traits de personnalité d’Ichiban ou son affinité avec certains personnages, ou encore pour développer des ressources financières solides). Il est très facile d’y passer de nombreuses heures pour obtenir toutes les récompenses désirées, mais heureusement ils sont totalement optionnels (même si certains sont utiles ou presque indispensables pour progresser efficacement dans l’aventure principale). D’autres jeux consistent simplement en l’émulation de vieux titres d’arcade de SEGA, ce qui pourra plaire à certains nostalgiques des décennies passées.
Les quêtes secondaires sont toutes un minimum scénarisées. Beaucoup sont plutôt amusantes, apportant des éléments totalement loufoques à l’aventure, mais certains ont un ton un plus sérieux qui rappellent quand même que Yakuza prend place dans un monde réaliste. Généralement, ces quêtes sont disponibles au fur et à mesure des chapitres et leur point de départ est indiqué sur la carte. On peut ensuite suivre leur progression avec d’autres marqueurs sur la carte qui nous indiquent où il faut aller.

L’ambiance sonore n’est pas en reste non plus. Les bruitages de la ville permettent de rester en permanence plongé dans l’ambiance urbaine. Tous les personnages importants bénéficient de très bon doublages pour une grande partie des dialogues (il est d’ailleurs possible de choisir la langue audio, entre anglais et japonais, et la langue des sous-titres, incluant le français). Les musiques de combat sont très électriques et donnent la pêche. En dehors des combats, il y a peu de musiques d’ambiance. Elle n’interviennent qu’à certains moments clés des passages scénarisés, notamment lors des dialogues, et permettent de renforcer l’intensité des scènes. Le tout est de très bonne qualité, avec, il faut le noter, des reprises ou des thèmes proches des épisodes précédents.

Le jeu plonge donc le joueur dans un univers réaliste et truffé de détails, ce qui devrait combler les fans d’ambiance asiatique. Il existe aussi quelques “donjons” optionnels qui offrirent encore plus de défis (ou d’opportunités pour gagner de l’expérience et des objets rares). Enfin, sachez qu’il est généralement possible de sauvegarder sa partie n’importe où en dehors des combats, sauf lorsque l’on est engagé dans l’exploration d’un lieu durant le scénario, ou dans un donjon.

Yakuza : Like a Dragon marque donc une sorte de tournant dans la série, mais il faut quand même le considérer comme la prolongation de la saga précédente. Les plus gros changements sont apportés dans le gameplay du jeu, orienté sur un système RPG, mais le reste du soft reste fidèle à l’esprit Yakuza. Le jeu s’adresse autant aux nouveaux joueurs, avec un nouveau héros et une nouvelle zone à explorer, qu’aux connaisseurs de la licence, avec de nombreuses références aux événements précédents. Son ambiance reste beaucoup plus légère que la saga liée à Kiryu, mais c’est peut-être aussi pour marquer le renouveau de la série avec un personnage central beaucoup moins sombre.
Le jeu possède une durée de vie d’au moins 60h, en prenant le temps d’explorer un peu et de faire certaines quêtes secondaires. Il reste relativement facile du début à la fin, à l’exception de quelques combats ou ennemis qui sont mal calibrés. On peut aussi souligner qu’il ne présente aucun défaut technique majeur, les développeurs ont donc pris le temps de le peaufiner de A à Z avant de le livrer. Le jeu peut aussi être prolongé grâce au mode traditionnel de la série “premium adventure”. Il ne s’agit pas d’un New Game Plus, mais plutôt d’un mode permettant de continuer à explorer les différents quartiers après avoir fini le jeu. Cela permet de finir des quêtes ou des mini-jeux, et d’accéder à un donjon bonus rempli d’ennemis puissants. C’est donc une façon de rester dans le jeu sans avoir à suivre le scénario principal.
Yakuza LaD est sans aucun doute l’un des meilleurs RPGs sortis ces dernières années. Il justifie à lui-seul de ne pas vouloir effacer 2020 de l’histoire de l’humanité. On attend maintenant avec impatience la suite des aventures d’Ichiban et de ses compagnons.

Note attribuée : 18/20

Rédigé par Natahem le 08/02/2021

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