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Tales of Eternia

Fiche complète de ce jeu

Débutée en 1995 avec Tales of Phantasia, la série des Tales of a connu un important succès. Grâce à son système de combat en temps réel, la sensation d'immersion est encore plus importante et c'est ce système qui fait la force de la série. En 2000 sort Tales of Eternia, alors appelé Tales of Destiny II, qui rencontrera un certain succès. Malheureusement, comme très souvent à cette époque pour de nombreux jeux (et encore trop souvent à la nôtre), il ne sera jamais distribué chez nous. Avec l'arrivée de la PSP, l'une des initiatives des éditeurs fut de rééditer de nombreux titres de cet époque, dont notamment Tales of Eternia, qui nous intéresse maintenant. Rejoignez Reid et ses compagnons dans leur lutte pour sauver le monde d'Eternia....

Le sort de deux mondes entre vos mains.

Le monde d'Eternia....Composé du monde d'Inferia et de celui de Celestia, ces deux derniers sont séparés par le Seyfert Ring. Pendant près de 2000 ans, aucun contact n'a eu lieu entre Inferia et Celestia. L'histoire débute sur deux personnages, un vieillard et une jeune fille, parlant dans une langue bizarre. A la fin de leur discussion, le jeune fille décolle à l'aide de la fusée présente. Changement de lieu. On fait la connaissance avec Reid, chasseur du village de Rasheans, sur Inferia. Ce dernier retrouve son amie d'enfance Farah, une fermière du même village. Alors que les deux se taquinent surgit ce qu'ils prennent pour un météore. Après avoir récupéré leurs esprits, Farah court vers le lieu où le soi-disant météore s'est écrasé. Reid la rejoint et la découvre en présence de la jeune fille vue précédemment. Alors qu'ils la montrent au chef du village, ils sont attaqués par un individu bizarre. Après cet accident, le chef exilera la jeune fille. Farah et Reid l'accompagneront alors, l'une par choix, l'autre plutôt contraint.
Ceci marque le début d'une aventure où on apprendra par la jeune fille, répondant au nom de Meredy, que les deux mondes se rapprochent l'un de l'autre. Commence alors une course pour convaincre les Greater Craymels de les aider dans leurs aventures.

L'histoire de Tales of Eternia est originale par le fait que deux mondes sont en danger, au lieu d'un seul. Même si on retrouve le thème du sauvetage de l'univers, le tout reste agréable à suivre, pour trois raisons. Tout d'abord, les différents éléments de l'histoire sont donnés au moment opportun et rien ne semble (trop) sortir d'un quelconque chapeau. Deuxièmement, les personnages sont vraiment adorables. Le côté amis d'enfance ressort plutôt bien entre Reid, Farah et Keele, étudiant à l'université de Mintche, rendant certaines scènes avec un mélange de tendresse et d'humour du à la présence des taquineries entre amis. La douceur « naïve » de Meredy est toute aussi rafraichissante et source de sourire. En résumé, suivre l'histoire de Tales of Eternia est un moment de détente, avec juste ce qu'il faut comme intrigue pour accrocher le joueur à la console. Même si comparé à d'autres titres au scénario plus complexe, Tales of Eternia regroupe quasiment tous les stéréotypes du genre, il réussit à vous faire vivre une grande aventure que l'on suit avec plaisir, en incorporant ces clichés de manière fluide. Le seul reproche éventuel que l'on puisse faire est que le jeu est resté dans la langue de Shakespeare, car une traduction aurait été appréciable, même si le niveau d'anglais requis n'est pas très élevé.

Une technique légèrement dépassée, mais agréable.

Certes, quand on voit Tales of Eternia, on se dit qu'on est en dessous des capacités de la PSP. Cela dit, le jeu reste agréable à voir. L'introduction, réalisée en anime, est très jolie et bien animée. Les déplacements sur la carte et dans les villes ou donjons rendent bien. Mais le meilleur visuellement se passe dans les combats. On voit ses personnages en vue de profil, comme c'est le cas dans beaucoup de Tales of, de taille tout à fait appréciable. L'animation est tout simplement excellente, surtout dans les coups spéciaux. D'ailleurs, plus on avance dans la puissance de ces coups, plus l'animation devient complexe mais néanmoins fluide. On atteint le must quand on utilise les techniques secrètes, par exemple Dragon Demon Chaos de Reid qui est tout simplement plaisante ou Maximum Burst de Farah tout en finesse « bourrine ». Les magies, appelées Craymel Artes, ne sont pas en reste et ont de sacrés effets visuels. On retiendra par exemple la magie Nurse qui sera accompagnée d'infirmières venant vous soigner. Les invocations ne sont pas en reste, étant superbement animées, la meilleure étant l'invocation de Maxwell, tout simplement superbe que ce soit dans sa version originale ou dans ses extensions.
Côté sonore, on a à faire à de la qualité. En effet, nombreuses sont les scènes où les dialogues sont doublés, environ les 2/3 de ces scènes. Les voix sont toutes agréables, Meredy ayant une voix très innocente, Farah sonnant plus mure. On retrouve cette qualité dans les combats où chaque coup spécial et Craymel Arte est accompagné d'une voix de très bonne qualité. Les musiques ne sont pas en reste, car on est agréablement entrainé par ces dernières. Le tout, même si il n'y a rien de très mémorable, sonne juste et sert le jeu, là où dans d'autres on aurait une ambiance pesante. Toute la force de cette bande-son est là, elle n'est ni envahissante, ni inexistante, elle est là et correspond à l'idée que l'on peut se faire de Tales of Eternia au niveau du scénario, c'est-à-dire un jeu tout en simplicité.

Le portage sur PSP s'est fait en douceur, avec même une certaine amélioration par rapport à la version playstation. En effet, l'écran 16/9 de la PSP donne une vision plus large des combats et aussi une plus grande profondeur à l'ensemble, ce qui est fort appréciable pour gérer de larges groupes d'ennemis.

Un gameplay mitonné aux petits oignons.

La série des Tales of est surtout connue pour son système de combat absolument jouissif, puisqu'il demande au joueur un plus grand investissement dans ceux-ci. En effet, les combats ont lieu sur un plan en vue de profil. Pour attaquer, il suffit d'appuyer sur une touche (croix par défaut) et le personnage que vous contrôlez se dirigera vers l'ennemi ciblé. Simple et efficace, pourrait-on dire. Mais, par rapport à ses deux ainés, Tales of Eternia ajoute la possibilité de faire des combos d'attaques de base avec Reid et Farah. Ainsi, avec le premier on pourra enchainer deux attaques de type « slash » avec une attaque de type « thrust », alors qu'avec la deuxième, ce sera deux coups de poings suivis d'un coup de pied. Une amélioration appréciable, permettant de réduire le temps de combat, puisque le personnage n'a plus à revenir à sa position de base pour effectuer une seconde attaque.

Nos deux compères à tendance physique auront bien sûr des coups spéciaux, comme dans tout RPG, appelés ici techniques. Reid pourra ainsi envoyer une vague d'énergie à distance alors que Farah aura la possibilité d'envoyer dans les airs les ennemis, pour citer quelques exemples. L'apprentissage de ces techniques se fait de manière similaire à Tales of Symphonia et les joueurs ayant commencé la série avec ce jeu n'auront pas trop de mal à s'y retrouver. En effet, vous avez un compteur attaché à chaque technique qui indique le nombre de fois que vous avez utilisé une technique. Ce nombre détermine en partie si vous pouvez en apprendre une nouvelle. Ainsi, pour apprendre « twin sonic blade », vous devrez utiliser au minimum cinquante fois la technique « sonic blade » . La différence avec Tales of Symphonia est que la seconde condition pour en acquérir une ne dépend pas du niveau du personnage, mais du niveau des deux types d'attaque de Reid et Farah, à savoir « slash » et « thrust » pour le premier et « punch » et « kick » pour la seconde. Ces niveaux augmentent à chaque fois que vous utilisez une attaque d'un type donné, aussi bien les attaques normales que les coups spéciaux. Malheureusement, le jeu n'indique pas à quels niveaux d'attaque vous en êtes, ces derniers étant symbolisés par une barre qui se remplit au fur et à mesure. Cela est bien frustrant pour savoir à quel stade de développement vous êtes. C'est dommage, mais il ne s'agit pas d'un défaut très gênant, puisque les niveaux se gagnent assez rapidement et sont en général accompagnés de l'apprentissage d'une technique.

Le point suivant sur les techniques est que ces dernières peuvent aussi s'enchainer entre elles qu'après une attaque normale. En effet, il est possible de configurer jusqu'à quatre techniques utilisables en combat. Par exemple, avec Farah, après ses attaques normales, elle peut enchainer avec un coup qui porte vers l'avant, un qui envoie dans les airs, un qui ramène sur le sol et finir avec un coup puissant. Réaliser une séquence pareille demande beaucoup d'entrainement, mais une fois maitrisée, cette combinaison, non seulement fera un grand nombre de coups, détail qui a son importance, mais aussi infligera de gros dégâts aux monstres. Maitriser l'art du combo est très important pour écourter les combats qui peuvent durer ou pour tout simplement apprécier un bon enchainement de coups.
Enfin, pour les dernières techniques, il existe des extensions, des sortes de super attaques spéciales. Ces attaques dépendent aussi du nombre d'utilisation de la technique associée. Par contre, vous ne les apprendrez pas, il suffit de refaire la technique et, suivant certaines conditions (notamment celle où aucune autre magie ou attaque spéciale ne doit se dérouler en même temps), vous pourrez utiliser ces extensions. Cela demande de la pratique, mais le résultat n'en est que meilleur, tant elles font de dégâts. Cela dit, il n'est pas nécessaire de les utiliser pour finir le jeu.

Passons maintenant aux Craymel Artes, les magies du jeu. Meredy et Keele seront les seuls à pouvoir les utiliser. Ils commencent chacun avec trois magies, qui correspondent à leur monde d'origine. Pour apprendre de nouveaux sorts, vous devrez affronter les Greater Craymel, les esprits élémentaires de Eternia. Une fois vaincu, le Craymel sera confiné dans une sorte de cage, où vous aurez accès à ses sorts. Mais cela ne s'arrête pas là. Quand vous obtiendrez votre deuxième Craymel, vous pourrez les fusionner afin de débloquer d'autres sorts, avec une méthode qui s'appelle « Fringe ». Vous ne pouvez obtenir les sorts de soin que par cette méthode, ce qui est bien dommage, car le seul moyen de soigner, autre que les objets, passe par Farah que l'on préfère voir taper. Le « Fringe » permet aussi d'obtenir des effets supplémentaires comme avoir plus de chances d'obtenir un objet au combat ou des points de vie bonus à chaque level-up. Cet interdépendance pour les sorts force à bien répartir les Craymels afin d'avoir un équilibre entre vos deux mages. Bien sûr, il est possible d'invoquer les Craymels pour vous aider. Ainsi, chaque Craymel a une jauge de vitalité qui augmente quand vous utilisez un sort de l'élément du Craymel et diminue avec l'élément opposé. Une fois pleine, il sera possible d'invoquer et de bénéficier le cas échéant de bonus, comme l'invocation d'Undine qui permet de restaurer les points de vie après avoir infliger des dégâts aux ennemis. Malheureusement, ces invocations sont trop rares pour être réellement efficaces, cela étant dû au système de vitalité qui empêche de pouvoir invoquer à sa guise.

Enfin, bien sûr, le jeu est composé de beaucoup de donjons dont le parcours de certains se fait en résolvant des énigmes, pas trop difficiles quand même. Il existe aussi le wonder chief qui vous enseignera des recettes de cuisine, pouvant être utilisées dans le menu, et qui ont divers effets comme soigner du poison ou restaurer sa santé. Très bonne idée qui permet notamment de se remettre en pleine forme juste avant le boss d'un donjon.

Difficulté et durée de vie.

Tales of Eternia n'est pas extrêmement difficile, surtout que l'on peut sauvegarder n'importe où. Certains passages seront ardus, comme la forest of temptation, Volt ou Sekundes, qui devront contenter les joueurs recherchant un peu de frissons dans ce jeu. En définitive, vous devriez finir le scénario entre trente et trente-cinq heures, suivant que vous allez vite ou que vous preniez votre temps. Si vous vous lancez dans les quêtes annexes et autres jeux dont est garni ce Tales of, vous aurez entre dix et quinze heures supplémentaires. Enfin, pour ceux toujours en mal de défis, un new game+ est disponible, vous permettant de configurer la difficulté sur Hardcore et vous donnant l'accès à un nouveau donjon particulièrement ardu et un défi très intéressant dans le colisée.

Les plus:
-une histoire fort sympathique avec des personnages attachants
-un système de combat excellent
-une qualité technique honnête et agréable

Les moins:
-un niveau d'attaques pour Reid et Farah incompréhensible
-des invocations trop rares
-une difficulté un peu basse globalement avec des pointes ardues

Conclusion

Tales of Eternia fait partie de cette catégorie de jeu, où le plaisir de jeu l'emporte sur la qualité du scénario ou les prouesses techniques. Certes, ces deux points sont traités de manière honorable, puisque l'histoire est assez prenante et le jeu est beau à voir et à entendre. Ce qui accroche le joueur à la PSP, c'est son système de combat absolument génial, à la fois brutal et tout en finesse, demandant d'apprendre comment s'enchainent les attaques afin de faire le maximum de dommages sur les ennemis. Aussi, on appréciera le new game+, qui, sans déséquilibrer le jeu, offre un challenge supplémentaire grâce au nouveau donjon. On regrettera quand même le niveau des attaques pour Reid et Farah peu lisibles et les invocations trop limitées. Cela dit, il s'agit d'une valeur sûre de la ludothèque de la PSP, voulant offrir un bon moment au joueur et y réussissant avec honneur.

Note attribuée : 16/20

Rédigé par Darkchaz le 06/10/2008

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