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Yo543 - 08/02/2025
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13/20
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Je pensais qu’Atlus en avait marre de développer des Persona, qu’ils voulaient se lâcher, faire des choses qu’ils leur étaient impossible avant. Je pensais que c'était l’occasion rêvée de tenter quelque ... Suitechose de différent, maintenant que les caisses de l’entreprise sont pleines, et qu’un autre Persona aurait de toute façon souffert de la comparaison avec le 5. Que dalle ! On nous a pourtant vendu une licence originale “Metaphor Refantazio” sans aucune allusion à Persona, alors pourquoi se retrouve-t-on avec un clone de Persona ? Même gameplay, même rythme, même progression, copier / coller dans les moindre détails. Pourquoi ?! Les mécaniques de gameplay de Persona on été conçues sur mesure pour retranscrire une expérience précise, la simulation de vie d’un lycéen avec la progression calendaire, les Persona avec tout le système de combat, qui ont même donné leur titre au jeu… Alors pourquoi a-t-on des Persona dans Metaphor Refantazio ? Qu’est ce que ça fout là ? Elles s’appellent “Archetype” mais c’est exactement pareil. Tout comme les sorts, repris à l'identique et renommés, les affinités élémentaires, le système de combat au complet est identique. Pourquoi a-t-on une progression calendaire ? Ça n’a rien à faire là non plus. Juste, pourquoi Atlus n’a pas conçu un jeu original alors qu’il s’agit soi-disant d’une nouvelle licence ? Vous l’aurez compris, Metaphor refantazio est un skin médiéval fantastique de Persona. Si encore il avait été incroyable, ça serait mieux passé, mais là, on perd terriblement au change. On est sur de la vieille fantasy éculée type donjons et dragons. Il y a “différentes” races, concrètement, des humains avec des ailes, des humains avec des cornes, des humains avec un troisième œil, des humains avec des grandes oreilles… Les donjons sont soit des grottes, soit des prairies, soit des bâtiments médiévaux, et la plupart se répètent. Grosse originalité hein, bravo. Il n’y a aucune diversité, aucun dépaysement, aucune surprise, je me souviens de Persona 5 où j’attendais avec impatience de voir quelle forme allait prendre le palais mental de chacun. Quant au scénario, c’est pareil, aucune surprise, concrètement on annonce au début du jeu qu’il faut éliminer Louis, le jeu se termine quand vous éliminez Louis, faut pas chercher plus loin. À nouveau dans Persona 5, j’étais suspendu au jeu pour savoir comment on allait déclencher les metanoia et j’ai été surpris de nombreuses fois par la tournure des événements. Allez, au trois quart du jeu, il y a une péripétie sympathique mais malheureusement cela m’amène à parler d’un autre gros défaut du jeu : il y a plusieurs passages où l’on pose la manette pendant plusieurs heures d'affilée. C’est au point d’affirmer qu’Atlus a échoué à faire de son récit un jeu vidéo, c’est d’autant plus dommageable que cela survient à des moments importants de l’histoire. Le jeu de manière générale est très verbeux, mais aussi très généreux en contenu, pas forcément de qualité, il m’aura tout de même tenu 120 heures ! Les personnages sont attachants au début, mais ils deviennent vite pénibles, et sur un jeu aussi long, je peux vous dire que des fois on préférerait qu’ils se taisent. La bande son est assez originale, avec ses chants gutturaux gothiques, elle donne immédiatement une identité forte au jeu. Mais elle manque d’amplitude, elle tourne un peu en rond, et ne trouve pas son pendant lors des scènes un peu plus fines et émotionnelles (qui manquent d’ailleurs pas mal à l’appel). Les graphismes sont dans la même veine, on a une belle direction artistique qui caractérise parfaitement le jeu, mais on ne peut s'empêcher de constater les limites techniques. L’interface bien sûr est magnifique. En définitive, Metaphor Refantazio n’est pas le jeu que j’espérais, c’est une copie de Persona dans un univers médiéval fantastique peu original. Ça n’en fait pas d’un mauvais jeu, car Persona a des bases solides, c’est juste décevant de se retrouver avec un clone moins bon que l’original sur bien des points. Je suis un peu en colère face à la presse spécialisée qui loue ce jeu parfois comme jeu de l’année, alors qu’on est quand même pas loin de la tromperie commerciale. D’autant plus qu’en lisant les avis des vrais gens, on arrive quand même à un consensus sur “le petit plus” “la maestra” “la magie” vous savez le petit quelque chose qui fait qu’un grand jeu est un grand jeu, le petit quelque chose qu’a Persona 5 et que Metaphor n’aura jamais. Eh bien ça, les testeurs, non pas qu’ils soient en plastique, n’arrivent pas à le cerner, pourquoi ? ça m’interroge quand même.
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Mildiamol - 11/01/2025
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Je dois avouer que j'ai été emporté par la hype qui a déferlé à la sortie de Metaphor. En effet, je ne suis pas un énorme connaisseur des jeux Atlus (j'ai fait uniquement SMT Lucifer's Call et Digital ... Suitedevil saga), je pensais démarrer les Persona avant de me lancer dans ce jeu mais les reviews et critiques du jeu m'ont donné envie de m'y lancer, voici mon avis ! Techniquement le jeu n'est franchement pas très beau dans les phases de jeu et notamment dans certain décor qui sont flous et n'ont rien à envier à des jeux de PS3... En revanche les scènes cinématiques sont magnifiques et n'ont elles rien à envier à certain anime. En terme la musique, il y a quelques thèmes qui sont superbes en terme de rythme, d'autres presque iconiques mais peuvent être agaçantes à force (notamment le thème de combat). Le gameplay de combat s'appui largement de la recette atlus avec la gestion des tours, des forces et des faiblesses et ce n'est pas pour me déplaire tant j'apprécie ce gameplay tour par tour qui permet d'apporter beaucoup de stratégie. Pour ce qui est de l'amélioration des personnages, le jeu s'appuie sur un système de Job qui permet de fabriquer l'équipe que l'on souhaite et de développer chaque personnage à notre souhait. Personnellement j'ai très apprécié même si certains archétypes de dps physique sont mal équilibrés à mes yeux car n'apportent que peu... Pour ce qui est de l'histoire, pas grand chose à dire, elle nous tient en haleine tout au long du jeu malgré quelques problèmes de rythme, comme d'habitude avec Atlus c'est une histoire très mature (trop souvent sombre pour moi), personnellement j'ai vraiment apprécié au global. Enfin pour les à côtés, j'ai découvert la gestion des calendriers via ce jeu et... globalement ça me frustre assez. J'ai jamais trop aimé quand un timer nous empêche d'explorer à notre guise (Fallout, FFXIII LR, ...) et pour le coup c'est également le cas ici. J'ai eu l'impression d'avoir en permanence à choisir mes activités annexes et à la fin j'ai découvert que j'étais passé à coté de quêtes plutôt importante, je n'avais plus qu'à recommencer tout le jeu en NG+ pour pouvoir les faire, en un mot : frustrant ! Et c'est dommage car sinon le jeu a plein de bonnes idées pour développer nos personnages en améliorant nos relations entre eux, en développant nos vertus royales, en récupérant des équipements etc... En conclusion ce Métaphor est une superbe découverte pour moi, j'ai adoré son gameplay général, ses musiques et son histoire. Malheureusement la gestion du planning qui m'a frustré ainsi qu'un problème de rythme et un jeu peut-être trop long l'empêche d'être à mes yeux le jeu de 2025.
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