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Final Fantasy IV : The After Years (WII) - 15/08/2009
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11/20
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Sentiment mitigé que m'inspire cette mouture Wii d'une suite à Final Fantasy IV, l'un des meilleurs épisodes de la sage selon moi. On sent venir SE avec ses gros sabots rien qu'en achetant le jeu (d'abord ... Suite8 € pour le prologue, de 5 heures environ), puis 3 € par histoire (8 en tout je crois), comme une vaste opération commerciale à moindre coût. En effet, on nous sert pratiquement la même chose que le jeu original. On dirige bien Céodore, le fils de Cecil et Rosa, mais les lieux sont EXACTEMENT les mêmes, les scènes sont refaites à l'IDENTIQUE dans les mêmes lieux, et l'histoire reste très confuse dans le prologue, nous révélant le minimum (pour que l'on ai envie de prendre la suite, bien évidemment). Bien que le jeu soit tiré d'un version pour téléphone portable, rien n'interdisait aux développeurs de Matrix Software de soigner un tout petit peu plus les graphismes légers, qui deviennent pour le coup tout juste limite pour la Wii. Idem pour la bande sonore, excellente dans l'original en soi, mais qui aurait peut-être mérité un petit lifting : c'est bien simple, côté technique, le jeu aurait pu être développé sur RPG Maker (et encore, avec un résultat de meilleure qualité, sans aucun doute) par une ou deux personnes, assez facilement. Reste un gameplay avec une idée intéressante, basée sur les phases de la lune, qui changent la puissance de certains types d'attaque (arme, magie blanche, noire, etc) ainsi que les monstres dans les donjons. Au final, même si je n'ai fait que le prologue, l'aspect "je dois acheter tout en petit bout" m'a convaincu de ne pas m'acheter une Wii pour si peu, le jeu original se suffisamment (très très largement) à lui-même, et une telle suite ne se justifiant pas du tout. Peut-être même que ces "années suivantes" font du tort à l'un des épisodes les plus merveilleux et envoutant de la série ...
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Persona 4 (PS2) - 21/06/2009
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18/20
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Persona 4 est tout simplement un des meilleurs jeux de la console, qui pourtant n'en manque pas. Sorte de Persona 3 épuré et donc amélioré, Atlus nous sert son meilleur avec ce nouvel opus, qui vient pourtant ... Suitepeu de temps après le troisième épisode. Les forces de P4 sont nombreuses, mais en premier lieu, je retiendrai le casting de personnages : que ce soit notre équipe de héros/héroïnes ou les personnages secondaires/Social Links, ils sont tous réussis dans ce sens que chacun a une histoire bien personnelle et un caractère intéressant. Mis à part peut-être le héros (et oui), sans grande personnalité (mais, c'est en fait la votre, puisqu'on a à faire à un héros muet), on s'attache vraiment à tout ce petit monde : Chie, le garçon manqué, Yukiko, la timide beauté, Yosuke, Naoto, etc, sans oublier Teddie, personnage hors-norme du jeu, doté d'une histoire à la fois drôle et sensible. En second lieu, il faut retenir de ce P4 son scénario incroyablement travaillé qui donne lieu à une véritable enquête policière digne des meilleurs polars. Qui sera le coupable ? Comme au Cluedo, ça sera à vous de le déterminer à la fin du jeu, sans droit à l'erreur qui conduirait à une mauvaise fin. Mieux vaut donc être attentif au moindre fait qui pourra vous faire soupçonner tel ou tel personnage. Grâce à ça, P4 serait déjà un jeu agréable, mais en plus, son gameplay est également très bon. Classique, les combats au tour par tour ont été quand même rendus beaucoup plus jouables que dans l'épisode 3, puisqu'on peut dorénavant contrôler tous les membres de son escouade : et heureusement, car même avec une bonne IA, mieux vaut être prudent face aux « Shadows » qui peuvent parfois anéantir votre héros avec un simple « Mudo » conduisant irrémédiablement à un game over. Certainement trop facile d'ailleurs, le jeu est construit très régulièrement par des phases de Social Links, un donjon à 10 étage, un boss au milieu, et un boss à la fin du donjon. Les boss sont d'ailleurs d'une facilité peu usuelle pour la saga et les game over seront rares, sauf en cas de « Mudo » … Evidemment, le système des Socials Links vient donner une bonne variété à cet ensemble. Contrairement à P3, il faudra également penser à augmenter les caractéristiques du héros (5 au total, contre trois auparavant) afin de pouvoir débloquer ceraines arcanes. Côté technique, la PS2 produit pratiquement ce qu'elle peut faire de mieux dans ce domaine, et, pour peu qu'on apprécie la touche « manga » du soft, on ne pourra que se régaler, et ce en dépit d'un nombre de lieux particulièrement restreint. Jugez plutôt : l'école (en tout 5 étages assez petits), la rue marchande (2 boutiques seulement), une autre rue, le centre commerciale Junes (1 seul écran, c'est ici qu'on accède au donjon) et votre résidence (1 écran, sans compter l'intérieur de la maison, très petit également). On a donc parfois la sensation de tourner un petit peu en rond, d'autant que le principe du donjon unique n'a pas du tout disparu, les niveaux sont simplement séparés dans divers lieux, mais au final, c'est exactement la même musique que dans Tartarus … La bande-son justement, se révèle de meilleure qualité que précédemment. Si la musique de la Velvet Room n'a pas changé d'un iota, Meguro a rangé au placard son attirail de musiques vulgaires (simili Rap/J-Pop comprenez), pour des musiques d'ambiance agréable dont on ne se lasse finalement jamais. Si aucune piste n'est vraiment mémorable, l'ensemble reste parfaitement homogène avec le titre global. Petit bémol tout de même concernant la fin, ou plutôt les fins : trois au total. D'une manière générale je ne suis pas du tout fan de ce système, car on a l'impression que les concepteurs n'ont pas vraiment tranché une fin plus qu'une autre. Et dans P4 rien ne justifie plusieurs fins, si ce n'est d'augmenter encore un peu plus la durée de vie du soft (déjà assez énorme, environ 60h) puisqu'il faut maitriser tous les social links au maximum pour l'obtenir (la présence d'un New Game + est par ailleurs une bonne idée dans cette optique). Persona 4 est, dans tous les cas, un grand RPG, peut-être même pas loin d'être le meilleur de la console dans mon cas.
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Blue Dragon (X360) - 05/10/2008
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12/20
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Pour le premier essai de Mistwalker sur la nouvelle machine de Microsoft, Blue Dragon semblait a priori partir du pied, avec un casting à sa tête des plus remarquables sur le papier : Hironobu Sakaguchi ... Suite(créateur des Final Fantasy), Akira Toriyama (chara-design de Dragon Quest ou Dragon Ball) et Nobuo Uematsu à la musique (qu'on ne présente plus). Seulement voilà, oublions ces noms pour nous plonger dans l'univers proposé par le soft. Qu'avons-nous devant nos yeux ébahis ? Un scénario plat et conventionnel, qui ne fera lever notre sourcil que bien rarement, un monde très très enfantin à la limite du supportable même si, techniquement, le jeu répond à peu près présent, malgré des saccades fréquentes. Le héros, qui doit avoir à peu près 8 ans, ne saurait donc convaincre tout joueur ayant ne serait-ce que plus de 12 ans, ce qui est très mauvais point puisque qu'on ne le quitte jamais. Si l'on veut quand même s'intéresser au "scénario", il faudra faire avec un truc très linéaire, mono thématique et pour tout dire sans véritable intérêt. Même musicalement, nous avons droit à un Uematsu dans une petite forme, sans véritable inspiration, mis à part deux ou trois pistes bien senties, le summum de l'inélégance étant atteint avec la musique jouée lors des combats de boss. Le seul intérêt du soft réside donc dans son gameplay, bien agencé, et qui consiste en un système de classe, pour une fois assez logique puisque la classe est assignée non pas à un personnage, mais à son "ombre". Un système donc archi classique mais qui fonctionne très bien. C'est - à titre personnel - la seule chose qui m'a poussé à terminer le jeu. Sinon, la difficulté est quasiment absente du jeu, pour peu qu'on se soit intéressé même vaguement au système de jeu. Bref, Blue Dragon est un RPG classique mais moyen qui pêche notamment par son univers proposé.
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Lost Odyssey (X360) - 06/09/2008
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18/20
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Il est des jeux qui vous donne le frisson, au moment d'appuyer sur la touche Start, d'entendre la musique d'intro, où l'on a la certitude que ce jeu respire la passion, d'une façon quasi-ésotérique, sans ... Suitegrande explication. Lost Odyssey est de ceux-là, et ils sont rares. En effet, Lost Odyssey joue dans la cour des grands (c'est le cas de le dire) à tous les niveaux. Son plus gros défaut, s'il en est, reste son scénario prévisible. Mais en est-ce réellement un puisque l'idée (géniale) de base (avoir des héros immortels) porte toute la narration et le gameplay, laissant le scénario au second plan pour mettre en avant le background de nos héros, Kaïm en tête. 1000 ans de background que l'on découvre tout au long du jeu à travers "Un Millénaire de Rêves", sorte de recueil d'histoires remarquablement écrites (pour la plupart) et qui se révèle être le véritable cœur du jeu. Dans une mise en scène classique, où l'on pourra juste regretter l'utilisation non linéaire du split-screen, il n'en faut pas plus qu'on se laisse porter par le voyage et les pérégrinations de toute notre fine équipe, composé au final de 9 membres. Très astucieusement, Lost Odyssey nous pousse à utiliser chacun des membres (notre équipe étant composé de 5 membres au maximum) puisque les héros sont divisés en deux catégories : les immortels (4 en tout) et les mortels (5, donc). Les immortels pouvant apprendre (copier, en réalité) toutes les compétences des mortels (qui sont eux, statiques, il n'apprennent de nouvelles compétences qu'avec les niveaux), ces derniers sont donc des sortes d'"objets", qu'on change dès qu'on a appris toutes les compétences. Par ailleurs, les immortels peuvent également apprendre des compétences en équipant des accessoires, chose que les mortels ne peuvent pas faire. Un système d'apprentissage très bien mis en place donc, facile à prendre en main. L'équipement de vos personnages et par ailleurs complété par les anneaux, qui vous permettent d'améliorer les attaques. Ces anneaux, vous devrez les forger dans le menu à l'aide de "fibres" que vous trouverez pour la plupart sur les monstres ou après chaque combat. Des combats, archi-classiques, dans un système au tour par tour des plus rudimentaires, du moins peut-on le penser à la base. Si ce n'est l'adjonction d'une barre de CG (Condition de Garde), sorte de barre de vie globale de la ligne avant, qu'il faut bien surveiller, notamment contre les boss, sous peine de voir sa ligne arrière (les magiciens le plus souvent) subir de très gros dégâts. Il en résulte souvent des combats plus tactiques qu'il n'y parait, avec également l'exploitation des faiblesses ennemies ou autres types d'ennemi (magique, volant, endurci, etc ...), notamment par l'équipement d'anneaux appropriés. Une partie gameplay presque parfaite pour ma part, si ce n'était cet agaçant système de level-up, pire qu'un Suikoden, dont on voit bien qu'il a été mis en place pour facilité le jeu. En effet, les acharnés des combats ne seront que guère récompensés, puisque que les niveaux sont quasiment déterminés suivant le lieu où vous vous trouvez. Il faudra attendre le DVD4, et une liberté totale sur la carte du monde pour avoir accès à des lieux vous permettant de monter très rapidement en niveau. 4 DVD, puisqu'on en parle, et le jeu n'est pas aussi court qu'on pourrait le croire (que certains l'ont fait croire, en fait). Je l'ai terminé pour ma part en 80 heures, en faisant pratiquement tout, et il m'a fallut une centaine pour tout compléter (sans aucune aide que celle, réciproque d'ailleurs, prodiguée par Vince), car les quêtes secondaires sont assez nombreuses et particulièrement prenantes : chasse au trésor, rêves, arène de combat, donjons optionnels, boss optionnels, boîte à musique et diverses autres petites quêtes sont au rendez-vous et permettent de sillonner un monde relativement vaste mais qu'on finit par connaître sur le bout des doigts. Si les deux premiers DVD tiennent en haleine le joueur, on regrettera quand même un DVD3 relativement vide de gameplay, bourrés de cinématiques, pas vraiment utiles d'ailleurs puisque le moteur de jeu est très proche du rendu en images de synthèse. Je n'ai pas encore parlé du casting, mais nous avons enfin droit à un héros dans la force de l'âge (1000 ans, ça change des 8 ans de Shu) accompagné par trois immortels dans la même veine, à commencer par sa femme, une Reine et Satie, une pirate au destin tragique. Oui ! Un héros marié, et d'ailleurs père d'une petite fille ; point de départ de l'intrigue d'une certaine manière. Les immortels ne bénéficient pas d'un aussi bon traitement, puisque nous avons droit au gros lourdaud de base (Jansen), deux enfants (Cooke et Mack), un jeune roi naïf et crispant (Tolten) et à un vieux pirate (Sed), en réalité le fils de Satie. Ces deux derniers, arrivant relativement tardivement dans le groupe (on récupère Tolten au DVD4 !), font un peu office de bouche-trou dans l'équipe. Mais un grand jeu ne serait pas un grand jeu sans un univers sonore à la hauteur. La musique, confiée à Nobuo Uematsu, paraît tout droit sortie de la saga qui l'a rendu populaire. Loin des divagations de Blue Dragon, nous avons ici droit à un retour aux sources, allant même jusqu'à reprendre des idées musicales d'à peu près tous les Final Fantasy. Ecoutez le prologue, c'est celui de FF6 ; écoutez la chanson, c'est Zanarkand. Mais, à part deux ou trois pistes ratées, nous avons droit à de l'excellente musique, qui ne fait pas que soutenir un univers, mais qui en fait partie intégrante. Techniquement, la console de Microsoft est exploitée d'une façon plus que digne. Les temps de chargements sont vraiment convenables, étant donné le gigantisme de certains environnements. Visuellement, c'est fort joli et les fautes de goût sont rares, voire inexistante, si ce n'est cette insistance à flouter le premier plan lors des zooms. Bref, étant un jeu HD en 1080p, il vous faudra une télé en conséquence pour vraiment apprécier la plastique du jeu. Lost Odyssey est pour moi une référence du RPG, pas uniquement sur next-gen, mais tout simplement dans l'absolu. A la fois classique et innovant, ce jeu sait captiver le joueur et surtout propose un univers global marquant bien difficile à oublier. incontestablement, on sent la qualité et la patte de Sakaguchi à l'oeuvre dans ce RPG. On pourrait presque dire que s'il s'était appelé "Final Fantasy XIII ou XIV", personne n'aurait rien eu à redire, puisqu'il en est plus proche dans l'esprit que les trois derniers épisodes PS2. Indispensable.
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Eternal Sonata (X360) - 26/08/2008
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12/20
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Eternal Sonata. Un jeu, personnellement, que j'attendais avec un certain engouement, non pas parce qu'il était développé par telle ou telle firme (en l'occurrence ici tri-Crescendo) mais plutôt par son ... Suitecontenu. Ayant fait la démo du jeu il y a maintenant plus d'un an et ayant vu un pas mal de possibilités et de potentiel dans ce titre, je ne pouvais m'imaginer à quel sauce je serais mangé tout au long de ce RPG. Incontestablement, Eternal Sonata part d'une excellente idée de base, assez originale : vivre dans le dernier rêve de Chopin (dont nous fêterons le bicentenaire de la naissance en 2010, entre parenthèses), dans un monde tout droit sorti de l'imagination du compositeur franco-polonais. Du moins est-ce la base du scénario. Car, passé le premier chapitre, Chopin, présent dans son propre rêve, disparaît et laisse entièrement la place aux autres protagonistes, qui n'ont absolument rien à voir avec cette intrigue, ainsi qu'à un imbroglio qui se veut politique. Seulement on s'en désintéresse très vite, puisque ça n'a RIEN A VOIR avec Chopin et son rêve. Du coup, on se pose vraiment la question : mais pourquoi avoir choisit Chopin si c'est pour en faire ça.... De plus, ça manque de profondeur, ce n'est absolument jamais marquant, les personnages sont mièvres, au moins autant que leurs répliques et l'absence d'une certaine géographie des lieux est extrêmement préjudiciable à l'ensemble. Au final, cette intrigue se révèle sans aucun intérêt, puisque Chopin réapparaît au dernier chapitre (7 en tout, assez courts d'ailleurs), comme un cheveux sur la soupe, sans l'ombre d'une explication sérieuse. Et le jeu se termine assez spécialement. On ne peut donc être que déçu par un scénario qui aurait pu, qui aurait du, être plus sérieux, et ce ne sont pas les documentaires sur les œuvres de Chopin qui apportent ce lien qui manque cruellement entre les deux "mondes". Documentaires au passage très étranges, qui se permettent d'émettre des jugements comme si le narrateur était dans la pensée de Chopin, quelques 200 années après. Mouais, mais passons, c'est un léger détail. Pour rester dans Chopin, je signale tout de suite que la bande-son révèle au grand jour l'incompétence (ou le manque de courage, soyons magnanime) de Sakuraba, qui n'a absolument jamais intégré la musique de Chopin dans ses compositions. Si le thème des combats est vraiment excellent, les autres pistes laissent au mieux indifférent, au pire un arrière-goût d'artificiel, fort déplaisant. Pourquoi ne pas avoir fait entendre les somptueuses musiques de Chopin, quitte à les arranger ? Personne n'aurait crier au scandale, hein, au contraire, ça aurait été de plus logique puisque le monde dans lequel nos héros évoluent sans sensés être dans l'imaginaire de Chopin. Sur ces deux points, essentiels au vu du sujet traité, Eternal Sonata n'est pas une réussite, mais il se rattrape en revanche du point de vue visuel, pour autant qu'on appréciera un chara-design particulier. La HD fait quand même son petit effet. C'est beau, tout simplement, mais on regrettera de ne pas pouvoir tourner la caméra ou zoomer, ne serait-ce que légèrement, car cela limite notre immersion dans le jeu. Aucun ralentissement, pas de temps de chargement : technique, le jeu est très très propre, et heureusement il propose un gameplay à la fois simple et efficace : le système de combat, sorte de mélange entre un tour par tour traditionnel et un temps réel à la Star Ocean fonctionne à merveille. Les affrontements sur le champ de bataille possèdent de plus une dimension tactique avec le jeu d'ombre et de lumière. En effet, vos coups sont différents suivant que votre personnage se trouve dans l'ombre ou dans la lumière. C'est également valable pour les ennemis. Tout ceci fonctionne même tellement bien, qu'une fois les premières heures de jeu passées, on maîtrise tous les ennemis avec une facilité un peu déconcertante, nous laissant toujours un peu sur notre faim au niveau difficulté. Et ce n'est pas avec la durée de vie, un peu insuffisante (20-30 heures) qu'on pourra se rattraper, d'autant que le jeu ne propose guère de quêtes captivantes. Sa linéarité, il faut dire, n'aide en rien les joueurs, qui sont toujours cantonnés à un seul endroit, sans avoir la possibilité de retourner à tel ou tel endroit : il faut avoir fini le jeu ou presque pour avoir droit à cette possibilité ... Le jeu propose néanmoins 9 personnages jouables en tout, pour une équipe composée de 3 membres, même si on fait assez son choix et qu'on ne déroge que rarement à celui-ci, sauf obligation du scénario. En conclusion, Eternal Sonata est une vraie déception, surtout dans le contenu, proche du néant qu'il propose. En revanche la partie gameplay est vraiment excellente, même si on peut parfois être lassé des combats car les ennemis sont vraiment très très peu variés, ce qui fait qu'on a l'impression de recommencer très très souvent le même combat. Malgré un bel univers coloré et des graphismes cel-shading somptueux en HD, Eternal Sonata n'émerveille qu'en surface et révèle un certain manque d'ambition et de profondeur de tri-Crescendo sur ce coup-ci.
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Enchanted Arms (PS3) - 16/07/2008
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13/20
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Je ne vais pas remettre ce que j'ai dit dans ma review, mais je retiendrais surtout de ce premier RPG Next-Gen, le fait qu'il ne soit pas en "vraie" HD, et une partie gameplay beaucoup plus intéressante ... Suiteque tout le reste. Le scénario n'est pas inintéressant, mais pas extraordinaire, surtout secondé par des personnages aussi clichés. L'OST manque de personalité et seul le système de combat tire son épingle du jeu, avec un mélange de tactique et de tour par tour. Le jeu reste malgré tout un simplet, avec seulement une grosse quête secondaire et une bonne centaine de monstres à collecter (même s'ils sont inutiles ... bref, c'est un détail). Enchanted Arms, reste un bon souvenir, à l'instar d'un Legaia 2 sur PS2 par exemple.
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Guild Wars : Factions (PC) - 16/07/2008
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14/20
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Un MMORPG particulier qui possède quelques avantages (pas d'abonnements, gameplay non basé sur le niveau) ainsi que les inconvénients de ces avantages (une communauté pas franchement intéressante et, osera-t-on ... Suitele dire, trop nombreuse). Pour le reste, on a donc forcément un scénario cousu de fil blanc, puisque l'intérêt n'est pas là-dedans, des graphismes fort aguicheurs en raison d'une ambiance asiatique tout à fait prenante, une OST calme et symphonique peu marquantes mais fort belle, et un système de combat tout ce qu'il y a de plus classique, avec des classes nombreuses et quelques originalité. GW est donc une belle expérience, même si on n'y restera pas non plus toute sa vie dessus ...
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Final Fantasy VI (PS1) - 14/07/2007
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19/20
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A l'exact opposé de l'épisode précédent, on trouve en Final Fantasy VI le chef d'oeuvre par excellence, un RPG sans faiblesse et dont chaque détail est peaufiné à l'extrême jusqu'à le rendre éternellement ... Suitejouable. Premier choc : le jeu ne dispose pas d'un héros central, mais de toute une ribambelle de personnages (dont certains cachés), formant une équipe et un tout homogène, même si Terra semble être le coeur de l'histoire. Le scénario, bien que assez court, est mené avec habileté et sans détour, les développeurs n'hésitant pas à découpé certaines parties et à séparer les héros. Les scènes cultes se multiplient (opéra, scéne introduction, etc). A cela s'ajoute une beauté graphique impensable, où chaque écran devient un tableau, où chaque effet visuel nous scotche, où chaque pixel véhicule une poésie. De ce point de vue, FF6 n'a plus de rivaux. Pour couronner le tout, la bande sonore composée par un Uematsu alors en grande forme atteint elle aussi des sommets. De tout ça s'élève un monument de la culture vidéo-ludique, peut-être même un monument tout court et un chef d'oeuvre de l'art naissant des jeux-vidéo.
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Final Fantasy XII (PS2) - 16/11/2006
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18/20
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Final Fantasy XII, un jeu très longtemps attendu, depuis une époque tellement immémoriale qu'en réalité j'avais appris à ne plus l'attendre. La première chose, indiscutable, qui frappe d'entrée de jeu, ... Suiteest la qualité technique du titre. C'est bien simple, de ce point de vue, FF12 ramasse absolument tous les autres jeux, tout support confondu. Aliasing inexistant, temps de chargement réduit au minimum, textures riches, quasiment aucun ralentissement : on se croirait presque sur une console nouvelle génération si ce n'était une distance d'affichage des NPC plus que modeste. Mais cette technique ahurissante va de paire avec un univers cohérent et homogène qui offre à nos yeux une esthétique incroyable qui permet une immersion totale dans Ivalice. Et heureusement ! car ce nouvel épisode nous ramène eux plus belles heures de la saga, rappelant avec délectation les ambiances d'un ff2, ff6, voire ff9. Le jeu dispose donc d'un souci du détail hors du commun, FF12 est fignolé comme rarement un jeu aura pu l'être. Quand d'autres jeux débarquent dans des versions quasiement bêta, bourrés de bug, on ne peut s'empêcher de penser qu'on a bien fait d'attendre ... Bizarrement, c'est au niveau musical qu'on est peut-être le plus déçu aux premiers abords. Je n'ai pas trop aimé au début le fait que Sakimoto impose son style si reconnaissable, mais après plusieurs heures de jeu, on se rend compte à quel point il a tissé un univers cohérent et à l'image des innombrables lieux d'Ivalice avec un talent hors-norme, créant ainsi pour moi une des meilleures bande-son de la série. Que ceux qui cèdent au cliché du Sakimoto "exclusivement épique" (comme je pouvais l'être au début) remballent leurs idées : il y a de tout dans cette OST, chaque thème est inoubliable et marquant. Derrière un scénario faussement naïf, on découvre d'abord un monde où le joueur possède une très grande liberté (trop ?), des personnages intéressants (sauf Penelo, pièce rapportée inutile et sans aucun intérêt) et charismatiques. D'ailleurs, Vaan est-il le vrai héros ? Mais y a-t-il seulement un héros ? Ashe est celle qui s'en rapprocherait le plus. Un très bon point, même si le scénario proposé est un peu trop dilaté et dont il est difficile de saisir tous les tenants et aboutissants à la première partie. Mais il faut dire que la durée du soft est énorme, et atteint facilement les 60 heures, et nettement plus de 100 avec les quêtes. Le gameplay sera la partie la plus sujette à débat à mon avis. Le système de combat d'abord est en réalité très proche à un tour par tour en ATB (exactement comme dans FF4 !), mais tous les affrontements se déroule dans l'écran d'exploration. Ce qui change tout et a conduit les développeurs à inventer un nouveau système de penser les combats, ou plutôt les actions. En effet, ils sont partis de l'idée simple que plutôt de dire 1000 fois à son héros de donner un coup d'épée, d'offrir la possibilité au joueur de le dire une fois pour toute. Le système des gambits fonctionnent donc d'une manière plus ou moins automatique (par exemple, votre perso guérira tout allié avec un total HP inférieur à 60%, ou tel magicien lancera un sort de feu sur tout monstre faible face à cet élément, etc). Les possibilités sont nombreuses, tactiques et très intéressantes, surtout vers la fin du jeu, mais le paradoxe que plutôt que de dynamiser les combats, on passe plus son temps à les planifier avant et à regarder le tout se dérouler, intervenant en cas de problème seulement et contre certains boss. Voilà la chose qui m'a laissée le plus perplexe, mais qui ne m'a pas gêné plus que ça, étant donné les possibilités tactiques le déroulement plus que rapides des affrontements. Concernant le système de Licences (Permis dans la version française), il m'a également laissé sur ma faim, m'attendant à plus de mystère, alors qu'en venir à bout est finalement assez rapide, ce qui en réduit d'autant l'intérêt finalement. En dehors de ces quelques petits défauts, qui dans le fond s'intègrent parfaitement au jeu et passent très bien, le jeu est terriblement accrocheur et se laisse jouer comme rarement un RPG m'avait attiré dernièrement. Il est juste étonnant de se trouver en face d'un jeu finalement assez simple provenant d'une équipe qui a réalisé notamment Vagrant Story et Breath of Fire Dragon Quarter ; là-dessus, les sirènes du grand public ont sans doute pris trop d'influence. Dommage, mais FF12 termine en beauté le passage de la série sur PS2, et surtout renouvelle la saga avec brio.
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Final Fantasy Origins (PS1) - 04/11/2006
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14/20
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Deux jeux à l'origine (la compilation porte bien son nom) de la célèbre saga et également de bon nombre d'autres productions. Car voici les bases non seulement des FF mais également tout simplement des ... SuiteRPG. Bien sûr les scénarii ne sont que des esquisses de ce que nous connaissons aujourd'hui, ils proposent un univers féériques et très agréables qui font de ces jeux, à mon sens, deux petite perles à ne pas manquer.
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