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Earthlock (PS4) - 07/01/2018
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13/20
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Earthlock est vraiment un petit jeu sympa à faire. Le jeu possède une durée de vie aux alentours de 30h, ce qui est assez appréciable pour ce genre de jeu. Alors bien sûr, le scénario est plus que convenu, ... Suitemême si on sent la volonté d'avoir un réel background personnel derrière tout ça. D'ailleurs, au début, on ne comprend pas grand chose, on est lancé un peu dans cet univers comme si on en connaissait déjà tous les termes, lieux, races, etc. Au fil du temps, on apprend à connaître un peu mieux le monde, et même s'il est (disons-le) ridiculement petit (deux villes à peine visitables), il reste malgré tout agréable. Au niveau des persos, là aussi, il ne faut pas s'attendre à quelquechose de révolutionnaire. On a le héros (qui, bien sûr, est un orphelin ayant perdu la mémoire), la fille militaire rebelle et son fidèle chien compagnon. Le lapin-cochon, Gnart, est plus original (un érudit qui parle beaucoup, les autres personnages lui coupe la parole souvent), mais le principal problème vient des scènes de dialogues, totalement inexpressives, ce qui rend des passages, qui auraient pu être drôles, simplement sympas, mais sans plus. Il faut dire que l'aventure est très linéaire et guidera le joueur du début à la fin, si ce n'est la recherche des bernacles et deux boss optionnels (qui se trouvent facilement sur le chemin de toute façon). Visuellement, le titre s'inspire vraiment des titres comme Legend of Dragoon, avec une caméra fixe et des décors fixes. Les donjons sont assez intéressants, avec quelques énigmes et même des ambiances qui m'ont rappelé le premier Shadow Hearts (enfin, de loin, bien sûr). Ensuite, le jeu n'est pas si facile que cela, car même si le niveau maximum des personnages (6 au total) est fixé à 20, les niveaux sont plutôt longs à glâner, et même une fois ce niveau atteint, certains ennemis peuvent encore poser des problèmes. En effet, il faut bien remplir chaque grille de personnages avec les bon bonus de stats, et les bonnes compétences actives ou passives, sous peine de quelques déconvenues. L'originalité du jeu vient aussi du fait que chaque personnage possède deux "classes". Pour le héros, par exemple, il peut être une sorte d'assassin avec une dague et des attaques physiques, soit une sorte de fusillier qui lance des "patates" élémentaires. On est ainsi sensé passer de l'un à l'autre en combat, afin de frapper avec la faiblesse de l'ennemi (il y a plusieurs types de coups physiques : entaille, percée, explosion, ... et plusieurs éléments : feu, glace, air, etc, ainsi que de nombreux états anormaux). Ca c'est la théorie. En pratique, on ne le fait pas, pour plusieurs raisons. La première c'est que passer d'une classe à l'autre en combat prend un tour. Et en général, le temps de faire ça, les autres personnages auront tué l'ennemi. La seconde, c'est qu'il faut retenir parmi tous les attributs lequel est la faiblesse d'un ennemi précis, ce qui peut s'avérer fastidieux à la longue pour tout retenir. La troisième, c'est qu'il vaut mieux spécialisé un personnage, par exemple en attaque physique, ce qui permet d'occasionner de meilleurs dégâts, et laisser la magie à un autre personnage. Le jeu propose aussi un système de "paire". En gros, les personnages sont mis deux par deux dans les combats à 4 max (malheureusement, pas 6 ...), et plus ils passent du temps ensemble, plus des bonus passifs se débloquent. Par exemple, en mettant le héros avec le Taika, les deux personnages bénéficieront d'un bonus de défense magique. Vu qu'il est possible pour chaque personnage de se mettre avec un des 5 autres, il y a énormément de possibilités à prendre en compte pour la formation de son groupe, même si là encore, on pourra regretter que Amon et Gnart soient obligatoires, Gnart étant le seul soigneur décent, le seul qui puisse avoir accès à un sort de soin général. Globalement, il faudra quand même bien faire attention à la formation de son groupe, et aussi à ce que l'on fait pendant les combats, car le jeu propose un certain challenge à certains moments. Le jeu propose aussi un système de fabrication : pour les objets (pour cela, il faudra faire pousser des fleurs, un peu à la Legaia 2 ^^) et aussi pour les techniques à placer sur la grille (la plupart des objets s'obtiennent à la suite des combats). Bien sûr, il faudra trouver les plans de fabrication pour cela, mais ils sont quasiment tous donnés dans le scénario. On pourra regretter quand même quelques détails : les deux derniers personnages s'obtiennent trop tardivement et sont trop spéciaux dans leurs techniques pour les intégrer au groupe. Le sixième personnage aurait pu être intéressant si son évolution venait avant le boss de fin, par exemple. Technique et musicalement, le jeu fait le job, comme on dit, même si c'est un peu passe partout et sans surprise, le jeu reste propre (à part le dernier donjon qui rame méchamment). Bref, un petit titre sympathique, dont on attend la version améliorée qui doit corriger pas mal de défauts et ajouter du contenu.
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.hack G.U. Last Recode (PS4) - 07/01/2018
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13/20
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Un jeu (ou plutôt une tétralogie) qui vaut surtout pour son univers, son scénario et ses personnages. La première erreur de ce jeu, c'est d'avoir été découpé en 4 parties, et d'avoir fait copier-coller ... Suitedu déroulement de chaque jeu à l'identique à chaque fois, ce qui rend l'aventure de plus en plus redondante. En réalité les trois premiers épisodes ont une durée de vie d'environ 25h, et le 4ème, ce nouvel "épisode", est en fait un mini-épilogue (qui n'apporte que peu de réponses ...), très court et très limité (avec des scènes animées en 5 fps). Bien sûr l'aventure est donc longue et vraiment prenante et sympathique, mais le souci, c'est que plus on avance avec intérêt dans le scénario, moins le gameplay suit et perd même tout intérêt à partir de la fin du second volet. Pourquoi ? Car, même s'il devient plus complexe, le gameplay n'est en fait basé que sur le niveau de vos persos. Et comme on atteint le niveau max d'un épisode (50, 100 et 150) en quelques heures seulement, on se désintéresse totalement de l'équipement et même des compétences, malgré la richesse du truc. Il faut dire aussi que l'ergonomie est parfois limite, notamment pour équiper et personaliser vos compagnons. Par exemple, il faut donner (ou troquer) un équipement avec un autre perso pour que celui-ci s'en équipe. Une opération des plus fastidieuses à la longue, surtout s'il faut changer d'équipement souvent. Deuxième raison pour laquelle on se désintéresse de l'équipement : la faible progression de statistique que cela donne. Exemple, une armure de niveau 1 vous donnera +2 en défense (par exemple), alors qu'une armure de niveau 100 ne fera que +40 (je dis ces chiffres au pif). Quand les stats des persos tournent autour de plusieurs certaines, c'est franchement négligeables, d'autant que seuls les compétences mises sur les armures sont réellement utiles. Bref, on oublie vite le gameplay, et sans vraiment se donner de la peine, on en vient à tuer en un coup tous les boss du jeu (il m'est arrivé même de ne pas avoir à donné un seul coup, mes coéquipiers s'en étant chargé en 0,2 secondes). Reste les combats d'avatars, inutilement longs, scriptés et chiants, tout simplement, qui n'apportent rien au jeu en termes de gameplay (autant mettre un QTE à la place, on se serait éviter des crampes). Il y a bien sûr, à côté de ça, un donjon optionnel, mais lui aussi sans intérêt et d'un ennui profond (100 étages à traverser, alors que tous les autres du jeu font grand maxmimum 5 étages) : 5 heures pour le traverser, et sans faire aucun combat. Avec au bout un boss d'une difficulté grotesque et qu'on ne peut tuer qu'avec l'eveil d'avatar. Pour résumer, si on s'approche, le boss vous tapera à 1000, plusieurs fois (on a environ 5000 PV), donc on reste loin. Il possède 9999 PV, et on le tape entre 0 et 10, jusqu'à ce que la limite se déclenche (environ 1000 PV de dégâts), sachant qu'il peut aussi se soigner de 1000 PV. Et on recommence, en priant pour que vos compagnons ne s'approchent pas trop du boss. Petite astuce pour ceux qui veulent quand même s'y lancer : on peut faire monter la barre de la limite en utilisant des objets généraux. En dehors de ça, j'ai quand même apprécié le jeu globalement, et il faut signaler qu'il y a de nombreuses fins disponibles, suivant l'affinité que vous aurez pu avoir avec tel ou tel personnage. Il est juste dommage qu'Atoli soit quasi obligatoire (la seule soigneuse digne de ce nom, parmi 15 ou 20 persos jouables) et certains personnages viennent vraiment trop tardivement. Techniquement, le jeu est très propre, et la simulation de MMORPG plutôt sympa et bien faite : on peut répondre à ses mails, répondre sur le forum, etc, sans compter tout le travail effectué pour l'univers de The World, avec une quantité de textes (tout traduit en français en plus) non négligeables et qui rend l'univers crédible. Un titre à faire une fois, surtout si on a déjà fait la première tétralogie.
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Xenoblade Chronicles 2 (SWITCH) - 31/12/2017
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16/20
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Xenoblade Chronicles 2 partait pour moi avec beaucoup d’interrogations, voire d’a priori négatifs, de ma part. Au final, il s’agit sans doute du Xenoblade que j’ai le plus apprécié (sans forcément être ... Suitele meilleur pour autant), et pourtant j’avais bien apprécié les deux précédents (surtout l’épisode Wii). Celui-ci prend un peu de tout ce qui avait marché dans le premier et dans le X, avec un gameplay qui, quand on le maîtrise et le comprend (ce qui peut prendre du temps) rend les combats très prenants (surtout en comparaison du X, où le joueur était très passif et influençait trop peu le cours du combat). Le principal problème du gameplay, ici, même s'il reste très bon, c'est du côté de l'équilibrage qu'il faut le chercher. Les ennemis ont souvent beaucoup (mais vraiment beaucoup) de PV, ce qui fait souvent durer les combats assez longtemps, même en ayant de nombreux niveaux d'avance sur les ennemis (qu'ils soient uniques ou non). Paradoxalement, le jeu est très facile et ne propose pas de véritable challenge pour le terminer si on s'intéresse un tant soit peu aux annexes qu'on trouve sur le chemin. Personnellement, je ne suis mort que contre des ennemis lv80 dans la première zone de jeu, ou alors en étant éjecté dans le vide par l'ennemi. Après, le jeu propose énormément de contenu annexes, et bien sûr toujours des monstres de haut niveau à combattre, si on cherche de la difficulté. Là où on peut reprocher pas mal au gameplay, c'est dans toute la partie "aléatoire" du soft, notamment en ce qui concerne l'Eveil des Lames (encore que cela soit bien justifié dans le scénario). Leur nombre élevé est assez décourageant, mais heureusement, ces fameuses Lames "rares" ne le sont pas tant que ça, et on tombe quasiment à coup sûr sur ce qu'on recherche au bout d'un moment. Personnellement j'ai utilisé des personnages "full" attaquant pour Rex, full soigneur pour Nia et full tank pour le troisième perso, ce qui leur permettait de changer souvent de Lames afin de déclencher les fameux combos surpuissants dont on a vraiment besoin. J’avais également peur du côté « cartoon » des personnages, mais leurs différents caractères, que ce soit du côté de votre équipe ou des antagonistes, couplés à un très bon scénario et une très bonne mise en scène (n'en déplaise à certains), plus intelligent qu’il n’y paraît (posant mine de rien des questions importantes, par exemple sur le développement des civilisations, leur mémoire) et pas si convenu que ça, tout ça fait que j’ai énormément apprécié l’ambiance générale du jeu. Si cela reste une question de goût, il ne faut pas non plus jeter directement le chara-design aux oubliettes aux premiers instants, ce serait faire une grave erreur. Oui, car le jeu ne se prend vraiment pas non plus au sérieux, et ça, c'est toujours une qualité appréciable, et comme les personnages sont tous sympathiques ou classieux, on adhère quasiment obligatoirement (à moins d'être complètement blasé, ou d'en avoir attendu autre chose). Le revers de la médaille, c'est que les deux derniers chapitres paraissent bien trop sérieux et tombent un peu à plat (sans compter qu'il s'agit de bêtes couloirs à suivre, alors que jusque là, on avait de belles et grandes zones à explorer). Donc, pour moi, pas de personnage raté ou insupportable. Il est même dommage que certains se mettent un peu en arrière plan (comme une certaine fille que je ne nommerai pas, ou Tora). Mais le jeu a la bonne idée de ne pas faire crouler le joueur sous une tonne de quêtes fedex (comme dans le premier), mais plutôt d’avoir scénarisé au maximum ses quêtes annexes (souvent liées à l’histoire principale d’ailleurs, ce qui les rend d'autant plus intéressantes, que ce soit avec les personnages ou certaines Lames). Ensuite, la partie la plus importante du jeu reste l’exploration, et là, on est servi, avec des zones souvent gigantesques, même si elles le sont peut-être moins que dans le premier (et a fortiori que dans le X). Pour ma part, j'ai apprécié que les lieux soit un tantinet plus petits, car avec 150h de jeu au compteur, dont une bonne moitié pour explorer je pense, et je ne me voyais passer deux fois plus de temps à explorer (car oui, quand je suis dans un lieu, je veux a priori aller partout). A part quelques lieux (notamment celui du chapitre 4) j’ai vraiment apprécié l’ensemble (avec un petit coup de coeur pour Leftheria) qui est pour moi une sorte de mix entre les zones du premier et celles du X. Le jeu a néanmoins quelques défauts, surtout d’ergonomie dans les menus, très lourds et pas pratiques pour un sou. Je ne reviens pas sur Tiger! Tiger!, un mini-jeu obligatoire si vous désirez développer Tora (et ses Lames), un non-sens total dans un jeu de ce genre. Ensuite, la Switch galère parfois un peu à afficher de si grandes zones, mais les temps de chargements sont très courts (on a connu bien pire récemment pour des jeux PS4, suivez mon regard). Le jeu reste aussi particulièrement agréable en mode portable, c'est toujours un bon point pour un jeu qui sort sur ce support. Par contre, on me l'avait annoncer comme un défaut, mais moi j'ai trouvé que les cartes étaient très bien faites, je n'ai pas eu le moindre problème pour m'y repérer. Non, le plus gros défaut du jeu, ce sont pour moi ses musiques, qui sont souvent hors-sujet (Mor Ardain de jour, Mein Gott !, que de mauvais goût), ou alors tellement repompées du premier qu’on a l’impression de les avoir déjà entendues (sans qu'elles soient mauvaises pour autant, entendons-nous bien). Bref, un RPG qui restera pour moi dans les mémoires, qu’il faut savoir apprécier avec son âme d’enfant, sans pour autant fermer ses yeux sur ses défauts.
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Dragon Quest Heroes II (PS4) - 09/07/2017
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15/20
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Terminé Dragon Quest Heroes II, environ en 50 heures et sans trop de mal (à part la bataille des trois armées, quelques missions de Tower Defense et le boss de fin). Une amélioration certaine du premier ... Suiteau niveau du Gameplay, ne serait-ce que pour la gestion des accessoires ou la possibilité de contrôler certains monstres grâce aux médailles. Il y a également une plus grande variété au niveau du bestiaire, mais je trouve que ça reste vraiment limité, on se retrouve toujours avec des swap color de quasiment tous les monstres (même les gros) alors que le bestiaire de la saga est énorme, je crois que c'est une des choses qui m'a le plus frustré dans le jeu. Tout comme la carte du monde, qui est une bonne idée au départ, on adore explorer, mais au final il n'y a que 6 zones, relativement restreintes, mais bon pourquoi pas. Mais le drame, c'est qu'après 40 heures de jeu, on vous propulse dans un monde "ténèbres" avec les 6 mêmes zones à explorer de nouveau. L'ajout de classes pour les héros est également intéressante, bien que redescendre au niveau 1 quand on change de classe freine grandement les envies ... surtout quand on débloque une bonne classe alors qu'on est déjà niveau 40. Quant au scénario, je l'ai trouvé très en retrait (pour rester gentil) et globalement pour intéressant du tout, les quelques retournements de situations se laissent voir à des kilomètres et à part Desdémone, les personnages du jeu ne sont guère enthousiasmants (mention spécial pour Lazare, je suis pas arrivé à l'apprécier du tout). Heureusement, on peut retrouver des persos d'anciens titres, et ça c'est sympa, par exemple Maribel et Gabo du 7. Sinon, par rapport au premier, le jeu est nettement plus gentil, les gros monstres sont plus faciles à tuer et rapportent pas mal, du reste, on peut faire le jeu sans trop de problème, à part quelques batailles de type "Tower Defense" qui sont vraiment toutes plus pénibles les unes que les autres : en gros vous allez mourir juste parce que celui que vous devez protéger va foncer dans le tas alors qu'il lui reste 3 PV. Contrairement au premier aussi, le boss final est plus difficile, mais le problème c'est que ce combat est tellement mal fait qu'en gros vous ne pourrez le taper que lorsque vous serez en tension, le reste du temps, vous passerez votre temps à essayer d'esquiver ses attaques pour ne pas mourir (dont certaines sont d'ailleurs impossibles à éviter, mais passons). C'est d'ailleurs le principal problème des combats de boss du jeu : ils ne feront que cibler le personnage que vous contrôlez. Oui, TOUJOURS VOUS, ce qui a le don d'énerver quand même. Je veux bien être une cible privilégiée, mais là, y'a exagération. DQH2 est quand même un jeu sympa à faire, surtout si vous aimez la saga, et même si vous êtes une quiche (comme moi) dans ce type de jeu, il est largement faisable.
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Persona 5 (PS4) - 04/05/2017
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17/20
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S'inscrivant dans la stricte continuité des épisodes 3 et 4, Persona 5 nous propose de retrouver une vie d'écolier, des tisser des liens avec différentes personnages et bien sûr d'explorer des donjons ... Suiteafin de récupérer les fameux démons, les Personas. Si P5 est indéniablement un excellent jeu, je vais commencer par parler de quelques défauts, qui n'en sont d'ailleurs peut-être pas vraiment, car c'est tout personnellement que je ne trouve pas un intérêt démesuré dans le scénario. Tout l'univers autour des Voleurs Fantômes ne m'accroche pas plus que ça donc une grande partie du jeu m'est passé au-dessus, et en fait le scénario ne débute vraiment qu'après 80h de jeu (l'équipe finale mais d'ailleurs beaucoup trop de temps à se mettre en place). J'aime bien quand un jeu prend son temps, mais là, c'est quand même un peu trop. Du moins, ce n'est pas vraiment qu'il débute tardivement, mais c'est surtout qu'avant cela, on ne comprend presque rien à ce qu'il se passe (au passage, le coup des trous de mémoires du héros, c'est moyen ...). Par contre, après ça, l'histoire est carrément géniale jusqu'à la fin, avec une sorte d'urgence. Par contre, j'ai énormément accrocher aux personnages, bien sûr mis à part le héros auquel il est toujours d'adhérer, puisqu'il reste quasiment muet (sauf pendant les cinématiques en dessin animé) et reste très très froid. Même si on n'évite pas les personnages clichés et stéréotypés (mais cela s'explique par le système d'Arcanes liés aux personnages, puisque chaque Arcane représente un caractère bien particulier), ils sont en fait tous à peu près réussis. J'ai été un peu déçu tout de même à la longue par Yusuke, et aussi par Haru. Si je pensais que j'allais ne pas apprécier Ruiji, au final, il passe très bien, d'autant que c'est le tout premier qu'on rencontre, avec Morgana (une grande réussite). Concernant le jeu en lui-même, après, il ne faut pas se tromper, P5 reste un jeu très dirigiste, comme les précédents, dans le sens où il faut savoir bien gérer son temps entre les donjons et les activités sociales et les études, etc. Mais là où Persona 5 se démarque des précédents épisodes, c'est dans les donjons, qui ne sont plus aléatoires, et qui sont tous bien différenciés, même s'ils restent ultra-linéaires en réalité dans l'exploration (on ne peut raisonnablement rien manquer dans un donjon). On retrouvera aussi un donjon spécial, lui généré aléatoirement, et qui permet de s'entraîner (et accessoirement de faire quelques quêtes annexes). Le gameplay, s'il ajoute quelques nouveautés comme le Baton Pass, ou quelques options de fusions avec Igor, reprend vraiment le système de P3 et de P4. C'est d'ailleurs une très bonne chose, car il est tout bonnement excellent, et à moins d'avoir beaucoup de niveau d'avance sur un ennemi, mieux vaut ne pas aller trop vite, mais réfléchir à l'action à effectuer. Un game over sera vite arrivé contre des monstres basiques, pour peu qu'on se trompe d'élément ou qu'on subisse une attaque par derrière. En revanche, les boss sont tous assez faciles (j'ai fait le jeu en Normal), et même s'ils peuvent avoir pas mal de PV, on se trouve rarement en difficulté devant eux (pour les joueurs qui recherchent la difficulté, il vaut mieux jouer en Hard, voire la difficulté supérieure). J'en veux pour preuve que lorsqu'ils préparent leurs attaques les plus puissantes, on est gentiment prévenus un tour avant. Il suffit donc de placer tout le groupe en défense pour encaisser le coup sans problème. Mais peu importe, le jeu est prenant par bien d'autres aspects : la fusion des Persona notamment, mais aussi l'augmentation du niveau des Arcanes, qui dans cet épisode, apporte des compétences passives extrêmement utiles : augmentation de l'expérience reçue, négociation avec les démons facilités (car on combat directement les démons, au contraire de P3 et P4), et bien d'autres choses que je vous laisse découvrir (certaines sont d'une utilité rare !). C'est le point fort du jeu : son gameplay. Certains pourront vous dire que graphiquement le jeu n'est pas digne d'une PS4. C'est vrai, puisque le jeu est sorti aussi sur PS3, mais la question n'est pas technique, mais visuelle. C'est un choix délibéré d'adopter une apparence "animé", et non pas faire dans le réalisme (ce qui est, pour moi, un non-sens concernant un jeu vidéo). Donc, on peut même dire que d'un point de vue purement technique, compte tenu de ce choix artistique, le jeu est très réussi, puisqu'il n'y a quasiment pas de temps de chargement, ni de ralentissement (sur PS4 au moins). J'en arrive à un second point qui fâche : l'OST. Non pas qu'elle soit mauvaise, bien au contraire. Elle sait se mettre parfaitement en retrait, rester un peu en fond et pas prendre trop de place. Mais le problème c'est qu'on entend les 10 mêmes musiques en boucle pendant les 120 heures (voire plus si on veut faire quelques trucs annexes) que dure le jeu. Toujours la même musique pour la journée, une seule musique pour le donjon Mementos. Certes, chaque Palace a son thème, mais ce n'est pas vraiment ça qui apporte de la variété. Je le répète, la qualité n'est cependant pas en cause, surtout que y'avait moyen de varier beaucoup plus quand on voit la quantité de musiques présentes dans l'OST. Mais c'est un détail, car la musique colle parfaitement au jeu, et c'est un excellent jeu. Quant à le qualifier de "meilleur" RPG du siècle, je n'irais pas jusque là, car il est bien trop spécifique pour cela, et il a quelques lacunes, notamment dans son rythme pendant une bonne partie du jeu. Si j'ajoute à ça, à titre tout personnel, que l'univers du jeu ne m'a pas transcendé, pour moi P5 reste un jeu à faire absolument, et un jeu que referais d'ailleurs car il atteint le haut du panier.
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Cosmic Star Heroine (PC) - 02/05/2017
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16/20
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Un bon petit jeu, indépendant certes, mais ne se cache pas derrière ça (ou des références légères à Chrono Trigger) pour proposer un gameplay bancal ou une histoire survolée. Bien au contraire, le gameplay ... Suitedu jeu est très réfléchit, et il change d'ailleurs de pas mal de jeux où il suffit de faire "Attaquer" 99% du temps. En fait, la commande "Attaque" n'existe pas dans le jeu. Chaque personnage dispose de compétences, propres à lui, et il peut en équiper 7 + 1 de défense. La plupart des compétences ne peuvent s'utiliser qu'une fois par combat, il faut se mettre en défense pour les "réinitialiser". Il faut donc bien choisir le moment de se mettre en défense, car les personnages entrent dans un mode "Hyper" à intervalle régulier. Dans ce mode, les dégâts sont décuplés : il vaut donc mieux avoir une compétence à utiliser à ce moment là en défendant au tour précédent, par exemple. Certains coups sont plus forts s'ils sont précédés d'autres, etc, donc il ne faut pas foncer tête baissée et bien choisir ses compétences en lisant attentivement les descriptions et également l'ordre pour les lancer en combat. Le jeu est assez court, assez facile (il y a plusieurs difficultés cela dit), propose malgré tout quelques quêtes secondaires et boss optionnels bien chauds, mais si on veut juste finir l'histoire, ça ne prend que 12 heures. Le scénario se laisse suivre, car il y en a vraiment un, avec une bonne dose d'humour, sans trop se prendre au sérieux. Ceci dit il n'y a quand même pas un contenu énorme, c'est pour ça que mettre autant de personnages jouables (au moins 12 si je ne dis pas de sonneries) est un peu déraisonnable, même si c'est bien sûr sympa, d'autant qu'ils ont tous un style de jeu vraiment différents, avec des capacités très différentes les uns des autres. Bref un jeu que je recommande, même si bien sûr 15 €, ça reste un poil cher, on a connu bien pire pour du démat, et au moins ce titre laisse un souvenir impérissable, ce qui est toujours appréciable.
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Tales of Zestiria (PS4) - 06/04/2017
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13/20
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Un Tales of ... c'est maintenant un peu comme un hamburger. De temps en temps ça peut être très bon, mais ça ne vaudra jamais la cuisine qu'on fait soi-même ou d'un bon restaurant. Et Zestiria n'échappe ... Suitepas à ce qui est maintenant devenu une généralité pour la série : à savoir des jeux sympatiques, agréables, voire même intéressant, mais de seconde zone, et pas indipensables du tout. Pour en revenir à Zestiria, il est techniquement honteux. La pilule passe relativement mieux sur PS4, mais globalement c'est incompréhensible de faire un jeu aussi faible techniquement, alors que les zones sont grandes, certes, mais complètement vides. Heureusement, les personnages, eux, sont bien faits et -contrairement à ce qui a parfois été dit- assez expressifs. Moi j'aime bien le casting du jeu, Sorey en tête, les Séraphins, et autres PNJ comme Sergei. Finalement, le personnage le moins intéressant est peut-être Alisha, donc, ce n'est pas une si mauvaise chose qu'elle n'apparaisse que très peu dans le jeu. Le scénario, jusqu'à un certain point (à savoir la fin, qui est, comme on peut le dire poliment ... pitoyable ?) est plutôt intéressant et au moins laisse le joueur toujours aux aguets sans le disperser dans des quêtes secondaires sans intérêt. En effet, un point qui a rarement été souligné est que toutes les quêtes annexes du jeu sont liés à l'histoire (plus ou moins), de ce fait, on a plutôt envie de les faire. Le gameplay est pour sa part intéressant, bien qu'en fait il soit sous-exploité dans le mode de difficulté normal. Son principal intérêt réside dans le recours aux 6 personnages du jeu pendant les combats, ce qui fait qu'on utilise obligatoirement tout le monde, sans jamais laisser un boulet de côté qu'on traînera jusqu'à la fin du jeu. Musicalement, Sakuraba touche un peu le fond, encore un peu plus à chaque épisode. Heureusement, d'autres pistes (notamment pour les sanctuaires) viennent un peu dynamiser le mortel ennui dans lequel on baigne (surtout nos oreilles en fait). Malheureusement, le jeu est entaché de trop nombreux défauts : des zones inutilement grandes et vides, une caméra pendant les combats aux fraises, notamment dans les espaces réduits, un faux sentiment de liberté (avec qui plus est des téléportations PAYANTES, qui a eu cette idée stupide ?), et une gestion de l'expérience plus que douteuse (on gagne environ 100 points d'expérience par combat pendant tout le jeu - preuve à l'appui, j'ai une capture d'écran de l'expérience donnée par le boss final), encore pire que Legend of Dragoon ou Grandia : bref il vous faudra battre des boss pour passer des niveaux. Tales of Zestiria reste un jeu sympa, qui tire surtout son épingle du jeu grâce à son casting et son univers, également pour son gameplay intéressant, mais qui déçoit quand même sur pas mal de points.
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Legend of Foresia (PS1) - 04/03/2017
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6/20
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Au-delà des défauts qu'on peut reprocher à Legend of Foresia au premier coup d'oeil, il ne faut pas forcément abandonner et tout jeter dans ce jeu. Tout d'abord, non seulement c'est un des rares véritables ... SuiteRPG pouvant se jouer à plusieurs (jusqu'à 4), mais il serait débile de s'y lancer en solo. Le jeu en coopération apporte pas mal de fun, surtout pendant la première moitié de l'aventure. D'autant que le jeu propose un nombre de classes assez étendu, même si malheureusement, seules les classes basées sur le physique sont réellement jouables. En effet le jeu souffre d'autres défauts que simple des graphismes bâclés, une traduction incompréhensible, un scénario inexistant ou des musiques sans âme : Legend of Foresia a également de très gros problèmes de gameplay, avec des statistiques qui visiblement paraissent soit totalement inutile ou alors complètement aléatoire. Par exemple, les personnages ont bien une d'attaque magique ; cependant les dégâts occasionnés par les magies sont fixes . Donc un mage de niveau 5 qui lance le même sort au niveau 100 fera les mêmes dégâts. Cela pourrait passer si d'autres stats comme la défense physique n'étaient pas également buguées : on peut passer 40 à 50 niveaux et se faire taper toujours pareil par les mêmes ennemis. Que dire aussi de ces boss qui, avec la même attaque, pourront vous occasionner 20 points de dégâts, puis 200 une seconde plus tard avec la même attaque, alors que rien n'a changé. Totalement aléatoire, et aussi déprimant, comme la seconde moitié du jeu. En effet, après avoir obtenu les quatre premiers cristaux et donc avoir déjà fait son chemin dans les 4 donjons parmi les plus chiants qu'il m'ait été donné de faire, le jeu n'a rien trouvé de mieux que de planquer les 4 derniers cristaux dans les mêmes donjons, dans les niveaux suivants. Peu importe, me direz-vous, il y a bien un moyen d'atteindre la première partie des donjons plus rapidement : et bien non. Toutes les portes ouvertes et les énigmes résolues seront revenues à leur état d'origine : il faut donc tout recommencer depuis le début, ce qui est inutile et chiant, tout simplement. Le jeu a globalement une difficulté assez facile si on prend le temps de faire quelques courtes séances de level-up. En coop, on a terminé au niveau 190 environ, en une vingtaine d'heures. Certains boss sont malgré tout inutilement longs, à cause d'une défense d'un seul coup très haute, sans raison apparente. Il faut aussi dire que certains boss seront probablement quasiment impossible tout seul, à moins d'un leveling vraiment intensif. En résumé, Legend of Foresia n'est pas un bon jeu, mais il a quand même quelques bonnes idées, malheureusement souvent mal conçues. Un dernier exemple pour illustrer ça : il est impossible aux joueurs de s'échanger des objets simplement comme ça. Déjà que l'inventaire est très limité (10 objets en tout, dont l'équipement utilisé), pour pouvoir donner un objet à son coéquipier, il faut : sauvegarder, quitter le jeu, lancer le menu objet, placer les personnages dans le mode enchères (si on arrive, vu que les menus sont anti-ergonomique), choisir l'objet à "donner", le receveur doit proposer un prix à l'objet (oui, il faut ACHETER ce qu'un ami veut vous donner), essayer de placer l'objet en question au-dessus de la tête du receveur, appuyer sur le bon bouton (il faut tâtonner pour ça), puis sauvegarder l'inventaire de chaque personnage, revenir à l'écran-titre, recharger la partie (du moins charger la partie de chaque personnage, puisque chaque personnage possède sa sauvegarde), ouvrir le menu, aller dans son inventaire et enfin équiper (si bien sûr il ne faut pas identifier l'objet en question). En effet, chaque objet trouvé devra être identifié avant de pouvoir être équipé : oui, vous trouvez une épée, mais tant que l'expert ne vous dira pas qu'il s'agit de l'"Epée longue en acier", vous ne pourrez vous en servir. Il faut donc ressortir du donjon et aller à l'auberge pour cela, mais en fait vous ne le ferez jamais, puisqu'une fois sorti d'un donjon, toutes les énigmes résolues devront à nouveau être faites (et je vous assure, la progression dans les donjons est d'une chiantise extrême) ... Malgré tout ces défauts, Legend of Foresia reste un titre à essayer à plusieurs, au moins pendant les premières heures.
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World of Final Fantasy (PS4) - 02/03/2017
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14/20
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Un bon divertissement que ce World of Final Fantasy, pas exempt de défauts, mais au moins fun à jouer, ce qui en fait le meilleur FF depuis bien des lustres (l'épisode 12 en fait). Le jeu possède un certain ... Suitepotentiel et un excellent gameplay (contrairement à ... oui, suivez mon regard). Le jeu est surtout savoureux au début, quand le jeu ne se prend pas trop au sérieux. Les deux protagonistes sont plutôt sympas, notamment Lann (L'âne) et bien entendu, le fait retrouver une bonne partie de la mythologie Final Fantasy fait beaucoup pour le charme du jeu. C'est d'ailleurs plutôt sympa d'avoir un peu tout mélangé (un réacteur Mako sous le château de Figaro, lui-même relié à la prison du désert ...). Le scénario est donc agréable à suivre, même si la fin n'est à mon sens pas une réussite. Le ton que prend le jeu alors est bien trop sérieux, et la "fausse" fin ne sert à rien (heureusement qu'il ne faut pas refaire le donjon final après ça). Visuellement, le jeu aurait pu s'appeler World of Kingdom Hearts, mais les décors sont d'une grande réussite je trouve. Après on aimera ou pas l'aspect SD que prend le jeu, mais il faut dire que ça a au moins le mérite d'unifier tous les design quand même bien différents entre tous les épisodes. Musicalement, il y a un peu de tout. Les plus réussies sont les reprises de musiques de lieux, et certaines créations originales pour cet épisode valent aussi le détour. Mais (et j'ai beau adoré Hamauzu), la fainéantise de la bande-son frise le ridicule, notamment dans les reprises des thèmes de combat. Il n'y a guère que le thème de FF8 qui est écoutable (avec celui du 1 et du 3) : et vous pouvez oublier le reste, ce n'est même pas sûr que vous arriviez à reconnaître le thème (Tifa). Peu importe, le tout reste agréable puisqu'une option permet de régler le thème de combat qu'on veut. Le jeu vaut donc principalement par son gameplay, même s'il reste sous exploité : on nous faire croire au début qu'on pourra passer de grand à petit, ou qu'il faudra faire ou défaire ses pyramides. Mais en fait non, on peut prendre n'importe quel myrage, du début à la fin, la seule chose qui compte vraiment, ce sont les niveaux, puisque de toute façon on défonce tout (ou quasiment tout) à l'attaque de base. Le tout reste quand même sympa, ne serait-ce que la collecte des myrages. Bref, World of Final Fantasy n'est pas le jeu de l'année, mais c'est une bonne surprise.
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The Legend of Heroes : Trails of Cold Steel II (PS3) - 08/12/2016
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17/20
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Rien à dire ou plutôt à redire par rapport au premier épisode: c'est la suite logique du premier, avec cette fois l'avantage d'avoir une vraie fin à l'histoire, tout en laissant quelques portes ouvertes, ... Suitequi seront logiquement exploitées dans le troisième volet. Cet épisode possède aussi une belle collection d'améliorations dans le gameplay : overdrive, transformation de Rean, invocation de Valimar, combats qui peuvent s'enchaîner, quartz mieux organisés, et globalement tout est un peu mieux mis en valeur, etc. Le jeu se divise également en deux parties bien distinctes, et si la première était quelque peu soporifique et un peu trop répétitive, la seconde laisse enfin de la liberté au joueur. La durée de vie est gigantesque : j'ai terminé le jeu en 80h, sans vraiment explorer plus que ça, notamment les annexes comme la pêche et la cuisine. Le jeu dispose en outre de plusieurs lieux et boss totalement optionnels, et d'une ribambelle de personnages jouables (au moins 18, sans compter les invités occasionnels), donc de quoi modeler son équipe selon ses goûts. Bref, un excellent jeu, qui bien sûr pourra rebuter si on n'aime pas trop lire pas mal de textes (le jeu est en anglais), mais qui, en contrepartie, possède un background de folie (sachant que les trois épisodes VI et les deux épisodes VII se déroulaient déjà dans le même monde) et (surtout) des personnages vraiment attachants. Un must-have !
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