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Metaphor : ReFantazio (XS) - 15/03/2026
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13/20
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Un titre sympa, comme tout jeu il possède ses qualités et ses défauts. Il possède un univers vraiment bien construit, homogène, bien expliqué et surtout crédible, ainsi que des personnages principaux bien ... Suiteécrits. Son univers visuel, bien que très étrange et pas du tout attirant pour moi au départ, a su me convaincre sur le long terme, même si on peut regretter des tonnes de trucs totalement anecdotiques qui bougent de partout dans les menus. On regrettera aussi une technique qui ne met pas en valeur les décors, avec des scintillements de partout. Et que dire du scénario, qui certes démarre de manière excellente avec le premier chapitre, mais qui s'enfonce ensuite dans une routine et une torpeur dont les soi-disantes "révélations" ne parviennent pas à nous sortir. L'aventure reste agréable, bien que sans doute trop longue pour ce qu'elle a à raconter. Les 20 dernières heures en particulier sont particulièrement pénibles, non pas que le jeu soit difficile, mais parce que l'histoire tourne en boucle et semble ne jamais avoir de fin, à cause surtout de son antagoniste principal qui est simplement raté. Déjà il n'inspire aucune peur ou crainte, mais il laisse totalement indifférent lorsqu'on comprend (très vite) qu'il s'agit du méchant caricatural qui veut juste régner sur le monde en le détruisant au préalable. Pour le reste on a un gameplay un peu surprenant quand même, puisqu'il reprend les bases de Persona dans les grandes largeurs, avec tout de même un système de classe pour remplacer les Persona, ce qui change la donne puisque tous les persos peuvent équiper n'importe quelle classe. Il est dommage d'ailleurs ne pas pouvoir changer de classe pendant un affrontement, cela rend certains combats idiots, où il faut une compétence précise. Si au début, le jeu est assez tactique et réclame des formations bien spéciales, assez rapidement, on fait tout avec la même classe et la même équipe sans trop chercher plus loin, et ça marche, donc on continue.... Dommage qu'on manque autant de liberté dans le jeu, on aimerait farmer les classes plus avant et en découvrir plus, malheureusement les jours sont comptés cela rend le farm quasi impossible, donc on se demande si un tel système de classe est vraiment compatible avec cette épée de Damoclès qui est en permanence au-dessus de notre tête pour tout faire : quête principale, primes, quêtes annexes, social links, stats royales, cuisine, et j'en passe. Les activités ne manquent pas, mais le joueur est pressurisé comme jamais dans un Persona, avec des délais trop courts pour qu'on puisse se sentir à l'aise (10 jours en moyenne et le temps passe très vite si on va par exemple dans un lieu qui se trouve à 3 jours de distance ...). Bien sûr, sans compter que certains donjons devront être fait en plusieurs jours car certains sont bien trop longs et surtout avec des salles de sauvegardes qui se comptent sur les doigts d'une main sur l'ensemble du jeu. Je n'ai pas aimé non plus le système d'engagement des ennemis, qui est vraiment mal fait avec un ciblage qui peut faire attaquer un ennemi à l'autre bout de la salle, sans raison apparente. Dans un autre registre les musiques sont bien trop prises de tête. A force de vouloir faire de l'épique avec des chœurs en permanence, ça devient gonflant et ça retire tout le sel d'une telle musique dans un moment bien particulier. Mais au final j'ai quand même apprécier le jeu notamment pour son univers et ses personnages et un gameplay quand même complet et bien réalisé.
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Chained Echoes (XS) - 07/02/2026
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9/20
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On ne peut avoir qu'une grande admiration pour le développeur qui a pondu ce jeu presque à lui tout seul, malheureusement, les bonnes intentions ne suffisent pas : Chained Echoes est un sous-produit de ... Suitepiètre qualité. Le développeur, à défaut d'avoir des idées, s'est contenté de reprendre toutes celles qu'il aimait bien dans la plupart des "gros" RPG des années 90-2000 (en vrac : Chrono Cross, FF12, FF7, Xenoblade, Suikoden et encore bien d'autres), y compris des systèmes qui ne vont pas ensemble, ce qui rend le game-design particulièrement bancal. On notera qu'il ne se contente pas de piquer les idées, mais aussi beaucoup de noms propres, preuve ultime d'une certaine incapacité à inventer (sans oublier les scènes quasi copié-collé, comme la Rivière de la vie ou l'attaque de Midgar par l'Arme). Tout comme Sea of Stars (et d'autres) le jeu fait aussi partie de la catégorie des jeux qui se prennent pour un RPG, mais qui n'en sont pas en réalité. La progression du joueur est constamment freinée, voire stoppée, on vous bride pour vous mettre face à des ennemis sacs à PV qui sont par ailleurs juste ça, à tel point que les sorts de soins deviennent quasiment inutiles tellement le jeu est facile à partir d'un certain passage. Reste des persos pas trop mal, malheureusement mal desservis par une histoire (très très) mal racontée, avec des tonnes de noms et de références dont y ignore tout et que le jeu ne vous explique pas, comme si vous étiez tout savoir. L'ambition de créer un univers énorme avec des milliers d'années d'histoire est louable, mais en l'occurence, le jeu aurait gagner à simplifier son discours pour aller à l'essentiel. Une déception de plus. Le jeu tire seulement son épingle du jeu par des visuels très soignés, ainsi qu'une bande-son de qualité (mais qui aurait mérité un jeu beaucoup plus court, environ 15/20 h) pour ne pas trop se répéter. Dommage.
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Fantasian Neo Dimension (PC) - 21/12/2025
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9/20
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Fantasian c'est un gros gâchis et surtout un jeu conçu par Sakaguchi avec beaucoup de morgue, pensant sans doute que des noms font des bons jeux. Ce n'est pas le cas, car même si on trouve des personnages ... Suitesympathiques et que la première partie du jeu est plutôt plaisante et bien menée, la seconde partie, celle où on est "libre" de faire ce que l'on veut, le jeu part dans toutes les directions et pas les bonnes. D'ailleurs, où sont vraiment passer les idées de Sakaguchi ? Pas dans ce jeu en tout cas, qui n'est qu'un pot-pourri de tout ce qu'on a déjà vu depuis 30 ans maintenant avec lui. Héros amnésique, trio "amoureux", souvenirs à la Lost Odyssey, etc etc .... Malheureusement ça ne prend pas, car ce ne sont que des effets, comme si on mélangeait de bons ingrédients en espérant que cela fasse un bon plat. Seul touche d'originalité, le gameplay, malheureusement pour le jeu, il fini par être passablement mauvais, obligeant le joueur à effectuer des combats (ou à les fuir) alors que le jeu réclame un certain farm pour obtenir des SP, ce farm est rendu impossible par le gameplay. Cherchez l'erreur. On passe son temps à farfouiller et triturer nos pauvres et minuscules sphériers (sur lesquels on ne peut pas tellement agir, on se demande d'ailleurs si les stats ont un réel impact sur les dégâts reçus ou infligés) pour ne pas trop galérer contre tel boss, sachant que l'on devra tout refaire pour le suivant. Le jeu n'est pas si difficile, mais fini par être d'une redondance rare. Fantasian n'est pas sauvé par son écriture, assez faible (nul besoin d'un bon niveau en anglais pour saisir les textes, au passage), cliché au possible, et sans aucun relief digne de ce nom. On ne trouvera aucun point positif dans les graphismes vraiment laids en ce qui concerne les arrières-plans, dans lesquels les personnages en 3D s'intègrent difficilement. Sur mobile, cela passe sûrement mieux. Le souci c'est que ce portage n'en est pas vraiment un : c'est juste la ROM d'origine, sans aucun changement (pour quitter le jeu, on a même encore le texte : "voulez-vous quitter l'application ?" ...). Aucun travail fait sur une adaptation, alors que les menus sont fastidieux, pas ergonomiques pour un sou et surtout beaucoup trop gros en règle général. On ne peut afficher que 3 ou 4 objets dans une liste ... même un jeu SNES fait mieux que ça au niveau des menus. Et malheureusement aussi, on ne pourra pas se consoler sur les musiques, d'une pauvreté assez affligeante. Et quand elles sont convenables, on se rend compte que ce sont juste des copies d'anciennes musiques (Lost Odyssey et Blue Dragon la plupart du temps). Uematsu m'a paru aussi très prétentieux, d'inscrire en gros "WRITTEN BY NOBUO UEMATSU" au début d'un souvenir, sans compter les easter eggs qui le citent dans le jeu. Désolé mais ça manque tout simplement d'humilité, et cela d'une manière globale, sur l'ensemble du jeu. Bref, pour moi, Fantasian est une énorme déception, je resterais avec The Last Story comme ultime chef d'oeuvre de Sakaguchi pour ma part (et peut-être même son meilleur jeu au final).
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Clair Obscur : Expedition 33 (XS) - 06/06/2025
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15/20
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Je vais peut-être faire un peu tâche parmi tous les éloges qu'a reçu le jeu, mais autant j'ai trouvé Clair Obscur vraiment très bon, autant je lui ai trouvé aussi une bonne quantité de défauts qui semblent ... Suitepasser comme lettre à la poste pour tout le monde. Après avoir terminé le jeu, je n'ai pas vraiment eu l'envie de le recommencer ou de me plonger dans la course aux dégâts ou le jeu devient juste une simulation de theory-crafting. Déjà, le gameplay est vraiment super et dynamique, l'ajout des QTE est pour moi une hérésie dans ce système. Au contraire de le rendre dynamique, cela tue complètement la fluidité des affrontements pour moi et oblige le joueur à rester concentrer sur le moindre mouvement ou bruit des ennemis (surtout quand ils mettent 3 heures à sortir leurs attaques). Pour moi ça n'a rien à voir avec les QTE de Lost Odyssey (totalement optionnels) ou Legend of Dragoon (les indications sont claires sur le moment où il faut appuyer). Au bout du compte cela dit, ça ne m'a procuré aucune frustration (le jeu est très facile, même en Normal, à part les 2 premières heures, et encore ...) mais aucune satisfaction non plus même quand on réussi un combat parfait. C'était juste fatiguant, assez inutilement. Visuellement je dirais que c'est là que E33 titre le plus son épingle du jeu, même si le tout est un peu trop sombre pour moi (globalement), et même si le jeu ne manque pas d'humour, on est quand même dans une désespérance quasi-constante au niveau du scénario. Parlons-en, l'histoire est vraiment unique et prenante, l'écriture splendide, aucune scène à rallonge, tout est là et parfaitement là. Il est dommage qu'elle se concentre sur 2 persos uniquement, et laisse les 3 autres sur la touche, où leur histoire se résume à des conversations optionnelles au camp. Après à titre personnel, j'ai trouvé l'histoire un peu trop perchée ou étrange, je ne sais comment le qualifier, et la conclusion m'a laissé un peu sur ma faim. Mais en tout cas, il n'y a gloabalement rien à redire là-dessus. Une très bonne note aussi pour le doublage, hormis celui de quelques journaux d'expédition, il est vraiment excellent. Notamment celui de Renoir, je ne sais pas qui en est l'auteur, mais on sent que l'acteur est d'un niveau encore supérieur aux autres. Enfin, la musique est je dirais assez inégale sur l'ensemble. Il y a des pistes fantastiques (donjon de fin + boss de fin), des bonnes trouvailles juste belles dans leur simplicité, mais aussi une overdose de pistes chantées et pas mal d'easy-listening à la Einaudi que je dois dire je n'apprécie pas vraiment. On retrouve aussi une manière de composer assez académique, souvent 4 accords sur 4 mesures, répétées tout au long (et répétées aussi dans x versions de la même musique). C'est déjà le cas dans la bande-son des NieR, clairement un modèle il faut pas se le cacher, mais voilà, il y a des hauts et des bas dans cette OST (le pire étant le slam qui m'a fait quitter une zone en plein jeu ... désolé mais je trouve ça hideux et les paroles vraiment cucul-la-praline pour le coup ... au vue des commentaires, je dois être le seul sur terre, mais tant pis). Heureusement, il y a pas mal de pistes intrumentales dans une écriture beaucoup plus personnelle, que j'ai nettement plus appréciées que le reste. A part son ambiance vraiment unique, Clair Obscur n'invente quasiment rien il faut le dire, mais il emprunte astucieusement à d'autres jeux que tous les amateurs auront reconnus. Là où Edge of Eternity c'était planté en beauté, ici, c'est particulièrement réussi parce qu'il y a une vraie direction derrière, le jeu assumant tous ses choix (même ceux qui me déplaisent). Cela fait un jeu particulièrement respectable et agréable. De là à le transformer en meilleur jeu du XXIè siècle, y'a de la marge quand même ...
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Xenoblade Chronicles 3 (SWITCH) - 08/05/2025
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8/20
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Xenoblade 3, ou le jeu surévalué par excellence, qui ne doit son aura qu'à des épisodes précédents de qualité. Si le jeu s'était appelé autrement avec un développeur lambda, il serait tombé dans les limbes ... Suitedes plateformes dématérialisés avec tous les autres jeux sous la seconde zone. Déjà l'histoire ou plutôt ce qui tient lieu de "scénario" ne résiste pas à la logique la plus élémentaire, et quand on explique enfin un peu au joueur ce qu'il en est, il réussit l'exploit d'en dire le moins possible, de manière la plus cryptique possible ET de se contredire presque en permanence. On décroche, et on décroche vite car le casting est certes sympa, mais derrière cela, les personnages n'évoluent pas (à part Eunie et Talon qui sont surement les personnages les plus intéressants, même si ce sont les moins attachants) et les antagonistes sont tellement nazes qu'on n'a guère de conviction pour les combattre. Le jeu essaye bien de créer des "méchants" auxquels on s'attache (par exemple avec "J"), sauf que ça ne marche pas, car J on le connait à peine et on n'a aucun affect pour lui. Techniquement le jeu est plutôt propre, en revanche on déambule dans des lieux quasi toujours identiques, des immenses zones assez vides, traversés par la dépression et la tristesse permanent. C'est plus du désespoir qui nous habite à chaque pas, mais de la désespérance, tellement les lieux manquent de magie et de merveilleux. C'est pas l'OST qui rattrape le coup, seules 1 ou 2 musiques restent en tête (même après 120h de jeu), là où les épisodes précédents possédaient une bande-son d'exception (surtout les 1 et 2). Enfin le gameplay est sympa au début, mais comme on ne contrôle que 1 personnage sur 7 et que ça passe sans s'occuper de rien d'autre, on avance et on gagne tellement de niveaux qu'on ne fait quasi aucun combat à part les boss et les monstres uniques. Le système de héros est sympa mais aussi très long à monter (sans compter les quêtes de base + les quêtes pour débloquer le niveau 20), ce qui rend le tout assez lourd pour pas grand chose. En dehors de ça, le jeu a cependant des qualités, certaines scènes ou certains événements valent le détour, mais pour moi ça reste une expérience horrible et quelque part la déception du siècle car c'est un jeu que j'attendais quand même (à l'époque).
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Eiyuden Chronicle : Rising (SWITCH) - 12/04/2023
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5/20
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Un titre totalement raté. Le scénario est inexistant, et quand il survient à la toute fin du jeu, on ne comprend absolument rien car le jeu nous sort des termes et des personnages dont on ne sait rien. ... SuiteIl tente de créer un "grand méchant" à la manière du Grand Maître des Trails, mais ça ne fonctionne pas du tout, et du coup tout tombe à plat. L'écriture est mauvaise, inintéressante et les personnages sont peu travaillés, même si le trio de héros est plutôt sympathique. Les PNJ sont tous en retrait, on ne s'attache à aucun d'entre eux. Visuellement, le jeu est très très pauvre, les personnages en 2D en peu cartoon sont intégrés dans une 3D réaliste, ce qui produit un très mauvais effet, d'autant que les animations sont rigides. Suikoden 2, un jeu sur PS1, était non seulement plus beau mais également bien mieux réalisé (ce n'est pas une question de technique, mais de direction artistique). Les musiques sont au mieux oubliables, au pire énervantes et répétitives et le gameplay est catastrophique : en gros, on bourrine la touche attaque et on change de perso pour faire des combos. Les 2 ou 3 premiers boss doivent être battus avec une certaine stratégie, mais ce n'est plus le cas par la suite, avec des derniers boss qui semblent avoir été bâclés. Ajoutons à cela un bestiaire minimaliste (5 ou 6 créatures différentes présentes en swap color ...), et une construction de la ville dirigiste et inintéressante, on est loin d'un jeu de gestion de ville, comme cela avait été présenté. Mais le pire, ce sont bien sûr ces dizaines et dizaines de quêtes annexes fedex (de toute façon, même les quêtes principales sont fedex ...), qui rend le jeu d'un ennui mortel. Je l'ai terminé en 13h, j'ai l'impression d'avoir passé 80h dessus. Je le conseille à personne, car à mon avis, il n'apporte rien à l'univers de la série, il plombe même mon intérêt pour le jeu principal, car si tout n'est pas relevé de plusieurs niveaux ... Là, même des développeurs indés qui auraient fait ce jeu à 2 ou 3 personnes auraient eu honte de sortir un produit pareil. A oublier.
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The Legend of Heroes : Trails of Cold Steel III (PS4) - 01/03/2020
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15/20
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Il faut dire en premier lieu qu'il n'est pas envisageable de jouer à cet épisode 3 sans avoir fait les deux précédents. Les résumés proposés sont certes là pour rappeler les bases de l'histoire, mais ne ... Suiteremplacent en aucun cas l'expérience de jeu et tout le côté psychologique qu'offre une réelle partie. Bien sûr, puisqu'il s'agit du premier épisode en français, cela pourrait être tentant, mais honnêtement, non. En faisant cela, tout nouveau joueur risque de ne pas vraiment comprendre les réactions des uns et des autres. De plus, l'histoire fait également beaucoup référence à des événements et personnages des épisodes VI et VII. Cela sera encore plus vrai dans les épisodes à venir, donc il devient impératif d'avoir joué aux autres épisodes pour bien saisir la globalité du contexte dans lequel se déroule le jeu. Ce troisième épisode reprend en grande partie le déroulement du premier épisode, peut-être un peu trop d'ailleurs, puisque le jeu devient trop prévisible par moment. Non pas sur les événements, mais sur l'enchaînement trop systématique "temps libre-requêtes-manœuvres jour 1,2,3-donjon-boss", repris de la même manière à chaque chapitre. De même, il devient lassant de tuer des ennemis (le plus souvent ceux de la Société) pendant un combat où ils vous auront à peine touché, puis dans la scène qui suit, de voir vos persos à moitié morts et vos adversaires se porter comme des charmes. Car oui, contrairement à l'épisode 1, dans une moindre mesure le 2, ce troisième épisode ne propose pas vraiment de difficulté à proprement parler (sauf à manquer de chance dans les rares duels proposés). 95% des combats normaux se terminent sans avoir encaissé de dégâts, et cela arrive même sur certains boss, car à force de rajouter des possibilités aux joueurs (Ordre et Rupture), le gameplay devient certes plus complexe, mais aussi rend les choses trop simples. Pour cette raison, je recommande vraiment de jouer en difficulté Difficile, y compris pour une première partie. Outre cet aspect, le jeu est réellement très bon et l'histoire se laisse suivre bien entendu sans aucun problème (attendez-vous à beaucoup de lecture), et capte en permanence l'attention du joueur par les nombreuses révélations sur le passé de certains personnages qui seront faites dans cet épisode. Le jeu est d'ailleurs assez long (comptez une centaine d'heures si vous comptez jouer sans passer aucun dialogue ni activer les accélérations de combats : personnellement je ne passais que les S-Crafts une fois que je les ai vu une fois), et prend son temps, mais jamais au détriment d'un certain rythme, les scènes de dialogues se mêlant aux phases d'exploration de manière assez fluide. On pourra juste regretter la gestion du dernier chapitre, aussi bien de manière narrative que dans le gameplay. En effet, deux personnages seront obligatoirement absents (tant pis pour vous si vous les avez bien entraînés et équipés jusque là, vous devrez en choisir d'autres et vous habituer à leurs spécificités) et la gestion du groupe vous oblige à utiliser tout le monde. Cela pourrait paraître une bonne idée, mais cela n'est le cas qu'au cours de ce chapitre. Enfin, sans rien révéler, sachez que le jeu n'a pas de fin a proprement parler : le générique arrive en plein milieu d'un dialogue et est suivi d'un simple 'A suivre' très frustrant (encore plus que la fin du premier). Visuellement, le jeu reste simple mais n'est en rien une démonstration technique, ce qui n'a jamais été le but de la série de toute façon. Malheureusement, le jeu arrive à ramer sur la fin dans les grands donjons ou dans certaines scènes mettant en scène trop de personnages. Bref, un bon jeu malgré tout, qui vaut surtout par ses personnages, son immense univers très bien maîtrisé et même par son gameplay à la fois complexe et facile à prendre en main (bien qu'un peu cassé ici en mode Normal). On attend la suite
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Infinite Undiscovery (X360) - 13/01/2019
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13/20
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Le premier véritable chantier de tri-Ace sur nouvelle génération, Infinite Undiscovery, était plus ou moins attendu. Ouvert à toutes les sensibilités, je m'y suis jeté avec une ouverture d'esprit et un ... Suitecertain engouement. Quelques 20 petites heures plus tard, le constat est pourtant évident : IU est tout simplement un jeu bâclé, sorti à la va-vite. Il n'est pourtant pas dénué de qualité, en premier lieu son aspect visuel. Non pas que le jeu soit extraordinaire techniquement, loin de là puisqu'il est même bâclé à ce niveau, avec des textures laides, des modélisations aléatoires, des animations loufoques et des bugs de collisions en tout genre, sans parler des saccades ou des problèmes de synchronisation des voix. Non, mais son univers visuel, en premier lieu duquel le chara-design est particulièrement réussit, puisque de la vingtaine de personnages "jouables", très peu sont ratés. Les grands espaces, plaines, cavernes et autres châteaux sont également agréables malgré, je l'ai déjà dit, une technique déficiente mais qui n'empêche pas d'apprécier ce bel univers. Des qualités, on en trouvera également dans le scénario, pas si convenu que ça et dans le groupe de nombreux personnages qui se forment autour de Capell/Sigmund. Malheureusement, c'est ici qu'éclate le plus gros défaut de IU : sa durée de vie, indigne d'un RPG. Car elle ne permet pas d'entrer dans cet univers et d'intensifier les relations psychologiques entre les personnages comme il l'aurait fallut. Il manque 30-40 heures à IU. Dommage, il y avait vraiment un bon potentiel. Pour autant, IU ne fait pas dans le haut de gamme avec son gameplay vide. Pour résumer et peut-être caricaturer légèrement (quoique), on ne contrôle qu'un seul personnage (sur 4, parfois sur 8 ou 12), les autres font absolument ce qu'ils veulent. Et ce ne sont pas les 5 tactiques prédéfinies pathétiques qui permettent de se sentier plus acteur. Les batailles, en temps réel, sont plus que brouillonnes et il n'est pas rare de ne plus rien comprendre du tout, tellement l'écran est envahit d'effets lumineux ou de sorts. C'est d'autant plus ennuyeux que la panoplie de coups disponible est terrible réduite (deux boutons) et que les rares possibilités de combos sont les mêmes du début à la fin de l'aventure. Ajoutez à cela une aventure non seulement linéaire (quel RPG ne l'est pas un peu ?), mais surtout beaucoup trop dirigiste, où l'absence d'une carte et d'une certaine géo-politique se fait cruellement sentir. On avance d'un village, donjon, boss, à un autre, sans réel possibilité de retour. En somme, IU se révèle un peu comme une sorte de grand univers virtuel, où le joueur possède un rôle extrêmement limité. La difficulté plutôt basse permet d'ailleurs au joueur de filer droit au but, malgré quelques endroits mystérieux périlleux, où la difficulté augmente d'un seul coup sans trop de raison (le début en particulier est particulièrement mal dosé et lance le joueur au milieu d'une bataille sans grande préparation). IU est en somme un jeu qui aurait mérité une plus grande attention de la part de ses développeurs pour développer ses qualités et amoindrir ses défauts flagrants.
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Grandia III (PS2) - 19/08/2018
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16/20
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Enfin on retrouve l'esprit d'insousiance du premier Grandia dans ce petit chef d'oeuvre vidéo-ludique (surtout sur le premier DVD et à la fin du deuxième). Il est vrai que d'excellents graphismes n'ont ... Suitejamais fabriqué un bon RPG, mais en l'occurence, cela apporte beaucoup dans ce jeu à l'immersion dans un monde homogène et réellement somptueux. Le système de combat est, lui, toujours aussi excellent, mais c'est une constante dans la série. L'ajout des combos aériens est vraiment une réussite, de même que les invocations, même si elles sont en nombre relativement réduit. Le scénario n'est pas si inintéressant que cela et la plupart des personnages sont frais et agréables, à commencer par le héros, moi je l'aime bien. Sa durée de vie, en 2DVD, est tout fait honorable, et pas si courte que ça, d'autant que certains boss requiert malgré tout un certain niveau (et aussi de la tactique) et qu'on a le privilège d'avoir un carte du monde à explorer en avion (et non pas en déplaçant un curseur comme dans les précédents Grandia). Malgré ça, Grandia a fini par me lasser, surtout, paradoxalement, dans les combats, qui sont certes géniaux, mais un peu trop répétitifs (de même que les ennemis).
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Octopath Traveler (SWITCH) - 04/08/2018
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16/20
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Octopath Traveler, c'est avant tout un coup de coeur visuel lors de son annonce, mais au-delà de son aspect léché et aux références rétro (souvent à FF6 d'ailleurs) qui ne sont au final qu'anecdotiques, ... Suiteil faut plutôt y voir un titre peaufiné à l'extrême jusque dans ses moindres détails. Mais ça serait se trompé d'y voir un successeur à un titre comme Bravely Default, son ambiance et son organisation le rapprochant davantage d'un SaGa que d'autre chose. Même dans son gameplay, on est assez loin du système des Bravely : on amasse certes des points, mais plus à prendre comme une barre de limite qui se recharge avec le temps. Le jeu dispose en tout cas de nombreux atouts : des scénarios, bien qu'assez simples, il se révèlent parfois très surprenants. Même si l'on sent que certains sont plus importants que d'autres (le scénario de Tressa par exemple est terriblement anecdotique), ils sont bien pensés de sorte qu'ils soient faciles à suivre, même si l'on décide de faire les 8. Le souci, c'est qu'on a voulu réunir huit histoires et surtout huit personnages, mais sans jamais les lier vraiment. Les compagnons qui sont dans votre groupe n'interviendront dans un autre scénario que le leur que lors de mini saynètes, par ailleurs facultatives. Un peu léger, étant donné les épreuves parfois traversées par notre héros. Cela dit, cela donne lieu parfois à des séquences intéressantes, voire amusantes (les échanges entre Thérion et Ophilia sont assez savoureux). Il aurait sans doute été intéressant, au final, d'avoir des histoires réellement séparées se déroulant dans le même monde, un peu dans la veine d'un SaGa Frontier (premier du nom) plutôt que de voir des héros transformer en marionnette muette dans tous les autres scénarios. Cela dit, le monde et l'univers proposés sont très travaillés, assez grands aussi, ce qui est vraiment un bon point. Parler à tous les PNJ devient vite un réflexe pour en apprendre plus, d'autant que les interactions avec ces derniers sont d'une grande importance dans les quêtes annexes et même dans les histoires principales. L'un va vous donner un indice, il faudra "guider" un autre avec Ophilia, ou bien en battre un autre en duel ... sans parler de la possibilité de voler ou d'acheter des objets à chacun. En gros, il y a de quoi faire. La plus grande qualité d'Octopath est d'être très homogène : les musiques, bien qu'assez classiques, sont très bonnes et le gameplay est finalement très simple à prendre en main et permet énormément de choses. Il est juste dommage de rencontrer de gros problèmes d'équilibrages tout au long du jeu. C'était un peu prévisible étant la liberté qu'offre le jeu, mais malgré les indications de niveau fournies, il n'est pas rare de pouvoir traverser sans problème une zone qui a 10 ou 15 niveaux de plus que vos persos, puis ensuite de se faire bourriner par un boss, alors que vos persos ont 20 niveaux de plus que ceux de la zone. On soulignera aussi l'impossibilité de faire certains boss optionnelles si on n'a pas certaines classes (voire certains personnages ...), ce qui va un peu à l'encore du principe du jeu : vous êtes libres de faire ce que vous voulez. Seul le personnage choisi au début ne quittera jamais votre groupe (jusqu'à l'accomplissement de son histoire). Octopath dispose d'une bonne durée de vie, pour peu qu'on s'intéresse un peu à ce qui se passe dans les (nombreuses) villes. En ligne droite, il est possible de terminer une histoire en 6 heures (en rushant), donc comptez minimum 50h pour faire tous les scénarios. Et environ 30 à 40h de plus pour tout le contenu annexe, très important (trop, peut-être), avec des quêtes qui sont certes intéressantes pour la plupart car on doit vraiment chercher par soi-même comment terminer une quête, mais qui ne rapportent que rarement des objets intéressants. Au final, un excellent jeu, qui possède bien entendu ses défauts, mais aussi une forte identité, et qui donc ne plaira pas à tout le monde.
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