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Puzzle Chronicles (X360) - 09/05/2010
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11/20
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Etrangement j'ai pris du plaisir à finir ce jeu, alors qu'en fait il est vraiment plus que moyen. L'histoire est vraiment inutile et surtout l'esthétique du plus mauvais goût, mais heureusement le système ... Suitede bataille est intéressant, et beaucoup plus stratégique de Puzzle Quest qui était plus basé sur le hasard. Cependant, il n'égale en rien Gyromancer de ce point de vue, même si le fait de pouvoir réduire le plateau de jeu de l'adversaire est bien pensé. Tellement bien pensé d'ailleurs que lorsqu'on a compris qu'en prenant tout de suite un bon départ, l'ennemi est acculé et ne peut plus faire grand chose, les batailles deviennent vraiment trop simples et rapides. A contrario, il est difficile de retourner une situation compromise ... Le fait de pouvoir jouer à différents mini-jeux tous différents (forge, entrainement, bête de guerre, chasse au trésor) apporte de la variété, ce qui fait qu'en fait on ne s'ennuie jamais. Du moins, si, comme moi en ce moment, vous cherchez un jeu qui ne vous prend pas la tête avec des mécanismes complexes et que vous aimez le genre, le jeu saura vous satisfaire (enfin, il faut quand même passer outre le côté visuel et même sonore par moment).
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Last Rebellion (PS3) - 22/04/2010
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6/20
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Last Rebellion est vraiment un mauvais RPG. Au début il m'a beaucoup fait penser à Enchanted Arms, car le scénario est vraiment éculé et les graphismes mauvais et je pensais qu'il se rattraperait avec ... Suiteson système de combat sur la longueur. Mais le problème, c'est qu'en fait de longueur, c'est le RPG le plus court que j'ai jamais fait (10-15 heures) et surtout, il n'y a aucune évolution, aucune subtilité digne d'intérêt. Le pire reste l'univers proposé, puisqu'on évolue dans un "royaume", peuplé de seulement 6 personnages : pas de ville, pas de boutique (même pas dans les points de sauvegardes ^^), pas de PNJ, le néant total, à l'instar des décors, proches du vide abyssal. Si le jeu met en avant les qualités des illustrations conceptuelles, il faut qu'il n'y a pas grand chose d'autre à sauver (sans compter qu'on aimera ou pas ces illustrations). On se dit en effet, que le jeu va se rattraper sur sa bande son, mais non : les musiques sont très rares, on a le plus souvent droit à de vagues fonds sonores et autres bruits loufoques. On se dit ensuite que le jeu va pouvoir se rattraper sur les quêtes secondaires, mais non plus : le seul lieu optionnel se limite à une arène de 10 mètres de diamètre où apparaissent les boss optionnels (ridiculement faibles d'ailleurs). Car oui le jeu est facile, puisque seul le niveau de votre héros compte (vous dirigez seulement deux personnages) et que l'expérience est limitée à chaque nouvelle zone (façon Lost Odyssey : il arrive même de gagner 0 point d'expérience quand votre niveau est trop élevé par rapport à celui du monstre). Bref, difficile de parler en bien de ce jeu. A éviter.
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Final Fantasy XIII (PS3) - 13/04/2010
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13/20
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Final Fantasy XIII est un bon RPG, un bon Final Fantasy aussi, du moins autant qu'a pu l'être en son temps le dixième épisode. En effet, ces deux jeux sont tellement similaires qu'il convient, non pas ... Suitede décréter la fin de l'esprit Final Fantasy car là on aurait carrément huit ans de retard (cf mon opinion de Final Fantasy X), mais plutôt la naissance d'un nouveau, différent. Pas meilleur, pas moins bon, juste différent. Mais pour revenir au treizième avatar de la saga, le meilleur résumé consisterait à dire que c'est un jeu rempli de qualités extraordinaires d'un côté, avec une quantité invraisemblable de défauts qui finissent de plomber le joueur et surtout, tout simplement, son plaisir de jeu. Par exemple, le scénario est bien trouvé, plaisant à suivre, addictif et tout ce qu'on veut, mais d'un autre côté il est imposé au joueur sans réellement le plonger au cœur de l'intrigue : on est lâché dans un monde totalement inconnu dès le début, et la mise en scène, irradiées de flash-back durant les vingt premières heures de jeu, déboussole le joueur plus qu'il ne l'informe. Bien entendu, il est toujours possible de s'y investir grâce aux résumés fournis dans le menu. Mais il aurait été, à mon avis, beaucoup plus intéressant de commencer le jeu beaucoup plus en amont. Autre point caractéristique, le casting de personnages : à tout niveau, il est très intéressant et chaque personnage est très bien travaillé (à l'exception peut-être de Vanille). Seulement on est tout seul, pendant 90% du jeu, nos petits bonshommes ne seront guère confrontés qu'à eux-mêmes, ce qui leur enlève presque toute psychologie, n'étant plus que des machines de guerre, prêt à combattre tout et n'importe quoi. Car oui, des combats vous allez en faire dans Final Fantasy XIII. Mais, le plus surprenant, c'est que ce système de combat n'est pas si bon que cela. Malgré de bonnes idées (rendre le jeu plus dynamique), il perd en stratégie ce qu'il gagne en dynamisme (comme d'habitude d'ailleurs, c'est la quadrature du cercle cette affaire). Il en ressort qu'on ne fait qu'appuyer sur X, en changeant subtilement sa stratégie lorsqu'un allié est en difficulté. Il est dommage qu'on ne puisse d'ailleurs pas changer uniquement le rôle d'un seul allié, mais uniquement l'ensemble des trois rôles. En passant le coup du « tiens je deviens Ravageur, je connais plus le sort Soin », m'a un peu énervé, par manque de logique. C'est un détail, mais il ressort que la seule tactique qui soit valide, c'est d'avoir de bons PV, Force et Magie (c'est d'ailleurs les 3 seules statistiques de vos persos, oui). Personnellement, je trouve ce gameplay très peu fouillé, vide, même s'il est agréable, on n'en ressort pas transcendé, loin de là. A l'instar du sphérier, inutilement en 3D, et très court comparé à son « modèle », guère convaincant. J'ai dit tout à l'heure que Final Fantas XIII ressemblait à Final Fantasy X, mais leurs ressemblances formelles sont telles qu'on pourrait y voir un remake. Vous avez dit linéaire ? Vous avez dit Plaine Félicité ? Vous avez dit Chasse au monstre ? Vous avez dit Sphérier ? Seulement là où le dixième épisode laissait le joueur relativement libre (malgré la linéarité qui est, disons, plutôt du ressort du genre lui-même), ici, on sera guidé le long d'un unique couloir pendant 12 chapitres sur 13. Il manque au joueur de l'espace, le fait de pouvoir explorer. Oubliez les villes, les PNJ, il y en a aucun. En soi, pourquoi pas, mais il aurait fallut compenser par autre chose, et ce n'est pas le cas ici. Car le plus embêtant est ailleurs : Final Fantasy XIII n'est pas un jeu marquant. Les lieux et l'univers sont quelconques, tout comme les musiques (et pourtant, Dieu sait à quel point j'admire Hamauzu), à l'exception des thèmes de combat qui sont fantastiques, l'univers n'est pas bien définit et le fait de ne pas pouvoir retourner dans les lieux visités fait qu'on les oublie très vite. Et quand on s'en souvient, on ne peut s'empêcher de remarquer la similitude un peu trop prononcée avec d'autres jeux (Plaine Félicité copiée-collée, c'est vraiment abusé). Néanmoins, et malgré tout ces défauts, Final Fantasy XIII est un jeu presque incroyablement agréable à jouer, et même doté d'un aspect addictif assez fort. Il faut dire que le jeu est tout simplement époustouflant techniquement (même si j'aurais préféré qu'il n'y ait carrément aucune cinématique et que tout soit fait avec la 3D du jeu). Il n'en faut peut-être pas plus pour faire un bon RPG, quand le plaisir est là, même si plein de détails crispants viennent titiller l'esprit de temps en temps et ne serait-ce que pour connaître la fin de l'histoire, ce Final Fantasy vaut le détour. Seulement, à vouloir tout miser sur son scénario en béton, des personnages solides et une technique sans faille, c'est le jeu qui se retrouve à mettre en valeur ces aspects statiques, alors qu'ils devraient être au service du jeu et du joueur pour une expérience dynamique. Note : il est très difficile de donner une note à ce jeu ; parfois, il frise tout juste la moyenne, le 10 bien pourri, et parfois on se laisse aller à penser qu'il vaut 17. Au final, puisque tout le jeu est basé sur le chiffre 13 (enfin, beaucoup de choses (les 13 jours, 13 chapitres, etc ...) je pense que la note de 13 lui convient bien, globalement bien entendu.
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White Knight Chronicles (PS3) - 14/03/2010
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14/20
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Difficilement classable, ce White Knight Story (ou Chronicles en occident, mais personnellement je préfère le titre japonais). Rien d'original ne vous attend dans ce RPG, si ce n'est un mode online, mais ... Suitequi n'est lui-même qu'une resucée d'autres systèmes, comme celui de Phantasy Star ou Guild Wars. Si la trame principale est plutôt intéressante (bien que très très convenue), il vous appartient de faire des quêtes (jusqu'à 4 joueurs en ligne) comme vous semble à n'importe quel moment. A ce moment, vous prenez le contrôle de votre avatar pour ces aventures parallèles. Très paradoxal car, si ces quêtes online sont très dispensables et ne présentant que l'intérêt de pouvoir jouer online, hé bien, il s'agit en réalité d'un des plus grands intérêt du jeu (si ce n'est le principal). En effet l'aventure en elle-même est bien courte, les scénaristes ayant jugé bon de terminer le jeu en plein milieu du scénario, sans autre fin qu'une accroche ouverte pour un second épisode. Surtout, l'aventure est bourrée de choses vues et re-vues des dizaines de fois dans d'autres RPG, toutes les trivialités y passant. Ce n'est pas gênant, mais l'ambition du titre en prend un coup, d'autant que les transformations en chevalier frisent le mauvais goût. Il manque aussi un "background" certain, car le joueur est laissé pratiquement tout du long dans un flou (on finit même le jeu sans en connaître beaucoup sur certains personnages qu'on a contrôlé tout du long ... Par exempl, qui est Léonard, finalement ? et Yulie ? Eldore ? : on nous livre quelques pistes mais seulement des fragments ...). De plus, des personnages secondaires et des intrigues secondaires, qui auraient été intéressant de développer et de montrer sont reléguer, voire carrément éliminés en plein milieu de l'intrigue. Frustrants, car il y avait le potentiel vraiment (et je le rappelle, le jeu est court et facile). Au niveau visuel, le titre est très aguicheur, et même réussi. Esthétiquement, rien à dire (à part certaines postures, objets ou monstres), c'est même très joli à l'oeil et la technique suit, puisque, malgré l'"immensité des zones (les développeurs ont d'ailleurs dû décapsuler de la tête le jour où ils ont pondu certains donjons, très très très très grands et longs), il n'y a aucun temps de chargement car il n'y a, tout simplement, aucun changements de zone. Rien à dire donc si ce ne sont ces temps de sauvegardes qui semblent durer une éternité. L'ambiance sonore est également agréable, et si on ne retiendra aucune musique (à part celle des combats, malheureusement une des moins bonnes ...), l'ensemble est tout à fait correct et suffisant. Pour finir, le gameplay est une sorte de copie simpliste de n'importe quel système système simpliste de MMORPG. C'est du tour par tour, pas très dynamique d'ailleurs mais bien ficelé avec l'ajout notamment des transformations en Chevalier qui permettent de déclencher de puissants coups. On pourra regretter,notamment, une gestion de l'équipement archaïque et pas ergonomique du tout, mais c'est un détail. Au final, WKS est un RPG dont le principal intérêt, en dépit d'une aventure solo courte et facile, puise son intérêt dans un mode online assez complet et addictif, pour peu qu'on ait le temps et une connexion internet ...
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Vandal Hearts : Flames of Judgment (X360) - 07/02/2010
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13/20
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Un petit T-RPG sympa, pas trop difficile, simple d'accès, court, voilà ce qu'il ressort de ce troisième opus de la saga. Le système de jeu est on ne peut plus classique, même s'il se passe des habituelles ... Suiteclasses, elles sont en fait simplement cachées : nous avons le héros hyper polyvalent et meilleur perso du jeu, le voleur rapide, le guérisseur, l'archère, la guerrière stylée et le gros bourrin. Simple et efficace diront certains ; déjà vu maintes fois et pas novateur diront les autres. Quoi qu'il en soit, le jeu est agréable aux oreilles, un peu moins pour la rétine, la 3D proposée n'étant quand même pas très travaillée (mais avec Konami on est habitué, plus ou moins). L'histoire, elle, se perd dans des élucubrations religieuses sans grand intérêt, dommage. Sans être le jeu de l'année, loin de là, ce Vandal Hearts fera patienter en attendant des titres plus savoureux ...
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Magna Carta 2 (X360) - 30/12/2009
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15/20
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Magna Carta 2 est vraiment une bonne surprise, notamment si on a encore en tête les souffrances causées par le premier épisode : temps de chargement infinis, localisation aux fraises, système de combat ... Suitebancal et injouable, scénario intéressant mais mal ficelé, le tout laissant un sentiment de jeu un tantinet amateur. Ici, si la localisation n'est toujours pas satisfaisante, mais à un degré moindre, tout le reste a été grandement amélioré, en ce sens d'une simplification (presque trop, le jeu est vraiment trop facile) à la fois du gameplay, mais également d'un scénario cousu de fil blanc, mais pas du tout désagréable pour autant. Loin de perdre le joueur avec une kyrielle de personnages inutiles et seulement esquissés, Magna Carta 2 prend le parti d'un certain minimalisme et se concentre avec minutie sur chaque détail de l'histoire pour apporter une plus grande profondeur. Car oui, si le scénario est loin d'être original, Magna Carta 2 raconte une histoire d'une façon intéressante et accrocheuse. Il n'y a guère que la fin, misérablement mise en scène, qui m'aura déplu. Pour le reste, le gameplay se rapproche beaucoup de celui d'un MMORPG. On ne voit d'ailleurs pas en quoi ces systèmes, à la fois dynamiques, stratégiques et basés sur le tour par tour, seraient réservés à ces types de jeu, très spéciaux quand même. Excellente idée donc d'en reprendre les bases, un peu sur ce qu'avait déjà montré FF12 en son temps, mais d'une autre manière. Oui, car FF12 est bien un modèle pour Magna Carta 2, ça devient évident après quelques heures seulement de jeu, y compris dans les lieux visités et certains personnages. Concernant le gameplay, et afin de faire des affrontements autre chose qu'un simple bourrinage sur A, Magna Carta 2 procède différemment de son grand "modèle" en introduisant une barre d'endurance qui se remplit à chaque action. Une fois pleine, le personnage se verra dans l'incapacité d'agir (et même de bouger un certain temps) pendant une longue période, ce qui contraint le joueur à utiliser avec parcimonie les coups et coups spéciaux, ou à créer des chaînes et des ruptures de chaînes (dans ce cas, les jauges d'endurance sont remises à zéro). Ceci a pour résultat des combats dynamiques, stratégiques, rythmés, sans temps mort et intéressants : le pied. Techniquement, le jeu n'est sûrement pas au top de ce qui peut se faire, même si certains environnement sont vraiment réussis. Le principal point noir du jeu est sa dimension très réduite. Le jeu se limite à quelques zones seulement, une seule ville (!!!), un petit village et une autre ville quasiment inaccessible 95% du temps. Ceci se ressent également dans la durée de vie, très limitée, même en accomplissant la centaine de quêtes optionnelles, puisqu'on arrive au bout en environ 30-35 heures, à peine. La bande son n'est pas exceptionnelle mais se laisse bien écouter sans pour autant nous transporter ; à l'image du jeu tout entier d'ailleurs : Magna Carta 2 n'est pas du tout le jeu de l'année, mais il se laisse jouer et apporte beaucoup de plaisir de jeu.
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Gyromancer (X360) - 11/12/2009
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14/20
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Gyromancer est un Puzzle Game, soyons clair, mais avec tous les éléments d'un RPG : niveaux, combats (en mode puzzle), petit scénario, recrutement de monstres. Sa plus grande qualité reste son gameplay, ... Suiteà la fois simple et donc d'une prise en main extrêmement rapide et en même temps sa richesse et son dynamisme, qui permet de faire des affrontements intenses et agréables. Nous avons droit à des personnages et un scénario basiques mais pas niais, cela a l'avantage d'être intéressant, sans que les dialogues soient interminables ou prétentieux, donc le pari est vraiment réussit de ce côté là. Visuellement, le jeu est également agréable, même si aucune 3D hyper-réaliste ne viendra vous sauter aux yeux, les artworks suffisent à faire vivre les quelques personnages présentés ; on n'en demande vraiment pas plus à ce genre de jeu et il en va de même pour les musiques, même si celles des combats auraient gagnées à être plus variées. Peu importe, Gyromancer est un excellent divertissement, plutôt adapté à une console portable d'ailleurs, mais peu importe, c'est la bonne surprise de cette fin d'année pour ma part.
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Star Ocean 4 : The Last Hope (X360) - 17/11/2009
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7/20
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Bon, je n'ai pas forcément envie de passer une plombe à rédiger un avis sur Star Ocean : Tha Last Hope, mais après tant de souffrance, cet exercice me délivrera certainement un peu. J'ai abordé pourtant ... Suitece SO avec la plus grande neutralité possible, mais il faut dire que le début n'a pas vraiment aidé. A bord d'un vaisseau, bien entendu, on s'écrase sur une planète inconnue. Tout le jeu tient là-dedans, on ne fera que subir des situations clichés et prévisibles, se coltiner des personnages clichés et prévisibles, naviguer dans des donjons clichés et prévisibles, se battre contre des ennemis clichés et prévisibles (et sans aucun game over, et pourtant j'ai tracé), etc. Puisqu'il faut bien commencer quelque part, je parlerais du casting de personnages, non contents d'être tous inintéressants, mais qui sont également horriblement agaçant et horripilant, à tel point qu'on en vient à les détester. Alors pour des héros, c'est quand même ennuyeux. Finalement, même si j'ai détesté Edge au premier coup d'oeil, c'est le personnage le moins raté, le plus fouillé (soyons gentil quand même). Reimi, l'amie d'enfance, n'a absolument rien pour elle, et ne parlons pas des autres personnages féminins (Sarah, Lymle, Meracle et même Myura, une coquille incroyablement vide), éculant à n'en plus finir toutes les trivialités possibles et imaginables. Les gars ne font guère mieux, notamment avec Arumat, simple guerrier mystérieux classe mais rien derrière. Bacchus est déjà plus intéressant, mais déjà trop vu trop de fois. Faize en revanche se démarque légèrement, même si son rôle tant à disparaître jusqu'au troisième DVD. Oui, 3 DVD, c'est ce qu'on doit se farcir pour suivre une ébauche de scénario, au final qui semble d'une telle linéarité. Mais peu importe, le plus grave se trouve dans l'attitude et la mise en scène, d'un sérieux effrayant ne faisant pas la moindre place à un quelconque recul de la part des auteurs. Impossible pour nous (pour moi en tout cas) alors d'entrer complètement dans ce jeu et de s'y trouver à son aise. Alors oui techniquement l'emballage est splendide, il n'y a guère d'erreur (si ce n'est une distance d'affichage des monstres, PNJ et coffres trop réduite), mais où est passé la magie là-dedans ? Le problème de SO4 est aussi, son ambition et je dirais aussi sa prétention. Les dialogues tombent déjà à plat, mais ils durent également longtemps pour des scènes ridicules mais qu'on nous présentent comme importantes, et ensuite, on se retrouve parfois dans d'immenses donjons pendant plusieurs heures, sans aucune possibilité de sauvegarde. Mettons de côté tout l'univers qui créé ce jeu, et nous avons un gameplay très correct. Le système de combat a été nettement amélioré en jouabilité, c'est-à-dire qu'il devient -enfin- jouable. Cependant, malgré de bonnes idées, le joueur se cantonnera 98% du temps à massacrer sa touche A (ou X quand le temps viendra sur PS3), tout en faisant bien attention de faire grimper la jauge bonus et ainsi bénéficier d'une expérience mulitpliée par deux (en moyenne) quasiment pour tout le jeu. Oui, car la difficulté du titre est risible, on terrasse à peu près tous les boss sans mal, certains ne duront guère que quelques secondes ... Alors dans les New Games +, il y a des niveaux de difficultés pour corsés, mais pourquoi ne pas les avoir proposé dès le début ? D'ailleurs, en regardant bien globalement, même l'OST du jeu est convenable, mais le jeu entier est plombé par ses personnages creux, son discours moralisateur à deux euros et une psychologie digne d'un enfant de 8 ans. tri-Ace n'a, à mon sens, rien compris du tout et devrait se rendre compte pour qui, à présent, ils réalisent des jeux vidéo. Finalement, SO4 est un jeu plutôt faible, se présentant sous des atours aguicheurs mais dont la nature ne trompera pas les joueurs aguerris. La tentation est d'ailleurs forte de quitter le navire en cours de route, car au contraire d'autres jeux, ce SO4 ne se laisse pas jouer : il m'a tapé sur le système. Mais je voulais arriver jusqu'au bout (la fin, bien évidemment est ridicule) rien que pour avoir le droit d'écrire ceci, sorte de prophétie/jeu de mot : Star Ocean : The Last, I Hope.
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The Last Remnant (X360) - 23/10/2009
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16/20
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S'il y a bien un titre récemment sorti qui soit difficile à cerner, c'est bien The Last Remnant. Mais il faut dire que la saga dont il est le digne héritier (les "SaGa", justement) ont toujours été difficile ... Suiteà appréhender. De prime abord, on est étonné par des errances techniques trop flagrantes pour passer inaperçues, décontenancé par un gameplay atypique mais qui se révèlera par la suite excellent, mais surtout dépassé par des évènements aux quels on ne comprend pas grand chose, la faute à une mise en place du background qui se fera longtemps espérer mais qui n'aura finalement jamais lieu. Si l'on met de côté des animations un rien loufoques, l'univers visuel que propose TLR est très châtoyant, bien que manquant systématiquement d'une vie interne qui n'aurait pas été de trop. Les nombreuses villes disponibles ne sont malheureusement visitables que sur des portions minuscules, qui se confinent généralement à la rue marchande, le bar, le clan et le château. Un rien frustrant quand on songe que les donjons, quant à eux occupent un espace gigantesque. Il faut dire que dans TLR, tout se passera quasiment dans les donjons et pendant les combats, qui occupent une place centrale dans la durée de vie du soft. Si au début les batailles paraissent rapides, elles peuvent prendre plusieurs dizaines de minutes contre certains boss ou monstres "rares" (rare n'étant pas forcément la mot approprié quand on en rencontre plusieurs de suite). Or, en contrepartie, le scénario proposé se contente du stricte minimum et au final, ne permet guère de s'enthousiasmer dessus. Heureusement donc que la partie gameplay du soft, bien que très déroutante (elle ne plaira donc pas à tout le monde, et même j'imagine qu'elle déplaira à une majorité), est tout simplement excellente. Les combats osent se transformer en véritables batailles, où l'en peut contrôler pas moins de 25 unités, lesquelles sont par commodité regroupées en union (une union peut contenir 5 unités maximum). La dimension stratégique des combats est particulièrement importante, ce qui oblige constamment le joueur à réfléchir à la (bonne) action à donner à ses unions. D'une durée de vie au dessus de la moyenne (impossible à déterminer avec précision, car le jeu ne dispose pas de compteur interne ...), je dirais 60 à 80 heures (il faut dire que j'ai fait toutes les missions qui se présentaient à moi), le jeu souffre malgré tout d'une difficulté étrangement dosée, où la facilité côtoie souvent l'extrême. Il n'est pas rare, contre certains boss ou monstres rares de devoir compter sur coup chanceux afin de pouvoir sortir une invocation, par exemple. Au final, TLR laisse l'impression d'un énorme travail réalisé ; un jeu hors-norme qui ne tient guère compte de la mode du casual gaming (et c'est tant mieux) pour proposer (du moins tenter), avec tous les défauts et les qualités que cela engendre, une nouvelle expérience. Et de ce point de vue, le pari est réussi : TLR ne ressemble véritablement à rien d'autre.
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Tales of Vesperia (X360) - 23/09/2009
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16/20
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Un très bon jeu. Il n'y aurait presque rien de plus à dire, mais c'est (et d'assez loin) le meilleur Tales of auquel j'ai joué (ou que j'ai seulement essayé). Tout d'abord nous avons droit à un casting ... Suitede choix, alors que de prime abord on peut être sceptique : le héros ténébreux mauvais garçon, la princesse neuneue, le gamin hyperactif, le garçon manqué, sans oublier l'animal de compagnie qui ne dit pas un mot ... Mais en dépit de ces stéréotypes grossiers, tout d'abord le jeu ne se prend finalement pas tant que ça au sérieux, notamment au début de l'aventure et même tout au long du jeu avec ces fameuses saynettes qui apportent énormément aux relations entre les personnages, et ensuite, la psychologie des personnages se révèlent peu à peu et laisse entrevoir plus que ce qu'on aurait pu penser (sauf peut-être, malheureusement, concernant Estelle ...). En dehors de ça, et très curieusement c'est le personnage de Karol qui m'a paru le plus intéressant, car c'est celui qui change le plus, ce qui n'est vraiment pas donné au départ. A contrario, le héros Yuri, perd peu à peu en intérêt, agissant toujours de manière prévisible, même s'il reste un excellent héros principal. On s'attache de toute façon assez vite à notre groupe et quand un jeu réussi cela, il a presque déjà gagné. Mais toute cette galerie de portraits n'aurait guère eu de sens sans un scénario digne de ce nom, et surtout un monde très travaillé, et nous avons ici les deux. Le scénario est très plaisant, même si il est peu original finalement, il passe très bien, avec de nombreux rebondissements, il repart même souvent alors même qu'on croit être à une sorte de fin. Ensuite, on peut découvrir tout un monde grâce à une carte du monde "à l'ancienne" qui permet de se promener librement de découvrir beaucoup de chose par soi-même (car les quêtes secondaires sont assez nombreuses au final). Tout cet univers est servit par des graphismes (et non pas l'inverse) très agréables, type manga, même si je n'ai pas aimé les rares séquences réalisées en dessins animés, trop éloignées visuellement et même dans l'esprit. Ensuite, le gameplay est vraiment classique pour un Tales of, il ne surprendra absolument personne de ce point de vue, mais il reste excellent et même innovant et très accessible au final puisque les différents types de coups (les artes) vont sont expliqués au fur et à mesure de la progression du jeu, et non pas tout d'un coup au début du jeu. Rien à redire donc, si ce n'est une IA quand même pas toujours à la hauteur, cela même en configurant précisément soi-même les personnages ... ce qui me laisse finalement toujours sur ma faim dans un Tales, parce qu'en définitive, on ne joue qu'avec un seul personnage, raison pour laquelle, le tour par tour aura toujours ma préférence. La bande son est bonne (pour du Saku :p), même si la qualité baisse au fur et à mesure de la progression dans le jeu, car j'ai trouvé le premier tiers assez réussi. Vesperia se positionne donc nettement comme l'un des meilleurs RPG de la console.
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